12 Mars

Quand les frères Bouroullec font renaître les fontaines des Champs-Élysées

 

Le 12 mars 2019 se déroulait l’inauguration des six fontaines des Champs-Élysées imaginées par les frères Bouroullec. Discrètes, design, sublimant Paris, elles permettent de raviver la magnificence de l’avenue et réinventent la monumentalité urbaine.

 

Par Yasmine Lahrichi

Les fontaines des Champs-Élysées, Ronan et Erwan Bouroullec, © Charles Pétillon.
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Les fontaines des Champs-Élysées, Ronan et Erwan Bouroullec, © Claire Lavabre, Studio Bouroullec.
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Les fontaines des Champs-Élysées, Ronan et Erwan Bouroullec, © Claire Lavabre, Studio Bouroullec.
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Les fontaines des Champs-Élysées, Ronan et Erwan Bouroullec, © Claire Lavabre, Studio Bouroullec.
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Les fontaines des Champs-Élysées, Ronan et Erwan Bouroullec, © Charles Pétillon.
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Les fontaines des Champs-Élysées, Ronan et Erwan Bouroullec, © Morgane Le Gall.
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Les fontaines des Champs-Élysées, Ronan et Erwan Bouroullec, © Morgane Le Gall.
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Les fontaines des Champs-Élysées, Ronan et Erwan Bouroullec, © Claire Lavabre, Studio Bouroullec.
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Les fontaines des Champs-Élysées, images préparatoires, Ronan et Erwan Bouroullec, © Studio Bouroullec.
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Les fontaines des Champs-Élysées, images préparatoires, Ronan et Erwan Bouroullec, © Studio Bouroullec.
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Les fontaines des Champs-Élysées, images préparatoires, Ronan et Erwan Bouroullec, © Studio Bouroullec.
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Les fontaines des Champs-Élysées, images préparatoires, Ronan et Erwan Bouroullec, © Studio Bouroullec.
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Les fontaines des Champs-Élysées, Ronan et Erwan Bouroullec, © Charles Pétillon.
Les fontaines des Champs-Élysées, Ronan et Erwan Bouroullec, © Claire Lavabre, Studio Bouroullec.
Les fontaines des Champs-Élysées, Ronan et Erwan Bouroullec, © Claire Lavabre, Studio Bouroullec.
Les fontaines des Champs-Élysées, Ronan et Erwan Bouroullec, © Claire Lavabre, Studio Bouroullec.
Les fontaines des Champs-Élysées, Ronan et Erwan Bouroullec, © Charles Pétillon.
Les fontaines des Champs-Élysées, Ronan et Erwan Bouroullec, © Morgane Le Gall.
Les fontaines des Champs-Élysées, Ronan et Erwan Bouroullec, © Morgane Le Gall.
Les fontaines des Champs-Élysées, Ronan et Erwan Bouroullec, © Claire Lavabre, Studio Bouroullec.
Les fontaines des Champs-Élysées, images préparatoires, Ronan et Erwan Bouroullec, © Studio Bouroullec.
Les fontaines des Champs-Élysées, images préparatoires, Ronan et Erwan Bouroullec, © Studio Bouroullec.
Les fontaines des Champs-Élysées, images préparatoires, Ronan et Erwan Bouroullec, © Studio Bouroullec.
Les fontaines des Champs-Élysées, images préparatoires, Ronan et Erwan Bouroullec, © Studio Bouroullec.
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    Mardi 12 mars à Paris, sur les Champs-Élysées un ciel radieux irradie le rond-point Franklin-Roosevelt. Il semblerait que quelque chose ait changé bien que tout semble à sa place. Minimales et gracieuses, se fondant parfaitement dans le paysage urbain parisien, six fontaines giratoires, à mâts, forment un hexagone cernant cette place à mi-chemin entre la Concorde et l’Étoile.

     

    Lieu central, essentiel dans le paysage urbain, il fait l’objet de nombreux aménagements publics hydrauliques successifs. Imaginées pour la première fois en 1854 par l'ingénieur Adolphe Alphand, les six fontaines des Champs-Élysées sont par la suite successivement réinvesties par d’autres artisans et artistes de renom tels que le joaillier et maître verrier René Lalique ou encore le décorateur Max Ingrand. Définitivement mises à l’arrêt à la fin des années 90, les bassins perdent peu à peu leur magnificence et se transforment en lieux urbains ordinaires, sans histoire. 

     

    Soucieuse de faire revivre ce carrefour clef, la Ville de Paris fait appel en juin 2016 aux designers français les plus cotés de leur génération: Ronan et Erwan Bouroullec. Déjà coutumiers de cette démarche, puisqu’ils avaient réalisé des installations publiques comme les pavillons modulables du jardin des Tuileries en 2016, ils commencent à concevoir ce projet la même année en essayant d’imaginer ensemble une œuvre qui redonnerait vie à cette place. 

