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Que pouvait-on voir à Design Parade, le festival de design de Hyères et Toulon?

 

La villa Noailles à Hyères et la ville de Toulon accueillait le festival Design Parade du 1 au 3 juillet. Notre spécialiste design Yves Mirande a sélectionné les pièces qu'il ne fallait pas rater.

 

 

Concours international incontournable pour les jeunes designers, la Design Parade propose également expositions et rencontres avec les créateurs. Après dix ans, le festival de la villa Noailles à Hyères s’installe également à Toulon avec un focus sur l’architecture d’intérieur et à la décoration.

 

Cette année, le grand prix du jury et le prix du public et de la ville de Hyères ont été décernés à Pernelle Poyet pour Alphabet. Le prix spécial du jury a quant à lui été remporté par Thelonius Goupil, dont le Seaside Bench, développé avec la galerie S. Bensimon, étudie les interactions entre les objets, leur environnement et le spectateur. Enfin, la mention spéciale Eyes on Talent et Frame a été obtenue par Sylvain Chassériaux pour son projet Handcrafted Electronics, qui cherche à diminuer l’espace séparant les nouvelles technologies et l’artisanat.

 

 

Design Parade 11, 

Hotel Particulier, 13, rue Michodet, Toulon.

Expositions jusqu'au 11 septembre 2016.

 

www.villanoailles-hyeres.com

 

La petite Polynésie, 2016, par Antoine Grulier et Thomas Defour, Toulon.

 

L’espace du duo se divise en trois pièces. Il cherche à brouiller les sens et transforme la chambre de vacances cliché en véritable pièce à vivre, où l’eau est revendiquée comme un élément émancipateur. Meubles et architecture, intérieur et extérieur se confondent pour une installation sans limites, plus libre, qui utilise les codes du cinéma de Godard. Inattendu, anticonformiste, La petite Polynésie invite à des perceptions et comportements nouveaux.

Kütüphane - la bibliotheque, 2016​, par Alix Cohen et Lea Dahan, Toulon.

 

En s’inspirant du Harem du palais Topkapi en Turquie, Cohen et Dahan revisitent l’agencement traditionnel de la bibliothèque. Ici, l’instint et la spontanéité prévalent : ranger devient lucratif et ressemblerait presque à un geste artistique. Cette porte ouverte sur une nouvelle forme de lecture invite au voyage, peut être même à l’excentrisme.

Alphabet, 2016, par Pernelle Poyet, Hyeres.

 

Inspirée par les travaux des architectes et designers Ettore Sottsass et Robert Morris, la jeune diplômée de l’Ensci Les Ateliers transforme l’alphabet en un système de signes graphiques non pas pour la langue, mais pour l’habitat.

Shaping colors, 2016, par Germans Ermićs, Hyeres.

 

Avec Shaping colors, Germans Ermićs met en pratique l’hypothèse selon laquelle la couleur pourrait substituer le matériau dans la contruction du mobilier. Les designs neutres permettent à la couleur de prendre toute la place et vident la forme de sa signification première. La matérialité de l’objet se perçoit grâce aux nuances et intensification des couleurs choisies. Se pose alors la question du statut du mobilier, qui tangue souvent entre produit et œuvre.

Seaside bench, 2016, par Thélonious Goupil, Hyeres.

 

Le banc par Thélonious Goupil n’est pas un simple banc. En effet, la question du paysage est centrale dans le travail de ce jeune designer, qui étudie l’interaction entre les objets du quotidien avec leur environnement, mais également l’idée que ces objets sont porteurs de souvenirs, d’images, de sensations. Le mobilier de manière générale, comme le banc, représente une fonction qui va au delà du confort et de son utilité première. Ici, d’après son nom, le banc de bord de mer a pour but non seulement de s’asseoir, mais aussi de permettre à ses utilisateurs d’oberver, d’écouter, de penser, ou de se reposer.

Immersed office, par le Studio Quetzal (Benjamin Lina, Louise Naegelen et Adrien Gadet), Toulon.

 

Légère, l’architecture d’Immersed office s’inspire du vocabulaire structurel des bateaux. Enveloppante et protectrice par ses courbes douces, telle une coque, le Studio Quetzal veut évoquer un espace créatif en plein air, où le vent s’engouffre et les pensées volent. Lignes simples, couleurs claires et matériaux brutes, les lignes d’horizon se floutent et s’étirent, plongeant l’habitant vers un état introspectif proche de celui qu’atteint l’aventurier qui regarde l’océan scintiller.

Helios, 2016, par Marine Gargon, Toulon.

 

L’objet traditionnel par Marine Gargon se mue en design hybride. Courbes douces, lumière de fin d’après-midi, formes souples et sensuelles, tons rappelant le sable... Discrétion, intemporalité, le décor du salon Hélios est une interprétation d’un été au goût de vieux films français avec Alain Delon, ou de Bonjour Tristesse.

Wandering the streets of Toulon, looking for orphan materials to build a room to feel home, 2016, par Rikkert Paauw, Toulon.

 

Rikkert Paauw joue sur le hasard des rencontres et trouvailles pour composer l’aménagement d’une pièce. L’histoire des objets se découvre à la manière d’une promenade, chapitre par chapitre, indice par indice, tous récupérés par-ci par-là sur le chemin. Ce principe de vie est appliqué à chacune de ses créations et projets, qui matérialisent des expériences et des ambiances. À travers le recyclage, Paauw propose de nouvelles vies aux possibilités infinies en posant des questions actuelles sur les tentations écologistes de notre époque et le rôle du design.

Handcrafted electronics, 2016, par Sylvain Chasserioux, Hyeres.

 

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