Faire dialoguer l’art et la mode n’est pas toujours aisé. Mais pour la maison Chloé, Natacha Ramsay-Levi a relevé le défi haut la main, présentant tout naturellement sa nouvelle collection dans l'enceinte de la Fondation Cartier. La scénographie était composée des sculptures hybrides de la Française Marion Verboom, déjà mise à l’honneur à la Fondation en 2019. Alors que les mannequins présentaient la collection automne-hiver 2020-2021, la chanteuse Marianne Faithfull lisait des poèmes romantiques sur la bande-sonore, à commencer par le célèbre She Walks In Beauty de Lord Byron. Troisième invitée créative du défilé : l’artiste hongroise et américaine Rita Ackermann, dont un certain nombre de peintures, inspirées de la pop culture, se sont retrouvées imprimées sur des chemises, des châles ou encore des robes.

 

Après trois années passées au sein de Chloé en tant que directrice artistique, Natacha Ramsay-Levi revient aujourd’hui aux essentiels de la maison, à savoir le tailoring, les chemisiers fluides et les robes romantiques, auxquelles les oeuvres de Rita Ackerman insufflent par petites touches un vent de modernité. Autre fil rouge de cette collection : les années 70, que l’on retrouve dans des costumes aux pantalons évasés, des jupes midi, des pulls en jacquard et des vestes aux manches roulées. Les tons s’accordent à cette décennie chic et chaleureuse, du camel au beige en passant par le orange. Quant aux bijoux, ils ont une importante majeure au sein de la collection : des épingles ornent les revers des vestes et des pulls, ultime touche féminine à un défilé romantique.