     

    Peu à peu, ils conçoivent alors des fontaines “exigeantes tant esthétiquement que techniquement, mesurant près de quinze mètres de haut et essentiellement composées de deux matériaux nobles et pérennes : du bronze-aluminium et du cristal Swarovski. Sobre, ce choix de matériaux permet à la fois de mettre en valeur le paysage environnant grâce aux effets miroitants des cristaux, mais aussi de le préserver en créant une harmonie entre la couleur du bronze-aluminium et celle de la pierre parisienne. Principal objectif du projet, cette alliance entre le paysage et les fontaines était, selon les dires des designers, une manière d’établir un rapport “mimétique” avec l’environnement. Dessinant une forme parfaitement octogonale, l’ensemble des fontaines révèle la symétrie de l’avenue, lui redonnant l’équilibre qu’elle avait auparavant perdu. 

     

    Le tout forme une structure triangulaire soutenue par un mât sur lequel se rejoignent trois tubes cristallisés qui rejettent de l’eau tout en effectuant un mouvement giratoire qui respecte le sens de circulation des voitures. Suivant toutefois un rythme plus lent, le mouvement rotatif des tubes invite au calme et à la sérénité et contraste avec le tumulte urbain incessant. Le jour, les quatre mille cristaux réfléchissent les rayons du soleil et prennent des allures colorées, tandis que la nuit, des lumières LED insérées à l’intérieur les éclairent et les métamorphosent en maillons lumineux aux allures aérodynamiques. 

     

    Prouesse du design, alliant technologie horlogère et aéronautique, ce projet des frères Bouroullec fait figure de point d’orgue dans leur carrière, et permet à ces maîtres du design de laisser une trace vivace dans l’imaginaire associé à la Ville lumière.

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    Mardi 12 mars à Paris, sur les Champs-Élysées un ciel radieux irradie le rond-point Franklin-Roosevelt. Il semblerait que quelque chose ait changé bien que tout semble à sa place. Minimales et gracieuses, se fondant parfaitement dans le paysage urbain parisien, six fontaines giratoires, à mâts, forment un hexagone cernant cette place à mi-chemin entre la Concorde et l’Étoile.

     

    Lieu central, essentiel dans le paysage urbain, il fait l’objet de nombreux aménagements publics hydrauliques successifs. Imaginées pour la première fois en 1854 par l'ingénieur Adolphe Alphand, les six fontaines des Champs-Élysées sont par la suite successivement réinvesties par d’autres artisans et artistes de renom tels que le joaillier et maître verrier René Lalique ou encore le décorateur Max Ingrand. Définitivement mises à l’arrêt à la fin des années 90, les bassins perdent peu à peu leur magnificence et se transforment en lieux urbains ordinaires, sans histoire. 

     

    Soucieuse de faire revivre ce carrefour clef, la Ville de Paris fait appel en juin 2016 aux designers français les plus cotés de leur génération: Ronan et Erwan Bouroullec. Déjà coutumiers de cette démarche, puisqu’ils avaient réalisé des installations publiques comme les pavillons modulables du jardin des Tuileries en 2016, ils commencent à concevoir ce projet la même année en essayant d’imaginer ensemble une œuvre qui redonnerait vie à cette place. 

     

    Peu à peu, ils conçoivent alors des fontaines “exigeantes tant esthétiquement que techniquement, mesurant près de quinze mètres de haut et essentiellement composées de deux matériaux nobles et pérennes : du bronze-aluminium et du cristal Swarovski. Sobre, ce choix de matériaux permet à la fois de mettre en valeur le paysage environnant grâce aux effets miroitants des cristaux, mais aussi de le préserver en créant une harmonie entre la couleur du bronze-aluminium et celle de la pierre parisienne. Principal objectif du projet, cette alliance entre le paysage et les fontaines était, selon les dires des designers, une manière d’établir un rapport “mimétique” avec l’environnement. Dessinant une forme parfaitement octogonale, l’ensemble des fontaines révèle la symétrie de l’avenue, lui redonnant l’équilibre qu’elle avait auparavant perdu. 

     

    Le tout forme une structure triangulaire soutenue par un mât sur lequel se rejoignent trois tubes cristallisés qui rejettent de l’eau tout en effectuant un mouvement giratoire qui respecte le sens de circulation des voitures. Suivant toutefois un rythme plus lent, le mouvement rotatif des tubes invite au calme et à la sérénité et contraste avec le tumulte urbain incessant. Le jour, les quatre mille cristaux réfléchissent les rayons du soleil et prennent des allures colorées, tandis que la nuit, des lumières LED insérées à l’intérieur les éclairent et les métamorphosent en maillons lumineux aux allures aérodynamiques. 

     

    Prouesse du design, alliant technologie horlogère et aéronautique, ce projet des frères Bouroullec fait figure de point d’orgue dans leur carrière, et permet à ces maîtres du design de laisser une trace vivace dans l’imaginaire associé à la Ville lumière.

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    Mardi 12 mars à Paris, sur les Champs-Élysées un ciel radieux irradie le rond-point Franklin-Roosevelt. Il semblerait que quelque chose ait changé bien que tout semble à sa place. Minimales et gracieuses, se fondant parfaitement dans le paysage urbain parisien, six fontaines giratoires, à mâts, forment un hexagone cernant cette place à mi-chemin entre la Concorde et l’Étoile.

