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Numéro
28 Exhibition Forever Valentino, Doha, Pier Paolo Piccioli

Rencontre avec Pierpaolo Piccioli : "Un homme portant une robe, cela n’aurait jamais été considéré comme de la Couture auparavant."

MODE

Valentino inaugure cet automne à Doha une flamboyante exposition – la plus grande à ce jour  - réunissant plus de 200 pièces de haute couture et de prêt-à-porter. Hommage à son fondateur Valentino Garavani et à Rome où la maison a toujours ses ateliers, l’évènement offre un panaroma fantasmagorique,  opulent et vivant de ce qui a toujours constitué son ADN, de 1959 jusqu’à nos jours : une recherche absolue de la beauté et de l’émotion, une féminité exacerbée, un rouge signature et des combinaison chromatique osées et fascinantes, et bien sûr des créations pour Elizabeth Taylor, Jacquie Kennedy et aujourd’hui Zendaya... A cette occasion, Numéro art s’est entretenu avec son directeur artistique Pierpaoli Piccioli ainsi qu’avec les deux commissaires de l’exposition : le directeur du New Museum Massimiliano Gioni et le critique de mode Alexander Fury. Ils reviennent pour nous sur l’incroyable épopée de la maison et sur sa résonnance et son engagement aujourd’hui avec la société actuelle.

Pierpaolo Piccioli, Massimiliano Gioni et Alexander Fury au sein de l’exposition “Forever Valentino” au M7 de Doha. Crédit : Dave Benett/Getty Images Pierpaolo Piccioli, Massimiliano Gioni et Alexander Fury au sein de l’exposition “Forever Valentino” au M7 de Doha. Crédit : Dave Benett/Getty Images
Pierpaolo Piccioli, Massimiliano Gioni et Alexander Fury au sein de l’exposition “Forever Valentino” au M7 de Doha. Crédit : Dave Benett/Getty Images

Thibaut Wychowanok : Votre regard sur Valentino a-t-il évolué depuis vos débuts dans la maison il y a plus de vingt ans ?

 

Pierpaolo Piccioli : À l'époque, je voulais absolument travailler avec un couturier. Il n'y avait, à mes yeux, que M. Valentino et M. Saint Laurent. Ce fut M. Valentino. J'adorais en particulier ses créations des années 60, bien qu'elles soient moins connues du grand public. En Italie, il s'était rendu célèbre dans les années 80 en représentant une certaine idée de la perfection, de l'hédonisme et du lifestyle. Mais en réalité, il avait compris, dès les années 60, que la condition des femmes avait changé. Une femme ne pouvait plus être réduite à son rôle d'épouse ou de maîtresse. M. Valentino les considérait, non pas en fonction de leur relation à un homme, mais pour et par elles-mêmes. Dès que je suis entré chez Valentino, j'ai voulu voir ces créations que je ne connaissais qu'à travers des images. On m'a pris pour un fou, en me disant que tout cela était tellement vieux. Mais en apportant un regard extérieur, je permettais d'engager une nouvelle réflexion sur cette période de création, d'y voir à nouveau une perfection intemporelle. Qu'est-ce qui a changé depuis ? Pas grand chose (rires). Je m'intéresse toujours à ce moment et je crois que j'ai toujours plus ou moins la même idée de la maison. Mais, entre-temps, j'ai eu l'immense privilège de travailler aux côtés de M. Valentino et de lui poser une multitude de questions. Vous devez savoir qu'il avait l'habitude de réaliser les essayages, avant les défilés, avec des mannequins parfaitement coiffés et maquillés. Cela pouvait durer des heures... j'en profitais pour l'interroger sur le Studio 54 ou ses relations avec Jackie Kennedy....

