Évitant avec talent l’écueil de la mièvrerie, c’est dans la flamboyance baroque des costumes de scène que Simone Rocha puise l’inspiration de sa collection. “J’ai pensé au mouvement, à la danse, à la féminité, à la fantaisie du vêtement, puis je me suis demandé comment questionner ces notions pour les faire entrer en résonance avec les codes de Moncler, explique-t-elle. Pour cela, j’ai regardé l’œuvre de Federico Fellini, de même que des opéras et des ballets classiques, en me focalisant particulièrement sur la théâtralité, le mouvement et les costumes. J’ai fait appel à la photographe et réalisatrice Petra Collins pour mettre en scène cette collection. Nous avons travaillé avec des mannequins et des danseuses.” Le film issu de cette collaboration présente un ballet inquiétant, dans un décor évoquant l’Antiquité romaine et la Renaissance italienne.

 

Pour cette vidéo, la jeune réalisatrice canadienne connue, comme Simone Rocha, pour son questionnement des normes et des codes féminins, s’est remémoré sa propre expérience d’apprentie danseuse, dans toute son ambivalence : “La collection de Simone incarne mon cauchemar absolu, elle est à la fois belle et grotesque. J’ai grandi en pratiquant la danse, et cela m’a beaucoup influencée, de façon positive comme négative. Je voulais raconter cette histoire : j’ai passé une partie de mon adolescence devant un miroir, à répéter des mouvements que je ne serai jamais capable de réaliser à la perfection. Ce film est une ode à ce sentiment d’inachevé qui me hante pour toujours.”