     

    Lieu central, essentiel dans le paysage urbain, il fait l’objet de nombreux aménagements publics hydrauliques successifs. Imaginées pour la première fois en 1854 par l'ingénieur Adolphe Alphand, les six fontaines des Champs-Élysées sont par la suite successivement réinvesties par d’autres artisans et artistes de renom tels que le joaillier et maître verrier René Lalique ou encore le décorateur Max Ingrand. Définitivement mises à l’arrêt à la fin des années 90, les bassins perdent peu à peu leur magnificence et se transforment en lieux urbains ordinaires, sans histoire. 

     

    Soucieuse de faire revivre ce carrefour clef, la Ville de Paris fait appel en juin 2016 aux designers français les plus cotés de leur génération: Ronan et Erwan Bouroullec. Déjà coutumiers de cette démarche, puisqu’ils avaient réalisé des installations publiques comme les pavillons modulables du jardin des Tuileries en 2016, ils commencent à concevoir ce projet la même année en essayant d’imaginer ensemble une œuvre qui redonnerait vie à cette place. 

     

    Peu à peu, ils conçoivent alors des fontaines “exigeantes tant esthétiquement que techniquement, mesurant près de quinze mètres de haut et essentiellement composées de deux matériaux nobles et pérennes : du bronze-aluminium et du cristal Swarovski. Sobre, ce choix de matériaux permet à la fois de mettre en valeur le paysage environnant grâce aux effets miroitants des cristaux, mais aussi de le préserver en créant une harmonie entre la couleur du bronze-aluminium et celle de la pierre parisienne. Principal objectif du projet, cette alliance entre le paysage et les fontaines était, selon les dires des designers, une manière d’établir un rapport “mimétique” avec l’environnement. Dessinant une forme parfaitement octogonale, l’ensemble des fontaines révèle la symétrie de l’avenue, lui redonnant l’équilibre qu’elle avait auparavant perdu. 

     

    Le tout forme une structure triangulaire soutenue par un mât sur lequel se rejoignent trois tubes cristallisés qui rejettent de l’eau tout en effectuant un mouvement giratoire qui respecte le sens de circulation des voitures. Suivant toutefois un rythme plus lent, le mouvement rotatif des tubes invite au calme et à la sérénité et contraste avec le tumulte urbain incessant. Le jour, les quatre mille cristaux réfléchissent les rayons du soleil et prennent des allures colorées, tandis que la nuit, des lumières LED insérées à l’intérieur les éclairent et les métamorphosent en maillons lumineux aux allures aérodynamiques. 

     

    Prouesse du design, alliant technologie horlogère et aéronautique, ce projet des frères Bouroullec fait figure de point d’orgue dans leur carrière, et permet à ces maîtres du design de laisser une trace vivace dans l’imaginaire associé à la Ville lumière.

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    Mardi 12 mars à Paris, sur les Champs-Élysées un ciel radieux irradie le rond-point Franklin-Roosevelt. Il semblerait que quelque chose ait changé bien que tout semble à sa place. Minimales et gracieuses, se fondant parfaitement dans le paysage urbain parisien, six fontaines giratoires, à mâts, forment un hexagone cernant cette place à mi-chemin entre la Concorde et l’Étoile.

     

    Lieu central, essentiel dans le paysage urbain, il fait l’objet de nombreux aménagements publics hydrauliques successifs. Imaginées pour la première fois en 1854 par l'ingénieur Adolphe Alphand, les six fontaines des Champs-Élysées sont par la suite successivement réinvesties par d’autres artisans et artistes de renom tels que le joaillier et maître verrier René Lalique ou encore le décorateur Max Ingrand. Définitivement mises à l’arrêt à la fin des années 90, les bassins perdent peu à peu leur magnificence et se transforment en lieux urbains ordinaires, sans histoire. 

     

    Soucieuse de faire revivre ce carrefour clef, la Ville de Paris fait appel en juin 2016 aux designers français les plus cotés de leur génération: Ronan et Erwan Bouroullec. Déjà coutumiers de cette démarche, puisqu’ils avaient réalisé des installations publiques comme les pavillons modulables du jardin des Tuileries en 2016, ils commencent à concevoir ce projet la même année en essayant d’imaginer ensemble une œuvre qui redonnerait vie à cette place. 

     

    Peu à peu, ils conçoivent alors des fontaines “exigeantes tant esthétiquement que techniquement, mesurant près de quinze mètres de haut et essentiellement composées de deux matériaux nobles et pérennes : du bronze-aluminium et du cristal Swarovski. Sobre, ce choix de matériaux permet à la fois de mettre en valeur le paysage environnant grâce aux effets miroitants des cristaux, mais aussi de le préserver en créant une harmonie entre la couleur du bronze-aluminium et celle de la pierre parisienne. Principal objectif du projet, cette alliance entre le paysage et les fontaines était, selon les dires des designers, une manière d’établir un rapport “mimétique” avec l’environnement. Dessinant une forme parfaitement octogonale, l’ensemble des fontaines révèle la symétrie de l’avenue, lui redonnant l’équilibre qu’elle avait auparavant perdu. 

     

    Le tout forme une structure triangulaire soutenue par un mât sur lequel se rejoignent trois tubes cristallisés qui rejettent de l’eau tout en effectuant un mouvement giratoire qui respecte le sens de circulation des voitures. Suivant toutefois un rythme plus lent, le mouvement rotatif des tubes invite au calme et à la sérénité et contraste avec le tumulte urbain incessant. Le jour, les quatre mille cristaux réfléchissent les rayons du soleil et prennent des allures colorées, tandis que la nuit, des lumières LED insérées à l’intérieur les éclairent et les métamorphosent en maillons lumineux aux allures aérodynamiques. 

