Advertising
926

Beyoncé : portrait de la reine incontestée de notre époque

 

Alors que la star du R’n’B vient de sortir son nouvel album “Lemonade” et a révélé sa ligne de sportswear Ivy Park, Numéro revient sur l’ambition folle de l’Américaine : inspirer les femmes. Portrait : Peter Lindbergh

Portrait : Peter Lindbergh.

 

Les lignes de vêtements lancées par des célébrités (chanteuses ou actrices) ont longtemps été destinées à des poignées de fans hystériques prêtes à s’arracher à prix d’or de pâles répliques du vestiaire de leurs idoles. Le tout en guise de complément plus ou moins haut de gamme à des parfums vendus dans les circuits de la grande distribution. Mais voilà que soudain, Kanye West, puis Rihanna, et enfin Beyoncé, les stars planétaires du R’n’B, se lancent tour à tour à l’assaut des sommets de la mode. Avec succès. La démonstration est simple : via Internet, une génération entière nourrie d’images et entourée d’une flopée de stylistes – une profession hier inconnue, qui figure aujourd’hui dans le top 5 des carrières rêvées des adolescents – “parle” naturellement le langage de la mode. Soit celui des mood boards construits sur Pinterest. 

Illustration : Golgotha, d’après une photographie de Ivy Park.

À ce jeu, les célébrités bien entourées, évoluant dans les cercles les plus élevés de la “coolitude” mondiale, ont toutes les cartes en main pour développer un goût et une image personnels. Certaines y parviennent, d’autres échouent lamentablement sur les bas-côtés du bon goût. Et parfois, une voix s’élève dans la nuit pour interroger son époque : “Et si notre génération n’était pas à la hauteur de ce qui a existé par le passé? Nous avons un pied sur Internet et un pied dans le monde réel, mais qui est le nouvel Alexander McQueen? Le nouveau Rem Koolhaas? Sommes-nous juste voués à consommer sur Internet? À moins de pousser vraiment plus loin et de réaliser de grandes œuvres d’art, cela donne le sentiment qu’on est submergé par le faussement génial.” Cette voix n’est autre que celle de Virgil Abloh, meilleur ami de Kanye West et lui-même créateur d’une marque de mode (Off-White). Pour la marque de sportswear qu’elle lance avec Topshop, Beyoncé, elle, se propose modestement d’adapter un vêtement à une fonctionnalité quotidienne, avec simplicité et style. “Lorsque je répète pour préparer mes concerts, je vis dans mes vêtements de sport, et je n’avais pas trouvé, jusqu’à maintenant, une marque qui me parle réellement. Avec cette collection intitulée Ivy Park,  mon but est de repousser les frontières du vêtement destiné à la pratique du sport. Je voudrais inspirer les femmes qui comprennent que la vraie beauté se situe au-delà de l’apparence physique. La vraie beauté se situe dans les esprits, les cœurs et les corps sains. Lorsque je me sens forte, bien dans mon corps, je me sens également bien dans ma tête. Je veux créer une marque qui permette à toutes les femmes de ressentir la même chose.” Ainsi parle Queen B.

La vraie beauté se situe au-delà de l’apparence physique, dans les esprits, les cœurs et les corps sains.

Prenant la suite des multiples collections du top model Kate Moss, la ligne Ivy Park (baptisée d’après le prénom de la fille de Beyoncé et de Jay-Z, Blue Ivy) n’est pas une capsule, mais une association durable de la star mondiale avec l’enseigne culte londonienne, qui sait mieux que nulle autre mettre le style à la portée du grand nombre. Bordés de larges élastiques estampillés en toutes lettres “Ivy Park”, des brassières et des leggings déclinés en gris, noir ou bleu subliment les corps athlétiques tout en adoptant une connotation subtilement nineties.
Les longs sweat-shirts, les bodys parachèvent le style graphique de la première collection. Une proposition juste, véritablement pensée pour les femmes. Après avoir chanté pour l’investiture de Barack Obama, ainsi qu’à la grand-messe du Super Bowl, Queen B semble bien décidée à prouver… qu’elle n’a plus rien à prouver. Une attitude juste et rafraîchissante. 

