Au cœur du Palais Garnier, pendant seulement quelques minutes, les petits rats de l’opéra cèdent la place à des créatures marines longues et sinueuses. Brillantes de strass, des méduses semblent flotter à la surface des soieries noires et pourpres. Ces animaux marins n’ornent pas les costumes du ballet de la sirène Ondine mais s’invitent sur les dernières créations du défilé Stella McCartney. Plongeant dans les archives de la mode, la créatrice britannique rend hommage cette saison au dessinateur Erté, figure franco-russe de l’Art déco, dont les personnages élégamment vêtus coloraient les couvertures de prestigieux magazines, dont le Vogue et Harper’s Bazaar. Plus d'un siècle après leur création, ses dessins ressurgissent sur les longues combinaisons Stella Mccartney.

 

Délicatement apposés sur soie et perforant le cuir, ces ornements sont autant de détails précieux rehaussant les silhouettes de la collection. en Toujours en harmonie avec les femmes actives qu’elle habille, les vêtements imaginés par la créatrice britannique sont cette saison larges et fluides, flottant dans des robes et des combinaisons amples pourvues de longues manches. Les nuances minérales teintent le cuir vegan, tissu durable à l’image du label, qui s’engage depuis 2001 contre l’usage des étoffes animales, comme la fourrure et le cuir. Pour compléter ces silhouettes sobres d’une pointe de témérité, les bottines pointues, légèrement gothiques, parcourent les célèbres planchers de l’opéra construit au Second Empire.