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Premier défilé haute couture de Fendi par Karl Lagerfeld à Paris

 

Numéro revient sur le premier défilé haute couture automne-hiver 2015/2016 de Fendi à Paris et sa collection "Silver Moon" présentée par Karl Lagerfeld au théâtre des Champs-Élysées.

Depuis plusieurs jours, les rédactrices roulent les yeux au ciel et s’exclament, au comble de l’excitation : “Mais qu’est-ce que la haute fourrure ?” À cette question, le défilé apporte une réponse qui comble les espérances les plus folles : combinant le savoir-faire exceptionnel des ateliers Fendi et l'immense talent de Karl Lagerfeld en matière de traitement des fourrures, et celui des ateliers de haute couture parisienne Lemarié et Hurel, Fendi propose à son assistance médusée une collection de fourrures d’exception rehaussées de broderies et de plumes

À l’entrée du théâtre des Champs-Élysées, avant le premier défilé de haute fourrure de Fendi, un important dispositif de sécurité est déployé. On attend des milliers de protestataires anti-fourrure, qui ont constitué un groupe d’énervés sur Facebook. Plus de peur que de mal : la police maîtrise sans difficulté les deux ou trois individus venus manifester dans de petites voitures couvertes de slogans. 

 

Au sein du théâtre, parmi les convives, la famille Arnault au grand complet captive les regards des invités assis en contrebas, dans les fauteuils d’orchestre. La collection intitulée “Silver Moon” propose des silhouettes alliant des fourrures rythmées d’effets graphiques à des cuissardes de cuir argent ou mordoré. Un vestiaire d’un luxe inouï où les matières somptueuses se superposent, où la moindre minijupe est rehaussée de plumes. Spectaculaires, dramatiques et tout à fait à leur place dans le théâtre où ils défilent, les manteaux longs de forme cocon ou cape mêlent l’astrakan, le vison et les broderies raffinées, ou présentent le poil d’un seul animal, teinté d’un reflet métallique argenté – procédé unique développé par Fendi. D’autres encore sont constitués d'éblouissants tissages de bandes de fourrure découpées, ou présentent des motifs noir et blanc presque dignes de l’op’ art. Un tableau de Giorgio De Chirico en toile de fond, le Prélude à l’après-midi d’un faune en guise de bande-son, affichent l’ambition assumée de tutoyer l’histoire des arts, si proches en Italie des traditions artisanales de prestige. Ici on vise l’excellence et l’exception. Pari réussi. 

 

Par Delphine Roche 

Le défilé Eckhaus Latta printemps-été 2020
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Le défilé Eckhaus Latta printemps-été 2020

Fashion Week Depuis les débuts de leur label en 2011, Mike Eckhaus et Zoe Latta y poursuivent un objectif commun : mettre en avant à travers le vêtement le matériau et sa conception, en insistant notamment sur le savoir-faire se cachant derrière. Cette nouvelle collection ne fait pas exception, témoignant du goût du duo américain pour les mailles plus ou moins lâches, les tissus à sequins colorés ou la popeline de coton. La ligne semble régner dès les premières silhouettes, structurant les pièces dans le détail des surpiqûres sur le denim ou se retrouvant sur de nombreux tissus et tricots à rayures ondoyantes, qui provoquent par la coupe de saisissantes vibrations visuelles. Aux pieds, les mannequins arborent les nouveaux modèles de la collaboration d’Eckhaus Latta avec le label de chaussures UGG, entamée depuis leur collection précédente : des sabots en daim aux épaisses semelles de bois ainsi que des sandales en corde témoignent d’un poétique retour à la tradition. Depuis les débuts de leur label en 2011, Mike Eckhaus et Zoe Latta y poursuivent un objectif commun : mettre en avant à travers le vêtement le matériau et sa conception, en insistant notamment sur le savoir-faire se cachant derrière. Cette nouvelle collection ne fait pas exception, témoignant du goût du duo américain pour les mailles plus ou moins lâches, les tissus à sequins colorés ou la popeline de coton. La ligne semble régner dès les premières silhouettes, structurant les pièces dans le détail des surpiqûres sur le denim ou se retrouvant sur de nombreux tissus et tricots à rayures ondoyantes, qui provoquent par la coupe de saisissantes vibrations visuelles. Aux pieds, les mannequins arborent les nouveaux modèles de la collaboration d’Eckhaus Latta avec le label de chaussures UGG, entamée depuis leur collection précédente : des sabots en daim aux épaisses semelles de bois ainsi que des sandales en corde témoignent d’un poétique retour à la tradition.

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Rihanna et Cara Delevingne défilent pour Savage x Fenty
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Rihanna et Cara Delevingne défilent pour Savage x Fenty

Fashion Week En attendant de découvrir le défilé sur Amazon Prime le 20 septembre prochain, découvrez les premières images avec Rihanna et Cara Delevingne. En attendant de découvrir le défilé sur Amazon Prime le 20 septembre prochain, découvrez les premières images avec Rihanna et Cara Delevingne.