 

 

"M. Valentino avait compris, dès les années 60, que la condition des femmes avait changé. Une femme ne pouvait plus être réduite à son rôle d'épouse ou de maîtresse. Il les considérait pour et par elles-mêmes." Pierpaolo Piccioli

Vue de l’exposition “Forever Valentino” au M7 à Doha. Courtesy of Valentino - photo credit: Agostino Osio_ Alto//Piano Vue de l’exposition “Forever Valentino” au M7 à Doha. Courtesy of Valentino - photo credit: Agostino Osio_ Alto//Piano
Vue de l’exposition “Forever Valentino” au M7 à Doha. Courtesy of Valentino - photo credit: Agostino Osio_ Alto//Piano

Thibaut Wychowanok : L'exposition est une incroyable occasion de réfléchir sur l'identité de Valentino. Qu'avez-vous voulu exprimer de son ADN ?

 

Pierpaolo Piccioli : Valentino est une maison de couture romaine. Une fois que vous avez dit cela, la Couture et Rome, vous avez tout dit (rires). Évidemment, les robes rouges [le rouge devient la couleur de prédilection de Valentino Garavani dès sa première collection] de l'exposition donnent un excellent aperçu de son identité. Les coupes féminines également... Mais ce que je partage avec M. Valentino est avant tout son obsession pour la recherche de la beauté, sans jamais essayer de faire plaisir à qui que ce soit. En cela, nous sommes extrêmement similaires. Nous suivons nos émotions et restons fidèles à nous-mêmes.

 

 

"Valentino est une maison de couture romaine. Une fois que vous avez dit cela, la Couture et Rome, vous avez tout dit (rires)." Pierpaolo Piccioli

 

 

Alexander Fury : Ce qui est intéressant avec Valentino, c'est qu'il n'existe pas de silhouette spécifique ou de look particulier. Mais il y a une couleur : le rouge. La couleur de la passion, de l'amour, de la joie, de l'effervescence. La maison a fondamentalement à voir avec l'émotion, plus qu'avec un style. Cela peut être particulièrement périlleux pour un créateur qui ne peut pas se raccrocher à des éléments précis, mais cela offre également une immense liberté. Tout peut se réinterpréter et se réinventer perpétuellement. Ce que j'ai trouvé passionnant en travaillant sur cette exposition, ce sont les dialogues et les échos qui prennent forme entre Pierpaolo et M. Valentino bien que des décennies les séparent. Lorsqu'il a visité la première salle de l'exposition, M. Giancarlo Giammetti [fondateur de la maison avec Valentino Garavani] ne pouvait dire quelles robes avaient été imaginées par qui. Je pense aussi à cette robe plissée blanche du première défilé Couture de Pierpaolo qui aujourd'hui me paraît dialoguer avec la robe que portait Elizabeth Taylor pour la première de Spartacus. Une colonne de blanc d'une grande pureté dans les deux cas. Elles semblent être de pures créations de l'instinct et de l'émotion. L'instinct et l'émotion, voilà sans doute ce qui caractérise la maison. Évidemment, il existe des choses évidentes : les rockstuds, l'influence de l'architecture romaine, le rouge, certaines techniques décoratives et certains usages des tissus, mais je crois que cette idée de l'émotion est bien plus importante. Les vêtements Valentino évoquent des émotions.

 

 

"Ce qui est intéressant avec Valentino, c'est qu'il n'existe pas de silhouette spécifique ou de look particulier. La maison a fondamentalement à voir avec l'émotion, plus qu'avec un style." Alexander Fury

 

 

Pierpaolo Piccioli : Cette approche est présente dès la création des robes. Je commence toujours par expliquer aux équipes non seulement les proportions et les détails mais surtout l'imaginaire, l'émotion et l'atmosphère du vêtement. L'intention, autant que les proportions.

Vue de l’exposition “Forever Valentino” au M7 à Doha. Courtesy of Valentino - photo credit: Agostino Osio_ Alto//Piano Vue de l’exposition “Forever Valentino” au M7 à Doha. Courtesy of Valentino - photo credit: Agostino Osio_ Alto//Piano
Vue de l’exposition “Forever Valentino” au M7 à Doha. Courtesy of Valentino - photo credit: Agostino Osio_ Alto//Piano

Thibaut Wychowanok : L'une des salles de l'exposition est particulièrement émouvante. Vous y proposez votre propre interprétation des toutes premières robes dessinées par M. Valentino.

