Ce lundi 21 octobre, après plus d’un an d’attente, le logo des Jeux olympiques de Paris 2024 est enfin sorti de son coffre. Un emblème circulaire épuré aux courbes modernes au centre duquel trône une flamme stylisée. En dessous, on retrouve les cinq cercles colorés, mais aussi les trois agitos (“je bouge” en latin) rouge, bleu et vert. Pour la première fois, les Jeux olympiques et paralympiques sont unis sous le même étendard. Pour la première fois, une médaille d’or se confond avec une flamme et révèle un visage féminin. Exit la tour Eiffel qui s’affichait fièrement lors de la phase de candidature : en bonne allégorie de la République, Marianne truste le drapeau des Jeux car Paris n’a plus besoin de faire campagne. Ce nouvel emblème signé par l’agence française Royalties Ecobranding fait écho aux JO de Paris de 1924 lors desquels un logo est apparu pour la première fois. Quant à la police d’écriture, elle s’inspire de la période Art déco. Le montant alloué pour cette création originale n’a pas été divulgué.

 

La baron Pierre de Coubertin a seulement 26 ans lorsqu’il propose, en 1899, de réhabiliter les Jeux olympiques datant de la Grèce antique. Avant lui, d’autres avaient déjà tenté de relancer timidement la machine antique, notamment au XVIIIe siècle. Cette manifestation sportive, initialement créée en l’honneur du dieu Zeus, débute pour la première fois en 776 avant J.C., à l’initiative du roi d’Élide (alors province de Grèce). Il faudra attendre 1914 pour qu’un premier logo soit officiellement présenté et 1920 pour le voir flotter dans le ciel, la première guerre mondiale ayant quelque peu bousculé le calendrier olympique… Un drapeau blanc au sein duquel cinq anneaux s’entrelacent : un bleu, un jaune, un noir, un vert et un rouge. Cinq parties du monde unies par l’olympisme, et dont les couleurs s’inspirent des couleurs majoritaires des drapeaux nationaux… contrairement à l’idée reçue réduisant chaque anneau à un continent.