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Numéro
10

Trois choses à retenir du défilé Louis Vuitton automne-hiver 2021-2022

Fashion Week

Tandis qu'il puise son inspiration dans l'art antique, Nicolas Ghesquière propose une collection  automne-hiver 2021-2022 qui réinvente les proportion du corps à coups de pièces hybrides, ainsi qu'une collaboration avec le studio Fornasetti.

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Une collection qui réinvente les proportions

 

 

Depuis qu’il est à la tête des collections femme de Louis Vuitton, Nicolas Ghesquière explore la relation entre le vêtement et le temps, proposant des silhouettes retrofuturistes où se mélangent références aux costumes d’époques et inspirations éminemment contemporaines. Véritable maître de l’hybridation, le créateur français s’inspire du contrapposto - une posture de déhanchement  apparue au Vème siècle qui donnait du dynamisme aux statuts antiques - pour assembler des pièces de façon à réinventer les proportions du corps. Tout au long de la collection, les tailles sont souvent peu marquées tandis que le volume est ramené aux épaules ou aux genoux. Ainsi des jupes et jupons boules longueurs midi se portent avec des sweat-shirts longs et droits en tissus techniques, des pantalons fuseaux et des tuniques longues assorties sont associés à des vestes aux manches volumineuses, 

 

 

 

Une collaboration avec l’artiste italien Fornasetti

 

Tel un archéologue, Nicolas Ghesquière s’est plongé dans les quelques 13 000 archives de l’artiste graphique italien Piero Fornasetti (1913-1988) célèbre pour ses dessins inspirés de l’histoire de l’art italien reproduits sur des objets du quotidien. Nicolas Ghesquière, avec l’aide de Barnaba Fornasetti, fils de l’artiste aujourd’hui directeur artistique de la marque, a ainsi sélectionné des œuvres inspirées du classicisme et de la Rom Antique que l’on retrouve imprimées en all over ou par touche sur des robes et des manteaux, en patch ou en motif sur des sacs, tandis qu’un modèle prend la forme d’une statue antique. “ À travers cette collaboration, je souhaitais évoquer la modernité intemporelle de l’univers artistique de Fornasetti,” déclare Nicolas Ghesquière. “ À l'épreuve du temps, les œuvres de l'atelier sont le résultat d’une remarquable maîtrise technique et d’une vision du monde empreinte de magie. Je suis fasciné par la manière dont Fornasetti a réexploré et réinventé l'héritage issu du classicisme et de la Rome antique tout en intégrant de nouvelles références à l’imagerie historique.

 

 

Le musée du Louvres comme décor

 

Alors que le défilé automne-hiver 2021-2022 de la maison Dior prenait place dans la fameuse galerie des Glaces du château de Versailles, Louis Vuitton choisit une fois de plus le musée du Louvre. C'est au sein des galeries de Michel-Ange et de Daru, dédiées respectivement aux sculptures italiennes ainsi qu'aux antiquités grecques et romaines qu'ont défilé les silhouettes ultra-contemporaines qui empruntent leurs détails à l'art antique. Ainsi le créateur français vient mettre directement en perspective son travail avec la source d'inspiration : “En tant que créateur, je suis captivé depuis toujours par la capacité de la mode à évoquer simultanément le passé, le présent et l’avenir”, explique Nicolas Ghesquière.