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Numéro
11 Virginie Despentes

Virginie Despentes : que nous réserve son livre Cher Connard ?

Culture

Prévue pour le 17 août 2022, la sortie du prochain roman de Virginie Despentes, Cher Connard, est une des plus attendues de la rentrée littéraire. L’occasion de faire un point sur ce que l’on sait déjà, à une semaine de sa parution.

© Couverture de "Cher Connard", Virginie Despentes, 2022, Éditions Grasset. © Couverture de "Cher Connard", Virginie Despentes, 2022, Éditions Grasset.
© Couverture de "Cher Connard", Virginie Despentes, 2022, Éditions Grasset.

Les éditions Grasset le décrivent comme des “Liaisons Dangereuses ultra contemporaines”, à ceci près que l’auteur n’est pas Pierre Choderlos de Laclos, officier du XVIIIe siècle, mais Virginie Despentes, icône engagée du XXIe. Sous la forme d'un roman épistolaire, l’autrice relate une correspondance entre trois personnages, tous plus différents les uns que les autres : Rebecca, actrice séduisante de plus de 50 ans, Oscar, auteur peu connu dans sa quarantaine peinant à écrire, et Zoé, âgée de moins de 30 ans, féministe et accro aux réseaux sociaux. Derrière ces visages, assez caricaturaux, la romancière construit un dialogue autour de sujets au cœur de notre société actuelle, tels que #MeToo, et les questions que ces profils peuvent susciter.

 

“Cher connard” : ainsi commence la première lettre du roman qui donnera lieu à cet échange épistolaire singulier, nourri par l’esprit d’une autrice dont les mots et les prises de positions n’ont guère trouvé d’équivalent ces dernières années. Après le succès de sa trilogie Vernon Subutex, et l’écho de sa tribune publiée en mars 2020 dans le journal Libération suite au départ d'Adèle Haenel lors de la 45e cérémonie des César, Virginie Despentes poursuit ses engagements pour une société plus inclusive et égalitaire, notamment à travers l’ouverture de sa maison d’édition La Légende prévue pour l’automne, et dont les publications promettent un vent rafraîchissant. D’ici-là, son onzième ouvrage présage le même effet, présenté par Grasset comme ”un roman de rage et de consolation, de colère et d’acceptation”.