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Numéro
19 De Batman à Jim Morrison, qui est Val Kilmer, la star déchue des années 80?

De Batman à Jim Morrison, qui est Val Kilmer, la star déchue des années 80?

Cinéma

Présenté cette année à Cannes, le documentaire Val donne la parole à un comédien que l’on n’a pas souvent entendu et qui a souvent été, à Hollywood, cantonné aux seconds rôles. Il est disponible dès le jeudi 20 janvier sur toutes les plateformes VOD.

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Tous les petits garçons veulent être Batman. Ils ne veulent pas l’incarner dans un film.Dans le documentaire sur sa vie, l’acteur américain Val Kilmer, qui a joué le super-héros dans Batman Forever, le troisième volet de la franchise sorti en 1995, explique pourquoi il a ne l’a pas fait pour le suivant. Il raconte que ce rôle qui ne se refuse pas est en fait un cadeau empoisonné ne laissant aucune place à la créativité. Selon lui, il force carrément celui qui l’incarne à jouer comme on le fait dans un soap opera : les mains posées sur les hanches, la bouche entrouverte et le corps immobile. 

 

Revenant sur la carrière de celui qui fut, le temps d’un film, Jim Morrison [dans Les Doors (1991) d’Oliver Stone], Val, un documentaire présenté cette année à Cannes omet de préciser que dans l’affaire Batman, Val Kilmer a peut-être ses torts. Certains disent que la Warner ne voulait plus de lui : il aurait fait virer quatre chauffeurs et se serait affronté régulièrement avec la production. En tout cas, le comédien révélé dix ans plus tôt dans Top Gun n’a pas revêtu le masque et la cape pour Batman et Robin (1997), laissant sa place et le pactole estimé à l’époque entre 25 et 28 millions de dollars à George Clooney. 

 

Essentiellement composé d’images personnelles tournées sur les plateaux et dans son intimité, au caméscope, par l’acteur tout au long de sa carrière, Val n’a pas vocation à révéler la part sombre d’un homme longtemps relégué aux seconds rôles. Ni à remettre en cause sa parole. Celle-ci est pourtant au cœur du film : Val Kilmer vient de se remettre d’un cancer de la gorge et a partiellement perdu l’usage de sa voix. C’est donc son fils, Jack, qui raconte sa vie à sa place et commente, pour les réalisateurs Ting Poo et Leo Scott qui se sont chargés du montage, les images de son parcours. Face caméra, l'intéressé paraît affaibli, prêt à dévoiler tous ses secrets parce qu'il risque bientôt de ne plus pouvoir le faire. C’est là que Val, avec toute sa bonne volonté de restituer à l’homme ce qui lui revient de droit – sa superbe, son talent et la reconnaissance du milieu –, pêche finalement. Il tombe parfois dans le misérabilisme. Mais cet écueil est vite rattrapé par la mise en lumière de la fantaisie de son auteur : Val Kilmer est montré ultra créatif, ne cessant de peindre, de dessiner, de jouer des rôles, même dans sa vie personnelle. L'intérêt du documentaire se trouve surtout là : donner la parole à un comédien que l’on n’a pas souvent entendu. Ce dernier étant malheureusement, aujourd’hui, obligé d’appuyer sur un bouton placé sur sa gorge pour s’exprimer.  

 

Val (2021) de Ting Poo et Leo Scott, sortie le 20 janvier sur toutes les plateformes VOD.