     

    Prouesse du design, alliant technologie horlogère et aéronautique, ce projet des frères Bouroullec fait figure de point d’orgue dans leur carrière, et permet à ces maîtres du design de laisser une trace vivace dans l’imaginaire associé à la Ville lumière.

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    Mardi 12 mars à Paris, sur les Champs-Élysées un ciel radieux irradie le rond-point Franklin-Roosevelt. Il semblerait que quelque chose ait changé bien que tout semble à sa place. Minimales et gracieuses, se fondant parfaitement dans le paysage urbain parisien, six fontaines giratoires, à mâts, forment un hexagone cernant cette place à mi-chemin entre la Concorde et l’Étoile.

     

    Lieu central, essentiel dans le paysage urbain, il fait l’objet de nombreux aménagements publics hydrauliques successifs. Imaginées pour la première fois en 1854 par l'ingénieur Adolphe Alphand, les six fontaines des Champs-Élysées sont par la suite successivement réinvesties par d’autres artisans et artistes de renom tels que le joaillier et maître verrier René Lalique ou encore le décorateur Max Ingrand. Définitivement mises à l’arrêt à la fin des années 90, les bassins perdent peu à peu leur magnificence et se transforment en lieux urbains ordinaires, sans histoire. 

     

    Soucieuse de faire revivre ce carrefour clef, la Ville de Paris fait appel en juin 2016 aux designers français les plus cotés de leur génération: Ronan et Erwan Bouroullec. Déjà coutumiers de cette démarche, puisqu’ils avaient réalisé des installations publiques comme les pavillons modulables du jardin des Tuileries en 2016, ils commencent à concevoir ce projet la même année en essayant d’imaginer ensemble une œuvre qui redonnerait vie à cette place. 

     

    Peu à peu, ils conçoivent alors des fontaines “exigeantes tant esthétiquement que techniquement, mesurant près de quinze mètres de haut et essentiellement composées de deux matériaux nobles et pérennes : du bronze-aluminium et du cristal Swarovski. Sobre, ce choix de matériaux permet à la fois de mettre en valeur le paysage environnant grâce aux effets miroitants des cristaux, mais aussi de le préserver en créant une harmonie entre la couleur du bronze-aluminium et celle de la pierre parisienne. Principal objectif du projet, cette alliance entre le paysage et les fontaines était, selon les dires des designers, une manière d’établir un rapport “mimétique” avec l’environnement. Dessinant une forme parfaitement octogonale, l’ensemble des fontaines révèle la symétrie de l’avenue, lui redonnant l’équilibre qu’elle avait auparavant perdu. 

     

    Le tout forme une structure triangulaire soutenue par un mât sur lequel se rejoignent trois tubes cristallisés qui rejettent de l’eau tout en effectuant un mouvement giratoire qui respecte le sens de circulation des voitures. Suivant toutefois un rythme plus lent, le mouvement rotatif des tubes invite au calme et à la sérénité et contraste avec le tumulte urbain incessant. Le jour, les quatre mille cristaux réfléchissent les rayons du soleil et prennent des allures colorées, tandis que la nuit, des lumières LED insérées à l’intérieur les éclairent et les métamorphosent en maillons lumineux aux allures aérodynamiques. 

     

    Prouesse du design, alliant technologie horlogère et aéronautique, ce projet des frères Bouroullec fait figure de point d’orgue dans leur carrière, et permet à ces maîtres du design de laisser une trace vivace dans l’imaginaire associé à la Ville lumière.

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    Mardi 12 mars à Paris, sur les Champs-Élysées un ciel radieux irradie le rond-point Franklin-Roosevelt. Il semblerait que quelque chose ait changé bien que tout semble à sa place. Minimales et gracieuses, se fondant parfaitement dans le paysage urbain parisien, six fontaines giratoires, à mâts, forment un hexagone cernant cette place à mi-chemin entre la Concorde et l’Étoile.

     

    Lieu central, essentiel dans le paysage urbain, il fait l’objet de nombreux aménagements publics hydrauliques successifs. Imaginées pour la première fois en 1854 par l'ingénieur Adolphe Alphand, les six fontaines des Champs-Élysées sont par la suite successivement réinvesties par d’autres artisans et artistes de renom tels que le joaillier et maître verrier René Lalique ou encore le décorateur Max Ingrand. Définitivement mises à l’arrêt à la fin des années 90, les bassins perdent peu à peu leur magnificence et se transforment en lieux urbains ordinaires, sans histoire. 

     

    Soucieuse de faire revivre ce carrefour clef, la Ville de Paris fait appel en juin 2016 aux designers français les plus cotés de leur génération: Ronan et Erwan Bouroullec. Déjà coutumiers de cette démarche, puisqu’ils avaient réalisé des installations publiques comme les pavillons modulables du jardin des Tuileries en 2016, ils commencent à concevoir ce projet la même année en essayant d’imaginer ensemble une œuvre qui redonnerait vie à cette place. 

