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Interview culte: dans le lit de Vahina Giocante

Cinéma

L’actrice française a accepté de se glisser sous les draps et de répondre à nos questions... légèrement indiscrètes.

Numéro : J’ai ouï dire que vous vous étiez rangée un temps des voitures avec une belle brute luso-brésilienne, professeur de yoga de surcroît.
Vahina Giocante : Je fais plein de choses alternatives en m’aventurant en dehors des sentiers battus : des voyages, des projets, des expériences diverses et variées. On s’est mariés au Sri Lanka, on monte à cheval en Mongolie. Il est très important pour moi de construire quelque chose avec l’homme que j’aime. Et ce n’est pas parce que mon mari est prof de yoga qu’on bouffe des graines à longueur de temps, ou qu’on s’adonne au sexe tantrique en récitant des mantras. Je trouve justement qu’il est bien plus ennuyeux de courir les pince-fesses de la mode, de voir toujours les mêmes têtes et de raconter toujours les mêmes âneries. J’ai l’impression que ce sont les gens qui ne travaillent pas qui passent leur vie à ça, les gens qui se cherchent, qui ont besoin de plaire ou de se prouver quelque chose. Ma vie est bien plus riche maintenant qu’à l’époque où je sortais.

 

Les habitudes nocturnes de votre mari laissent-elles à désirer ?

Il ne ronfle pas, il ne prend pas de place, il ne tire pas les draps... Au contraire, c’est plutôt très agréable. Il est très musclé et c’est assez rare que j’aime partager mon sommeil avec quelqu’un. D’ailleurs c’est souvent un signe qui en dit long sur la longévité d’un couple. Lorsqu’on est capable de dormir avec quelqu’un, on est capable de faire sa vie avec.

 

Vos amants étaient-ils donc tous priés de prendre la porte à peine les draps souillés ?
Absolument. Ils ne passaient jamais la nuit. Ou alors je filais toujours pendant que l’autre roupillait, en faisant attention à ne pas faire de bruit. Ce qui est plutôt très masculin comme attitude.

 

Faites-vous des rêves récurrents ?

Je fais des rêves de flippée. Je rêve que je vole, je rêve d’extraterrestres. L’autre nuit, par exemple, j’ai fait un rêve qui ressemblait au film Matrix : je devais trouver des fromages et les manger avant de m’envoler vers d’autres mondes !

 

 

“Mes draps sales ? Ça peut être de très bonnes odeurs de cul, de sueur. Je fais bien sûr allusion aux odeurs sexuelles – les phéromones, les odeurs animales... Cela dit, j’ai une brume d’oreiller à la fleur d’oranger que j’aime beaucoup aussi.”

 

 

Et les cauchemars ?

Cela fait très longtemps que je n’ai pas fait un vrai cauchemar.

 

Est-ce depuis que vous voyez un psy ?

Je ne vais pas chez le psy. Je comprends tout à fait que ce genre de thérapie puisse convenir à certaines personnes, mais j’ai toujours l’impression que c’est un peu comme ranger des dossiers dans des boîtes, tout en gardant les boîtes. Moi, j’ai tendance à jeter celles qui m’encombrent. C’est trop mental pour moi. J’ai l’impression de fonctionner d’une manière plus physiologique.

 

Êtes-vous une grande maniaque qui change de draps toutes les trois secondes ?
Je suis assez ordonnée : j’aime bien l’harmonie des choses, j’aime bien les associations de couleurs. Je suis excessivement sensible aux odeurs. Je suis presque comme un animal : je sens venir les choses de loin, surtout lorsqu’elles sentent très mauvais et très fort. Ce qui n’est pas forcément désagréable.

 

Et vos draps sales, on les sent venir de loin ?

Quelle question ! Ça peut être de très bonnes odeurs de cul, de sueur. Je fais bien sûr allusion aux odeurs sexuelles – les phéromones, les odeurs animales... Cela dit, j’ai une brume d’oreiller à la fleur d’oranger que j’aime beaucoup aussi.

 

Votre nuit la plus mémorable ?

Elle a duré quarante-huit heures, c’était avec mon mari. J’aime bien l’idée de pouvoir tout faire au lit : manger, lire, dormir, se réveiller, faire l’amour. Faire du lit un lieu de vie.

 

Comment avez-vous mis le grappin sur votre “yogi” sexy ?
C’était mon meilleur ami pendant de longues années. Je sais ce que vous allez dire : que normalement on ne couche pas avec ses amis. Je vous l’accorde. Je pensais aussi que si l’on n’éprouvait pas de désir l’un pour l’autre à la base, on n’en éprouverait jamais. Eh bien je me suis lamentablement trompée. Heureusement pour moi.

 

Combien de garçons sont passés entre vos draps...

Dans ma vie ou en même temps ?

 

En même temps.

Un seul.

 

Vous mentez.

Vous m’avez demandé combien de garçons, pas combien de personnes...

 


On vous a connue plus entreprenante. Dois-je vous rappeler la fois où vous avez emballé une star hollywoodienne en deux temps trois mouvements au dîner de l’amfAR durant le Festival de Cannes ?

Il couchait sur un yacht. Le lit était petit.

 

[Archives Numéro 2012]