 

Pierpaolo Piccioli : J'avais très envie de me confronter à cet exercice. Les dessins ne sont qu'un instrument, une idée sur un bout de papier. Tout dépend ensuite de la manière dont elle sera interprétée. Quand j'étais enfant, je vivais loin de tout, loin de la mode. J'ai découvert la Couture en arrivant chez Valentino. Elle n'existait pour moi qu'à travers les images. Toute mon imagination autour de la mode s'était construite avec des images et le travail des photographes, et non avec des vêtements. Lorsque je les ai vus de près, ils ne ressemblaient évidemment pas à ce que je m'étais imaginé. Et je n'avais pas du tout envie de plonger dans la réalité de ces vêtements, mais plutôt de retrouver en eux l'imaginaire et la fantaisie de mon enfance. Les images sont parfois plus incroyables que les vêtements. J'essaie de leur redonner cette légèreté que je ressentais dans les photos. Mon identité en tant que créateur se trouvait dans cet écart entre la réalité et mon imagination. Mon travail sur les Dream Dresses est une manière d'effectuer une recherche sur cet écart. Je suis parti des dessins de M. Valentino et j'ai laissé mon imagination parler.

 

 

"J'ai découvert la Couture en arrivant chez Valentino. Toute mon imagination autour de la mode s'était construite avec des images et le travail des photographes." Pierpaolo Piccioli

 

Vue de l’exposition “Forever Valentino” au M7 à Doha. Courtesy of Valentino - photo credit: Agostino Osio_ Alto//Piano Vue de l’exposition “Forever Valentino” au M7 à Doha. Courtesy of Valentino - photo credit: Agostino Osio_ Alto//Piano
Vue de l’exposition “Forever Valentino” au M7 à Doha. Courtesy of Valentino - photo credit: Agostino Osio_ Alto//Piano

Thibaut Wychowanok : L’exposition nous mène rapidement dans un espace reproduisant les ateliers de la maison Valentino. Nous plongeons au cœur de la création, loin du glamour des tapis rouges...

 

Pierpaolo Piccioli : Je tenais absolument à ce que l’exposition nous transporte dans le quotidien de la création, au-delà de l'imagerie de papier glacé. Ressentir une émotion est beaucoup plus facile lorsque l'on est confronté aux traces des femmes et des hommes qui ont rendu l'histoire de la maison possible – bien plus que face à un vêtement seul. Lorsque vous entrez dans l'atelier, vous allez au-delà de la perfection et de la surface des images. Vous découvrez des personnes diverses, un lieu en désordre, des dessins à l'état d'étude, des expérimentations en cours, des tenues inachevées... L'humain est au cœur de tout cela. L'émotion aussi. Mais nous n'avons pas reproduit à l'exact identique l'atelier. Au sein de l'exposition, les murs sont blancs comme pour signifier que l'atelier est aussi un espace métaphysique, sans limite.

Vue de l’exposition “Forever Valentino” au M7 à Doha. Courtesy of Valentino - photo credit: Agostino Osio_ Alto//Piano Vue de l’exposition “Forever Valentino” au M7 à Doha. Courtesy of Valentino - photo credit: Agostino Osio_ Alto//Piano
Vue de l’exposition “Forever Valentino” au M7 à Doha. Courtesy of Valentino - photo credit: Agostino Osio_ Alto//Piano

Thibaut Wychowanok : La couleur – le rouge, bien sûr – mais aussi le noir et blanc, le rose forment des éléments forts de l'exposition et de l'histoire de la maison...

 

Massimiliano Gioni : Pierpaolo et M. Valentino sont de véritables coloristes. Leurs combinaisons de couleurs font toujours preuve d'une très grande audace. Votre corps réagit à ces combinaisons, il sait lorsque les alliances sont nouvelles. Elles ouvrent d'autres dimensions. Il faut avoir un grand esprit de liberté pour dépasser les conventions dans ce domaine. Le travail de M. Valentino et de Pierpaolo se reconnaît en cela, dans leur manière d'inventer de nouveaux clashs et associations chromatiques.