Le défilé Proenza Schouler printemps-été 2020
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Le défilé Proenza Schouler printemps-été 2020

Fashion Week En célébrant la working girl dans cette nouvelle collection, le label Proenza Schouler s’affirme une fois de plus comme figure de proue du luxe à l’américaine. Jack McCollough et Lazaro Hernandez présentent ici des pièces à la fluidité structurée, construites à partir d’une taille cintrée pour mieux marquer les hanches et les épaules – clin d’œil aux symboles vestimentaires du pouvoir ayant marqué les années 80. Maintenus par des cols, bretelles et ceintures en cuir, les tissus dégringolent en drapé et volumes voluptueux, tandis que d’élégantes sandales à talons et mules répondent à l’ondoiement des matériaux. Le goût pour l’épurement s’affirme également dans la sobre palette colorée, relevée par des jaunes vif et orangé et quelques imprimés dans des teintes chaudes. Les éléments qui ont fait la force du label sont là aussi bien présents : jeux sur l’asymétrie, utilisation du cuir ou encore ajours qui dévoilent avec raffinement des parties du buste. Cette collection est également l'occasion de dévoiler deux modèles de sandales inédits, fruits de la nouvelle collaboration de Proenza Schouler avec le label allemand de chaussures Birkenstock. En célébrant la working girl dans cette nouvelle collection, le label Proenza Schouler s’affirme une fois de plus comme figure de proue du luxe à l’américaine. Jack McCollough et Lazaro Hernandez présentent ici des pièces à la fluidité structurée, construites à partir d’une taille cintrée pour mieux marquer les hanches et les épaules – clin d’œil aux symboles vestimentaires du pouvoir ayant marqué les années 80. Maintenus par des cols, bretelles et ceintures en cuir, les tissus dégringolent en drapé et volumes voluptueux, tandis que d’élégantes sandales à talons et mules répondent à l’ondoiement des matériaux. Le goût pour l’épurement s’affirme également dans la sobre palette colorée, relevée par des jaunes vif et orangé et quelques imprimés dans des teintes chaudes. Les éléments qui ont fait la force du label sont là aussi bien présents : jeux sur l’asymétrie, utilisation du cuir ou encore ajours qui dévoilent avec raffinement des parties du buste. Cette collection est également l'occasion de dévoiler deux modèles de sandales inédits, fruits de la nouvelle collaboration de Proenza Schouler avec le label allemand de chaussures Birkenstock.

Le défilé Coach printemps-été 2020
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Le défilé Coach printemps-été 2020

Fashion Week Si les collections du designer Stuart Vevers pour Coach prolongent depuis des années un vibrant hommage à l’Amérique, l’héritage punk du Britannique n’est jamais bien loin. Ici, le créateur replonge dans le mouvement new wave des années 80, rappelé sur certaines pièces par des portraits graphiques et pop de l’illustrateur américain Richard Bernstein. L’esthétique vestimentaire de l’époque se voit modernisée par des déclinaisons de modèles de vestes en cuir, qui rencontrent des robes et écharpes légères en jouant sur les associations colorées et les fermetures à pression. Fidèle à l’ADN de Coach, célèbre pour sa maroquinerie, Stuart Vevers présente en effet de nombreux cuirs rouges, jaunes, bleus, roses ou verts, ainsi que quelques pièces en motif Prince de Galles. Si les collections du designer Stuart Vevers pour Coach prolongent depuis des années un vibrant hommage à l’Amérique, l’héritage punk du Britannique n’est jamais bien loin. Ici, le créateur replonge dans le mouvement new wave des années 80, rappelé sur certaines pièces par des portraits graphiques et pop de l’illustrateur américain Richard Bernstein. L’esthétique vestimentaire de l’époque se voit modernisée par des déclinaisons de modèles de vestes en cuir, qui rencontrent des robes et écharpes légères en jouant sur les associations colorées et les fermetures à pression. Fidèle à l’ADN de Coach, célèbre pour sa maroquinerie, Stuart Vevers présente en effet de nombreux cuirs rouges, jaunes, bleus, roses ou verts, ainsi que quelques pièces en motif Prince de Galles.

Le défilé Tom Ford printemps-été 2020
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Le défilé Tom Ford printemps-été 2020

Fashion Week “Cette saison, pour moi, il est question de simplicité, à ne pas confondre avec simple”, déclarait Tom Ford au sujet de sa nouvelle collection. Présentée dans une station de métro new-yorkaise, celle-ci répond à cet adage à travers un retour à l’essentiel. Les ensembles monochromes s’y succèdent, déclinant les pièces d’un vestiaire mixte : d’amples jupes longues ouvrent le bal, puis arrivent des bazers aux épaules marquées et combinaisons froncées, coupées dans des tissus à l’effet satiné. Faisant l’économie d’ornementation ou de détails, la force de la plupart des pièces réside dans leurs coupes et leurs matériaux, en attestent de remarquables bustiers et brassières moulées ainsi que des bodys et hauts qui semblent ne tenir qu’à un fil. Associés à des bas couture, ils rappellent doucement mais sûrement que le sexy version Tom Ford est encore bien présent. “Cette saison, pour moi, il est question de simplicité, à ne pas confondre avec simple”, déclarait Tom Ford au sujet de sa nouvelle collection. Présentée dans une station de métro new-yorkaise, celle-ci répond à cet adage à travers un retour à l’essentiel. Les ensembles monochromes s’y succèdent, déclinant les pièces d’un vestiaire mixte : d’amples jupes longues ouvrent le bal, puis arrivent des bazers aux épaules marquées et combinaisons froncées, coupées dans des tissus à l’effet satiné. Faisant l’économie d’ornementation ou de détails, la force de la plupart des pièces réside dans leurs coupes et leurs matériaux, en attestent de remarquables bustiers et brassières moulées ainsi que des bodys et hauts qui semblent ne tenir qu’à un fil. Associés à des bas couture, ils rappellent doucement mais sûrement que le sexy version Tom Ford est encore bien présent.



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