     

    Peu à peu, ils conçoivent alors des fontaines “exigeantes tant esthétiquement que techniquement, mesurant près de quinze mètres de haut et essentiellement composées de deux matériaux nobles et pérennes : du bronze-aluminium et du cristal Swarovski. Sobre, ce choix de matériaux permet à la fois de mettre en valeur le paysage environnant grâce aux effets miroitants des cristaux, mais aussi de le préserver en créant une harmonie entre la couleur du bronze-aluminium et celle de la pierre parisienne. Principal objectif du projet, cette alliance entre le paysage et les fontaines était, selon les dires des designers, une manière d’établir un rapport “mimétique” avec l’environnement. Dessinant une forme parfaitement octogonale, l’ensemble des fontaines révèle la symétrie de l’avenue, lui redonnant l’équilibre qu’elle avait auparavant perdu. 

     

    Le tout forme une structure triangulaire soutenue par un mât sur lequel se rejoignent trois tubes cristallisés qui rejettent de l’eau tout en effectuant un mouvement giratoire qui respecte le sens de circulation des voitures. Suivant toutefois un rythme plus lent, le mouvement rotatif des tubes invite au calme et à la sérénité et contraste avec le tumulte urbain incessant. Le jour, les quatre mille cristaux réfléchissent les rayons du soleil et prennent des allures colorées, tandis que la nuit, des lumières LED insérées à l’intérieur les éclairent et les métamorphosent en maillons lumineux aux allures aérodynamiques. 

     

    Prouesse du design, alliant technologie horlogère et aéronautique, ce projet des frères Bouroullec fait figure de point d’orgue dans leur carrière, et permet à ces maîtres du design de laisser une trace vivace dans l’imaginaire associé à la Ville lumière.

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    Mardi 12 mars à Paris, sur les Champs-Élysées un ciel radieux irradie le rond-point Franklin-Roosevelt. Il semblerait que quelque chose ait changé bien que tout semble à sa place. Minimales et gracieuses, se fondant parfaitement dans le paysage urbain parisien, six fontaines giratoires, à mâts, forment un hexagone cernant cette place à mi-chemin entre la Concorde et l’Étoile.

     

    Lieu central, essentiel dans le paysage urbain, il fait l’objet de nombreux aménagements publics hydrauliques successifs. Imaginées pour la première fois en 1854 par l'ingénieur Adolphe Alphand, les six fontaines des Champs-Élysées sont par la suite successivement réinvesties par d’autres artisans et artistes de renom tels que le joaillier et maître verrier René Lalique ou encore le décorateur Max Ingrand. Définitivement mises à l’arrêt à la fin des années 90, les bassins perdent peu à peu leur magnificence et se transforment en lieux urbains ordinaires, sans histoire. 

     

    Soucieuse de faire revivre ce carrefour clef, la Ville de Paris fait appel en juin 2016 aux designers français les plus cotés de leur génération: Ronan et Erwan Bouroullec. Déjà coutumiers de cette démarche, puisqu’ils avaient réalisé des installations publiques comme les pavillons modulables du jardin des Tuileries en 2016, ils commencent à concevoir ce projet la même année en essayant d’imaginer ensemble une œuvre qui redonnerait vie à cette place. 

     

    Peu à peu, ils conçoivent alors des fontaines “exigeantes tant esthétiquement que techniquement, mesurant près de quinze mètres de haut et essentiellement composées de deux matériaux nobles et pérennes : du bronze-aluminium et du cristal Swarovski. Sobre, ce choix de matériaux permet à la fois de mettre en valeur le paysage environnant grâce aux effets miroitants des cristaux, mais aussi de le préserver en créant une harmonie entre la couleur du bronze-aluminium et celle de la pierre parisienne. Principal objectif du projet, cette alliance entre le paysage et les fontaines était, selon les dires des designers, une manière d’établir un rapport “mimétique” avec l’environnement. Dessinant une forme parfaitement octogonale, l’ensemble des fontaines révèle la symétrie de l’avenue, lui redonnant l’équilibre qu’elle avait auparavant perdu. 

     

    Le tout forme une structure triangulaire soutenue par un mât sur lequel se rejoignent trois tubes cristallisés qui rejettent de l’eau tout en effectuant un mouvement giratoire qui respecte le sens de circulation des voitures. Suivant toutefois un rythme plus lent, le mouvement rotatif des tubes invite au calme et à la sérénité et contraste avec le tumulte urbain incessant. Le jour, les quatre mille cristaux réfléchissent les rayons du soleil et prennent des allures colorées, tandis que la nuit, des lumières LED insérées à l’intérieur les éclairent et les métamorphosent en maillons lumineux aux allures aérodynamiques. 

     

    Prouesse du design, alliant technologie horlogère et aéronautique, ce projet des frères Bouroullec fait figure de point d’orgue dans leur carrière, et permet à ces maîtres du design de laisser une trace vivace dans l’imaginaire associé à la Ville lumière.

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    Mardi 12 mars à Paris, sur les Champs-Élysées un ciel radieux irradie le rond-point Franklin-Roosevelt. Il semblerait que quelque chose ait changé bien que tout semble à sa place. Minimales et gracieuses, se fondant parfaitement dans le paysage urbain parisien, six fontaines giratoires, à mâts, forment un hexagone cernant cette place à mi-chemin entre la Concorde et l’Étoile.

