349

Cinq bonnes raisons d’aller voir l’expo “You Say You Want a Revolution?” à Londres

 

Après la vivifiante exposition Bowie, le V&A de Londres explore la révolution culturelle, sociale et artistique de la fin des années 60 dans une nouvelle exposition d'envergure.

1. Pour l’aspect esthétique

 

À cette époque, la musique n’est pas bonne, elle est fantastique. Les Beatles, les Stones, Zappa, les Beach Boys, les Who, The Seeds, Soft Machine, Jimi Hendrix… On trouve encore de nombreuses influences de l’inventivité de ces groupes chez des formations actuelles comme Tame Impala. Parmi les 350 objets exposés par le V&A, on reste bouche bée devant les pochettes psyché, les affiches sous LSD, les fanzines underground ou les memorabilia émouvants. On admire ainsi la folie des costumes de Lennon et de Harrison sur la pochette de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, la veste colorée de Hendrix et ses bagues ornées de pierres ou encore le caftan de scène brodé de Grace Slick de Jefferson Airplane, qui n’aurait pas déparé un défilé Saint Laurent. 

2. Pour l’énergie de la jeunesse

 

Un badge de merchandising de l’expo vendu dans la boutique (oui, la rébellion contre le consumérisme a ses limites) du V&A déclamant : “Is There a Life After Youth?” résume bien le propos. You Say You Want a Revolution? Records and Rebels, 1966-70 analyse la façon dont la (contre-)culture des jeunes culminait à cette période dans le Swinging London. Leur optimisme dément a permis de grands rassemblements comme Woodstock ou Mai 68, ainsi que la remise en cause du lifestyle, des normes et des cadres de la société de leurs parents. Aujourd’hui encore, ce sont les millenials qui construisent le monde le plus excitant de demain, du Gucci Gang à Lily Rose Depp en passant par Jaden Smith et Rowan Blanchard.

3. Pour l’attrait éternel des égéries sixties

 

La nouvelle campagne Tod’s de cet hiver n’a pas choisi Gigi Hadid, Taylor Hill ou Kendall Jenner pour égéries. Jouant sur la nostalgie, elle a opté pour des photos en noir et blanc de trois grandes icônes des sixties : Twiggy, Jean Shrimpton et Jane Birkin. Au V&A, les deux premières sont à l’honneur à travers des tenues scintillantes de Carnaby Street et des photos qui n’ont pas pris une ride. Celle de Jean pieds nus dans la rue dénote une liberté et un érotisme toujours aussi séduisants. Quant à Jane, elle apparaît en filigrane car elle figurait au casting du film culte Blow-Up dont on retrouve de beaux clichés inédits au musée.

4. Pour les valeurs qu’elle transmet

 

Alors que les réseaux sociaux ont renvoyé chacun à son individualisme (et une certaine solitude IRL), cette rétrospective fait réfléchir à d’autres possibilités. À travers les citations inscrites sur les murs du Victoria and Albert Museum (comme celle de Jim Haynes : “I'am a world citizen. All human history is mine. My Roots cover the earth. I believe we should know each other. After all, our lifes are all connected”), se diffusent des concepts aussi forts que le multiculturalisme, la préoccupation de l’environnement, l’acceptation de l’autre, l'anticapitalisme, l’esprit communautaire, l’entraide, les politiques néolibérales, la liberté (notamment sexuelle) et la paix… Car à ce moment-là, on ne partait pas seulement à la conquête de l’espace, mais surtout à la conquête de soi et de l’autre. 

5. Pour se souvenir qu’il faut se rebeller

 

La fin des années 60 n’était pas seulement remarquable musicalement, les artistes et anomymes de l’époque voulaient changer le monde. Seconde vague du féminisme, publications gay, actions pour les droits civils, réunions de Black Panthers, Mai 68, manifestations contre la guerre du Vietnam, You Say You Want a Revolution? retrace tous les combats importants qui ont été menés à cette époque. D’un pavé de la Sorbonne sous verre à la liste de courses rédigée derrière les barricades pendant les révoltes étudiantes de 1968 à Paris, jusqu’à une vieille édition d’un Guy Debord en passant par les panneaux “bed” et “peace” de la grève pacifiste de Yoko Ono et John Lennon dans leur lit, des souvenirs marquants de cet esprit contestataire filent des frissons. “Indignez-vous” reste peut-être le plus important de ces rebelles stylés, aussi impactant que leur “Make love, not war”.

 

You Say You Want a Revolution? Records and Rebels 1966-1970  au Victoria and Albert Museum de Londres, du 10 septembre 2016 au 26 février 2017.