 

 

"Pierpaolo et M. Valentino sont de véritables coloristes. Leurs combinaisons de couleurs font toujours preuve d'une très grande audace." Massimiliano Gioni

 

 

Alexander Fury : Très peu de créateurs de mode ont été d'excellents coloristes. On pense à Yves Saint Laurent, bien sûr, puis à Christian Lacroix... et aujourd'hui à Pierpaolo. Cet usage inattendu des couleurs à quelque chose de très romain je crois. Prenez le défilé haute couture automne-hiver 2022 sur les marches de la place d'Espagne, lorsque vous regardez toutes les robes, vous avez l'impression d'être face à une fresque d'un palazzo romain. L'usage des couleurs s'en rapproche magnifiquement.

 

Pierpaolo Piccioli : Les couleurs sont ce qui se rapproche le plus des émotions. Lorsque je crée mes collections, j'évite de trop réfléchir, je suis mes émotions, le flux de ma conscience. Je recherche l'ultime liberté. Et cela se transforme en langage qui se déploie en couleurs, en broderies, en formes. Un langage qui doit demeurer pur, authentique et honnête. Je ne pense jamais au fait qu'une couleur puisse être bonne ou mauvaise. On me demande souvent de leur donner un nom. Mais je ne les nomme pas. Je les choisis, instinctivement. Tout est dans leur équilibre, un infime pourcentage d'une teinte peut tout changer. Ce travail devient extrêmement technique. Je suis en réalité incapable d'expliquer mes choix. Lorsque l'on parle de Couture, on parle toujours de savoir-faire. Mais c'est une vision très ennuyeuse de la Couture ! Je ne crois pas que la nouvelle génération s'intéresse aux savoir-faire. Vous voyez quelque chose de beau et vous n'avez pas besoin de savoir comment cela a été réalisé. Ce qui compte, c'est que le vêtement vous offre une opportunité de vous exprimer, d'oser, d'être extraverti...

 

 

"Lorsque l'on parle de Couture, on parle toujours de savoir-faire. Mais c'est une vision très ennuyeuse de la Couture !" Pierpaolo Piccioli

Vue de l’exposition “Forever Valentino” au M7 à Doha. Courtesy of Valentino - photo credit: Agostino Osio_ Alto//Piano Vue de l’exposition “Forever Valentino” au M7 à Doha. Courtesy of Valentino - photo credit: Agostino Osio_ Alto//Piano
Vue de l’exposition “Forever Valentino” au M7 à Doha. Courtesy of Valentino - photo credit: Agostino Osio_ Alto//Piano

Thibaut Wychowanok : L'exposition explore l'esprit romain de la maison. Dans une impressionnante mise en scène, les vêtements sont installés sur deux architectures, un amphithéâtre et une construction industrielle plus inattendue.

 

Pierpaolo Piccioli : Rome est tout cela. Une contradiction entre différentes strates, entre le baroque et Pasolini, les palazzo et les bâtiments industriels, la Rome impériale et le néo- réalisme. C'est de cet équilibre que naît la beauté de la ville. Massimiliano a eu l'idée de construire l'exposition tel un Capriccio, ces peintures représentant des paysages imaginaires, ou quasi imaginaires, réunissant des édifices, des ruines et des éléments architecturaux qui n'ont jamais réellement cohabité. L'harmonie provient de ces dissonnances.

 

Alexander Fury : Toute l'exposition est construite autour de ce mouvement entre espaces réels et espaces imaginaires.

 

Massimiliano Gioni : Oui, dans une logique d'expansion et de contraction : de petits espaces suivis de grands espaces. Comme une respiration. Pour revenir à Rome, je me souviens de Pierpaolo nous parlant de la minéralité des rues de Rome. C'est quelque chose que nous avons essayé de retrouver. Il ne s'agit pas de la Rome des photos de touristes, mais d'une Rome où Pierpaolo va prendre son café le matin. Il fallait retrouver cette familiarité avec la ville.