     

    Lieu central, essentiel dans le paysage urbain, il fait l’objet de nombreux aménagements publics hydrauliques successifs. Imaginées pour la première fois en 1854 par l'ingénieur Adolphe Alphand, les six fontaines des Champs-Élysées sont par la suite successivement réinvesties par d’autres artisans et artistes de renom tels que le joaillier et maître verrier René Lalique ou encore le décorateur Max Ingrand. Définitivement mises à l’arrêt à la fin des années 90, les bassins perdent peu à peu leur magnificence et se transforment en lieux urbains ordinaires, sans histoire. 

     

    Soucieuse de faire revivre ce carrefour clef, la Ville de Paris fait appel en juin 2016 aux designers français les plus cotés de leur génération: Ronan et Erwan Bouroullec. Déjà coutumiers de cette démarche, puisqu’ils avaient réalisé des installations publiques comme les pavillons modulables du jardin des Tuileries en 2016, ils commencent à concevoir ce projet la même année en essayant d’imaginer ensemble une œuvre qui redonnerait vie à cette place. 

     

    Peu à peu, ils conçoivent alors des fontaines “exigeantes tant esthétiquement que techniquement, mesurant près de quinze mètres de haut et essentiellement composées de deux matériaux nobles et pérennes : du bronze-aluminium et du cristal Swarovski. Sobre, ce choix de matériaux permet à la fois de mettre en valeur le paysage environnant grâce aux effets miroitants des cristaux, mais aussi de le préserver en créant une harmonie entre la couleur du bronze-aluminium et celle de la pierre parisienne. Principal objectif du projet, cette alliance entre le paysage et les fontaines était, selon les dires des designers, une manière d’établir un rapport “mimétique” avec l’environnement. Dessinant une forme parfaitement octogonale, l’ensemble des fontaines révèle la symétrie de l’avenue, lui redonnant l’équilibre qu’elle avait auparavant perdu. 

     

    Le tout forme une structure triangulaire soutenue par un mât sur lequel se rejoignent trois tubes cristallisés qui rejettent de l’eau tout en effectuant un mouvement giratoire qui respecte le sens de circulation des voitures. Suivant toutefois un rythme plus lent, le mouvement rotatif des tubes invite au calme et à la sérénité et contraste avec le tumulte urbain incessant. Le jour, les quatre mille cristaux réfléchissent les rayons du soleil et prennent des allures colorées, tandis que la nuit, des lumières LED insérées à l’intérieur les éclairent et les métamorphosent en maillons lumineux aux allures aérodynamiques. 

     

    Prouesse du design, alliant technologie horlogère et aéronautique, ce projet des frères Bouroullec fait figure de point d’orgue dans leur carrière, et permet à ces maîtres du design de laisser une trace vivace dans l’imaginaire associé à la Ville lumière.

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    Mardi 12 mars à Paris, sur les Champs-Élysées un ciel radieux irradie le rond-point Franklin-Roosevelt. Il semblerait que quelque chose ait changé bien que tout semble à sa place. Minimales et gracieuses, se fondant parfaitement dans le paysage urbain parisien, six fontaines giratoires, à mâts, forment un hexagone cernant cette place à mi-chemin entre la Concorde et l’Étoile.

     

    Lieu central, essentiel dans le paysage urbain, il fait l’objet de nombreux aménagements publics hydrauliques successifs. Imaginées pour la première fois en 1854 par l'ingénieur Adolphe Alphand, les six fontaines des Champs-Élysées sont par la suite successivement réinvesties par d’autres artisans et artistes de renom tels que le joaillier et maître verrier René Lalique ou encore le décorateur Max Ingrand. Définitivement mises à l’arrêt à la fin des années 90, les bassins perdent peu à peu leur magnificence et se transforment en lieux urbains ordinaires, sans histoire. 

     

    Soucieuse de faire revivre ce carrefour clef, la Ville de Paris fait appel en juin 2016 aux designers français les plus cotés de leur génération: Ronan et Erwan Bouroullec. Déjà coutumiers de cette démarche, puisqu’ils avaient réalisé des installations publiques comme les pavillons modulables du jardin des Tuileries en 2016, ils commencent à concevoir ce projet la même année en essayant d’imaginer ensemble une œuvre qui redonnerait vie à cette place. 

     

    Peu à peu, ils conçoivent alors des fontaines “exigeantes tant esthétiquement que techniquement, mesurant près de quinze mètres de haut et essentiellement composées de deux matériaux nobles et pérennes : du bronze-aluminium et du cristal Swarovski. Sobre, ce choix de matériaux permet à la fois de mettre en valeur le paysage environnant grâce aux effets miroitants des cristaux, mais aussi de le préserver en créant une harmonie entre la couleur du bronze-aluminium et celle de la pierre parisienne. Principal objectif du projet, cette alliance entre le paysage et les fontaines était, selon les dires des designers, une manière d’établir un rapport “mimétique” avec l’environnement. Dessinant une forme parfaitement octogonale, l’ensemble des fontaines révèle la symétrie de l’avenue, lui redonnant l’équilibre qu’elle avait auparavant perdu. 