À savoir : deux places pour le prix d’une sur présentation d’un billet Eurostar.

 

Par Violaine Schütz

David Hockney bat Jeff Koons aux enchères
978

David Hockney bat Jeff Koons aux enchères

Art La toile du peintre David Hockney “Portrait of an Artist (Pool with Two Figures)” a été adjugée près de 80 millions d’euros lors d’une vente aux enchères chez Christie’s New York. Un nouveau record de vente pour un artiste vivant, le Britannique détrône Jeff Koons et son “Balloon Dog (Orange)”. La toile du peintre David Hockney “Portrait of an Artist (Pool with Two Figures)” a été adjugée près de 80 millions d’euros lors d’une vente aux enchères chez Christie’s New York. Un nouveau record de vente pour un artiste vivant, le Britannique détrône Jeff Koons et son “Balloon Dog (Orange)”.

Cooper Jacoby : couleurs candides pour œuvres malades à la galerie High Art
978

Cooper Jacoby : couleurs candides pour œuvres malades à la galerie High Art

Art L’artiste Cooper Jacopy expose à la galerie High Art (Paris IX) jusqu’au 24 novembre prochain. L'Américain explore le concept d’usure et se penche sur la fragilité des corps, nécrosés par des germes imperceptibles. L’artiste Cooper Jacopy expose à la galerie High Art (Paris IX) jusqu’au 24 novembre prochain. L'Américain explore le concept d’usure et se penche sur la fragilité des corps, nécrosés par des germes imperceptibles.

La jeune scène artistique envahit le Montana pour une soirée le 17 novembre
897

La jeune scène artistique envahit le Montana pour une soirée le 17 novembre

Art Artistes et Dj investissent le Montana samedi 17 novembre pour une nuit unique et sauvage, où art, mode et musique se mêleront dans une ambiance 100% berlinoise. Une programmation exceptionnelle orchestrée par le label Span Records et le collectif Undrglobe, qui s’associent pour une exposition d’art inédite.  Artistes et Dj investissent le Montana samedi 17 novembre pour une nuit unique et sauvage, où art, mode et musique se mêleront dans une ambiance 100% berlinoise. Une programmation exceptionnelle orchestrée par le label Span Records et le collectif Undrglobe, qui s’associent pour une exposition d’art inédite. 

Que pouvait-on découvrir sur l'art contemporain africain à la foire AKAA ?
847

Que pouvait-on découvrir sur l'art contemporain africain à la foire AKAA ?

Art Plus grande foire en France dédiée à l’art contemporain africain, AKAA a réuni pendant trois jours plus 130 artistes, dont les œuvres ont été exposées par une cinquantaine de galeries, au Carreau du Temple, à Paris. Une troisième édition conclue avec succès, marquée par de nombreux talents émergents et de nouvelles galeries. Plus grande foire en France dédiée à l’art contemporain africain, AKAA a réuni pendant trois jours plus 130 artistes, dont les œuvres ont été exposées par une cinquantaine de galeries, au Carreau du Temple, à Paris. Une troisième édition conclue avec succès, marquée par de nombreux talents émergents et de nouvelles galeries.

Maurizio Cattelan s’attaque à la copie (dans l’art) à l’invitation de Gucci
978

Maurizio Cattelan s’attaque à la copie (dans l’art) à l’invitation de Gucci

Art Toujours plus engagé dans son soutien à l’art contemporain, Gucci et son directeur de la création Alessandro Michele ont invité Maurizio Cattelan à imaginer une exposition explosive à Shanghai. L’artiste provocateur et irrévérencieux y propose une réflexion sur la notion de copie et offre une œuvre inédite : une reproduction de la chapelle Sixtine. Toujours plus engagé dans son soutien à l’art contemporain, Gucci et son directeur de la création Alessandro Michele ont invité Maurizio Cattelan à imaginer une exposition explosive à Shanghai. L’artiste provocateur et irrévérencieux y propose une réflexion sur la notion de copie et offre une œuvre inédite : une reproduction de la chapelle Sixtine.

Au musée Salvatore Ferragamo : comment l’Italie a influencé Hollywood ?
850

Au musée Salvatore Ferragamo : comment l’Italie a influencé Hollywood ?

Art Au sein de son musée florentin, la maison Salvatore Ferragamo célèbre les années californiennes de son fondateur. L’occasion de mettre en lumière l’influence exercée par l’Italie sur le Hollywood des années 20. Au sein de son musée florentin, la maison Salvatore Ferragamo célèbre les années californiennes de son fondateur. L’occasion de mettre en lumière l’influence exercée par l’Italie sur le Hollywood des années 20.