Vue de l’exposition “Forever Valentino” au M7 à Doha. Courtesy of Valentino - photo credit: Agostino Osio_ Alto//Piano Vue de l’exposition “Forever Valentino” au M7 à Doha. Courtesy of Valentino - photo credit: Agostino Osio_ Alto//Piano
Vue de l’exposition “Forever Valentino” au M7 à Doha. Courtesy of Valentino - photo credit: Agostino Osio_ Alto//Piano

Thibaut Wychowanok : Le glamour et les célébrités ne sont pas absentes de l'exposition. Une salle en particulier présente les créations portées par Zendaya ou Lady Gaga..

 

Massimiliano Gioni : L'un des mythes fondateurs de Valentino est bien sûr la collaboration avec Antonioni pour L'Avventura. Pierpaolo a quant à lui travaillé avec Luca Guadagnino. Pierpaolo offre une vision plus pasolinienne de Rome, moins exclusive, moins lifestyle. Plus ancrée dans un vécu. Vous pouvez penser Rome comme un lieu luxueux, mais c'est aussi un point de convergence multiculturel depuis son origine. Non sans difficultés, bien sûr, mais multiculturel tout de même.

 

Pierpaolo Piccioli : Il m'a toujours paru essentiel faire évoluer la maison, de passer d'une image lifestyle à la défense d'une idée de communauté. Les divas représentaient ce lifestyle, les tapis rouges et tout ce qui va avec. Aujourd'hui, les célébrités qui m'intéressent sont celles qui évoquent et défendent d'autres valeurs. Des individualités. Je n'ai pas de muse mais j'aime les personnalités uniques en leur genre. Ce sont les gens que j'aime habiller, comme Zendaya. Euphoria [où l'actrice américaine tient le premier rôle] est à mes yeux la meilleure série qui ait jamais existé. Elle y est bien plus qu'une actrice. Elle incarne les valeurs de toute une génération. Des mots comme Égalité, Liberté et Inclusivité servent trop souvent à cacher des collections qui se ressemblent d'une saison à l'autre alors que ce sont des idées importantes. Des valeurs que la mode doit défendre. Lorsque j'ai organisé mon show Couture sur la place d'Espagne à Rome, lieu où des défilés étaient organisés il y a plusieurs décennies, des mannequins de toutes origines et de tous genres ont pris place sur les marches. Des femmes noires sur un symbole de l'art italien... cela n'aurait jamais été envisageable il y a trente ans. Donner la lumière à un homme portant une robe n'aurait jamais été considéré comme de la Couture. Évidemment, vous voyez cela dans des magazines de mode niches ; mais la différence est de leur donner une voix et une visibilité dans un espace institutionnel et monumental. La beauté de ces moments peut faire changer les choses. Les images peuvent faire évoluer les mentalités. Ce défilé était pour moi un manifeste, un moment de célébration de l'imperfection de la beauté, de l'humanité, des gens, et non du glamour. Et j'aime assez que cela soit aussi un énorme doigt d'honneur à tous les anti-démocrates. Nous vivons une période compliquée, des élections italiennes qui ont abouti au gouvernement le plus fasciste depuis Mussolini à la remise en cause du droit à l'avortement aux États-Unis. Nous devons plus que jamais nous battre, y compris pour les droits que nous croyions acquis.

 

 

"Des mots comme Égalité, Liberté et Inclusivité servent trop souvent à cacher des collections qui se ressemblent d'une saison à l'autre alors que ce sont des idées importantes." Pierpaolo Piccioli 

 

 

Forever Valentino, au M7 de Doha, jusqu’au 1 avril 2023.
Zendaya habillée par la maison Valentino, le 12 septembre 2022 à Los Angeles. Photo Credit AB+DM @abdmstudio Zendaya habillée par la maison Valentino, le 12 septembre 2022 à Los Angeles. Photo Credit AB+DM @abdmstudio
Zendaya habillée par la maison Valentino, le 12 septembre 2022 à Los Angeles. Photo Credit AB+DM @abdmstudio