     

    Le tout forme une structure triangulaire soutenue par un mât sur lequel se rejoignent trois tubes cristallisés qui rejettent de l’eau tout en effectuant un mouvement giratoire qui respecte le sens de circulation des voitures. Suivant toutefois un rythme plus lent, le mouvement rotatif des tubes invite au calme et à la sérénité et contraste avec le tumulte urbain incessant. Le jour, les quatre mille cristaux réfléchissent les rayons du soleil et prennent des allures colorées, tandis que la nuit, des lumières LED insérées à l’intérieur les éclairent et les métamorphosent en maillons lumineux aux allures aérodynamiques. 

     

    Prouesse du design, alliant technologie horlogère et aéronautique, ce projet des frères Bouroullec fait figure de point d’orgue dans leur carrière, et permet à ces maîtres du design de laisser une trace vivace dans l’imaginaire associé à la Ville lumière.

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    Mardi 12 mars à Paris, sur les Champs-Élysées un ciel radieux irradie le rond-point Franklin-Roosevelt. Il semblerait que quelque chose ait changé bien que tout semble à sa place. Minimales et gracieuses, se fondant parfaitement dans le paysage urbain parisien, six fontaines giratoires, à mâts, forment un hexagone cernant cette place à mi-chemin entre la Concorde et l’Étoile.

     

    Lieu central, essentiel dans le paysage urbain, il fait l’objet de nombreux aménagements publics hydrauliques successifs. Imaginées pour la première fois en 1854 par l'ingénieur Adolphe Alphand, les six fontaines des Champs-Élysées sont par la suite successivement réinvesties par d’autres artisans et artistes de renom tels que le joaillier et maître verrier René Lalique ou encore le décorateur Max Ingrand. Définitivement mises à l’arrêt à la fin des années 90, les bassins perdent peu à peu leur magnificence et se transforment en lieux urbains ordinaires, sans histoire. 

     

    Soucieuse de faire revivre ce carrefour clef, la Ville de Paris fait appel en juin 2016 aux designers français les plus cotés de leur génération: Ronan et Erwan Bouroullec. Déjà coutumiers de cette démarche, puisqu’ils avaient réalisé des installations publiques comme les pavillons modulables du jardin des Tuileries en 2016, ils commencent à concevoir ce projet la même année en essayant d’imaginer ensemble une œuvre qui redonnerait vie à cette place. 

     

    Peu à peu, ils conçoivent alors des fontaines “exigeantes tant esthétiquement que techniquement, mesurant près de quinze mètres de haut et essentiellement composées de deux matériaux nobles et pérennes : du bronze-aluminium et du cristal Swarovski. Sobre, ce choix de matériaux permet à la fois de mettre en valeur le paysage environnant grâce aux effets miroitants des cristaux, mais aussi de le préserver en créant une harmonie entre la couleur du bronze-aluminium et celle de la pierre parisienne. Principal objectif du projet, cette alliance entre le paysage et les fontaines était, selon les dires des designers, une manière d’établir un rapport “mimétique” avec l’environnement. Dessinant une forme parfaitement octogonale, l’ensemble des fontaines révèle la symétrie de l’avenue, lui redonnant l’équilibre qu’elle avait auparavant perdu. 

     

    Le tout forme une structure triangulaire soutenue par un mât sur lequel se rejoignent trois tubes cristallisés qui rejettent de l’eau tout en effectuant un mouvement giratoire qui respecte le sens de circulation des voitures. Suivant toutefois un rythme plus lent, le mouvement rotatif des tubes invite au calme et à la sérénité et contraste avec le tumulte urbain incessant. Le jour, les quatre mille cristaux réfléchissent les rayons du soleil et prennent des allures colorées, tandis que la nuit, des lumières LED insérées à l’intérieur les éclairent et les métamorphosent en maillons lumineux aux allures aérodynamiques. 

     

    Prouesse du design, alliant technologie horlogère et aéronautique, ce projet des frères Bouroullec fait figure de point d’orgue dans leur carrière, et permet à ces maîtres du design de laisser une trace vivace dans l’imaginaire associé à la Ville lumière.

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    Mardi 12 mars à Paris, sur les Champs-Élysées un ciel radieux irradie le rond-point Franklin-Roosevelt. Il semblerait que quelque chose ait changé bien que tout semble à sa place. Minimales et gracieuses, se fondant parfaitement dans le paysage urbain parisien, six fontaines giratoires, à mâts, forment un hexagone cernant cette place à mi-chemin entre la Concorde et l’Étoile.

     

    Lieu central, essentiel dans le paysage urbain, il fait l’objet de nombreux aménagements publics hydrauliques successifs. Imaginées pour la première fois en 1854 par l'ingénieur Adolphe Alphand, les six fontaines des Champs-Élysées sont par la suite successivement réinvesties par d’autres artisans et artistes de renom tels que le joaillier et maître verrier René Lalique ou encore le décorateur Max Ingrand. Définitivement mises à l’arrêt à la fin des années 90, les bassins perdent peu à peu leur magnificence et se transforment en lieux urbains ordinaires, sans histoire. 

