Mais la modernité de l’exposition résidera sans doute dans sa présentation des interprétations plus récentes du kimono, notamment à travers son inscription dans la mode d’Occident dès le début du XXe siècle. À l’heure de l’abandon du corset féminin, plusieurs grands créateurs et couturiers européens ont su en proposer leur propre interprétation, tels que Paul Poiret, Madeleine Vionnet ou Mariano Fortuny. Aux côtés de leurs créations, l’exposition présentera aussi des pièces qui actent l’entrée du kimono dans la pop culture : le kimono d’Obi-Wan Kenobi dans la célèbre saga Star Wars,  le kimono rouge porté par Madonna dans le clip de Nothing Really Matters en 1998 ou encore le kimono signé Alexander McQueen porté par Björk sur la pochette de son album Homogenic.

 

Etendue jusqu’aux hybridations plus expérimentales du kimono dans les années 2000, à l’instar des robes extravagantes de John Galliano pour Dior haute couture ou sa fusion dans le costume masculin occidental par le créateur américain Thom Browne, l’exposition Kimono : from Kyoto to Catwalk témoignera d’une fascination toujours vivace pour un vêtement doté, grâce à ses qualités aussi esthétiques que fonctionnelles, d’une valeur résolument intemporelle.

 

Kimono : from Kyoto to Catwalk, du 29 février au 21 juin au Victoria & Albert Museum, Londres.