En 1986, quelques temps après avoir ouvert sa première boutique dans le 7e arrondissement parisien, l’architecte d’intérieur et décorateur français Christian Liaigre dévoile son tout nouveau modèle d’assise : le tabouret Nagato. Réalisé en bois de chêne massif, celui-ci est composé de deux pyramides tronquées empilées, qui composent une silhouette dessinant deux trapèzes inversés. L’inspiration est nette et assumée : la célèbre Colonne sans fin, sculpture de Constantin Brancusi réalisée en nombreuses versions à partir de 1918 jusqu’à être inaugurée dans une version monumentale en 1938 dans son pays d’origine, la Roumanie. Mais la forme épurée et harmonieuse de la création signée Liaigre n’est pas non plus sans rappeler les préceptes esthétiques du minimalisme américain et les œuvres d’artistes tels que Carl Andre ou Tony Smith.

 

Empruntant son nom à une province du sud du Japon, à quelques heures de route de Hiroshima, le tabouret Nagato est à la fois fonctionnel et modulable, pouvant aussi bien servir comme assise que comme table d’appoint dans un salon ou de chevet dans une chambre. Cette année, il est désormais réédité en bronze plus de 3 décennies après son invention, comme pour marquer symboliquement son inscription dans le temps comme objet iconique de la maison. Pour l’occasion, Liaigre limite l’édition à 75 exemplaires : chacun d’entre eux porte sur lui la signature unique des lignes du bois de chêne sur lequel il a été moulé, ainsi qu’il se voit gravé de son numéro et de la signature de la maison.

 

Le tabouret Nagato sera visible en exclusivité à partir du 23 novembre prochain dans la boutique Liaigre au 77, Faubourg Saint Honoré, Paris 8e.