     

    Soucieuse de faire revivre ce carrefour clef, la Ville de Paris fait appel en juin 2016 aux designers français les plus cotés de leur génération: Ronan et Erwan Bouroullec. Déjà coutumiers de cette démarche, puisqu’ils avaient réalisé des installations publiques comme les pavillons modulables du jardin des Tuileries en 2016, ils commencent à concevoir ce projet la même année en essayant d’imaginer ensemble une œuvre qui redonnerait vie à cette place. 

     

    Peu à peu, ils conçoivent alors des fontaines “exigeantes tant esthétiquement que techniquement, mesurant près de quinze mètres de haut et essentiellement composées de deux matériaux nobles et pérennes : du bronze-aluminium et du cristal Swarovski. Sobre, ce choix de matériaux permet à la fois de mettre en valeur le paysage environnant grâce aux effets miroitants des cristaux, mais aussi de le préserver en créant une harmonie entre la couleur du bronze-aluminium et celle de la pierre parisienne. Principal objectif du projet, cette alliance entre le paysage et les fontaines était, selon les dires des designers, une manière d’établir un rapport “mimétique” avec l’environnement. Dessinant une forme parfaitement octogonale, l’ensemble des fontaines révèle la symétrie de l’avenue, lui redonnant l’équilibre qu’elle avait auparavant perdu. 

     

    Le tout forme une structure triangulaire soutenue par un mât sur lequel se rejoignent trois tubes cristallisés qui rejettent de l’eau tout en effectuant un mouvement giratoire qui respecte le sens de circulation des voitures. Suivant toutefois un rythme plus lent, le mouvement rotatif des tubes invite au calme et à la sérénité et contraste avec le tumulte urbain incessant. Le jour, les quatre mille cristaux réfléchissent les rayons du soleil et prennent des allures colorées, tandis que la nuit, des lumières LED insérées à l’intérieur les éclairent et les métamorphosent en maillons lumineux aux allures aérodynamiques. 

     

    Prouesse du design, alliant technologie horlogère et aéronautique, ce projet des frères Bouroullec fait figure de point d’orgue dans leur carrière, et permet à ces maîtres du design de laisser une trace vivace dans l’imaginaire associé à la Ville lumière.

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    Mardi 12 mars à Paris, sur les Champs-Élysées un ciel radieux irradie le rond-point Franklin-Roosevelt. Il semblerait que quelque chose ait changé bien que tout semble à sa place. Minimales et gracieuses, se fondant parfaitement dans le paysage urbain parisien, six fontaines giratoires, à mâts, forment un hexagone cernant cette place à mi-chemin entre la Concorde et l’Étoile.

     

    Lieu central, essentiel dans le paysage urbain, il fait l’objet de nombreux aménagements publics hydrauliques successifs. Imaginées pour la première fois en 1854 par l'ingénieur Adolphe Alphand, les six fontaines des Champs-Élysées sont par la suite successivement réinvesties par d’autres artisans et artistes de renom tels que le joaillier et maître verrier René Lalique ou encore le décorateur Max Ingrand. Définitivement mises à l’arrêt à la fin des années 90, les bassins perdent peu à peu leur magnificence et se transforment en lieux urbains ordinaires, sans histoire. 

     

    Soucieuse de faire revivre ce carrefour clef, la Ville de Paris fait appel en juin 2016 aux designers français les plus cotés de leur génération: Ronan et Erwan Bouroullec. Déjà coutumiers de cette démarche, puisqu’ils avaient réalisé des installations publiques comme les pavillons modulables du jardin des Tuileries en 2016, ils commencent à concevoir ce projet la même année en essayant d’imaginer ensemble une œuvre qui redonnerait vie à cette place. 

     

    Peu à peu, ils conçoivent alors des fontaines “exigeantes tant esthétiquement que techniquement, mesurant près de quinze mètres de haut et essentiellement composées de deux matériaux nobles et pérennes : du bronze-aluminium et du cristal Swarovski. Sobre, ce choix de matériaux permet à la fois de mettre en valeur le paysage environnant grâce aux effets miroitants des cristaux, mais aussi de le préserver en créant une harmonie entre la couleur du bronze-aluminium et celle de la pierre parisienne. Principal objectif du projet, cette alliance entre le paysage et les fontaines était, selon les dires des designers, une manière d’établir un rapport “mimétique” avec l’environnement. Dessinant une forme parfaitement octogonale, l’ensemble des fontaines révèle la symétrie de l’avenue, lui redonnant l’équilibre qu’elle avait auparavant perdu. 

     

    Le tout forme une structure triangulaire soutenue par un mât sur lequel se rejoignent trois tubes cristallisés qui rejettent de l’eau tout en effectuant un mouvement giratoire qui respecte le sens de circulation des voitures. Suivant toutefois un rythme plus lent, le mouvement rotatif des tubes invite au calme et à la sérénité et contraste avec le tumulte urbain incessant. Le jour, les quatre mille cristaux réfléchissent les rayons du soleil et prennent des allures colorées, tandis que la nuit, des lumières LED insérées à l’intérieur les éclairent et les métamorphosent en maillons lumineux aux allures aérodynamiques. 

     

    Prouesse du design, alliant technologie horlogère et aéronautique, ce projet des frères Bouroullec fait figure de point d’orgue dans leur carrière, et permet à ces maîtres du design de laisser une trace vivace dans l’imaginaire associé à la Ville lumière.

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