 

Ivy Park, disponible fin avril en exclusivité sur www.zalando.fr

 

Par Carmen Kapheim

Pourquoi “Magdalene” de FKA twigs est l'album de l'année
765

Pourquoi “Magdalene” de FKA twigs est l'album de l'année

Musique Après presque cinq ans d’absence et une sortie repoussée plusieurs fois, FKA twigs a enfin dévoilé vendredi dernier son deuxième album : Magdalene. En neuf titres, l’auteure-compositrice-interprète britannique prouve sans hésitation que le résultat valait l’attente, transportant les auditeurs dans une odyssée émotionnelle où elle apparaît plus vulnérable et puissante que jamais. Retour sur les ingrédients qui font le succès d'un nouvel opus aussi surprenant que magistral. Après presque cinq ans d’absence et une sortie repoussée plusieurs fois, FKA twigs a enfin dévoilé vendredi dernier son deuxième album : Magdalene. En neuf titres, l’auteure-compositrice-interprète britannique prouve sans hésitation que le résultat valait l’attente, transportant les auditeurs dans une odyssée émotionnelle où elle apparaît plus vulnérable et puissante que jamais. Retour sur les ingrédients qui font le succès d'un nouvel opus aussi surprenant que magistral.

Sofiane Pamart, le virtuose qui sidère les rappeurs
978

Sofiane Pamart, le virtuose qui sidère les rappeurs

Musique À 28 ans, le pianiste Sofiane Pamart a collaboré avec les deux tiers des rappeurs français. Pur produit du Conservatoire, le virtuose est pourtant seul sur “Planet”, un album de musique classique disponible le 22 novembre prochain. Entre souvenirs de voyage et destinations fantasmées, il transcrit en musique les panoramas du monde et chacun des douze morceaux de ce disque porte le nom d’une ville. À 28 ans, le pianiste Sofiane Pamart a collaboré avec les deux tiers des rappeurs français. Pur produit du Conservatoire, le virtuose est pourtant seul sur “Planet”, un album de musique classique disponible le 22 novembre prochain. Entre souvenirs de voyage et destinations fantasmées, il transcrit en musique les panoramas du monde et chacun des douze morceaux de ce disque porte le nom d’une ville.

Advertising
Rencontre avec Djebril Zonga, star du film “Les Misérables”
873

Rencontre avec Djebril Zonga, star du film “Les Misérables”

Cinéma Dans “Les Misérables”, le film du réalisateur Ladj Ly, qui représentera la France dans la course aux Oscars, Djebril Zonga incarne Gwada, un policier toujours sur la brèche, officiant à Montfermeil. Au sein d’un trio infernal, l’acteur campe son personnage avec une justesse unanimement saluée par la critique. Découvrez en avant-première des extraits de l'entretien à paraître dans le Numéro de décembre-janvier. Dans “Les Misérables”, le film du réalisateur Ladj Ly, qui représentera la France dans la course aux Oscars, Djebril Zonga incarne Gwada, un policier toujours sur la brèche, officiant à Montfermeil. Au sein d’un trio infernal, l’acteur campe son personnage avec une justesse unanimement saluée par la critique. Découvrez en avant-première des extraits de l'entretien à paraître dans le Numéro de décembre-janvier.

“Les Misérables” : confessions du réalisateur Ladj Ly
973

“Les Misérables” : confessions du réalisateur Ladj Ly

Cinéma Avant d’investir le cinéma, sa caméra a d’abord été pour lui un outil de vigilance citoyenne. Habitant d’une cité de Montfermeil et membre du collectif Kourtrajmé, le réalisateur Ladj Ly a commencé son parcours en filmant la vie de son quartier. Vingt ans plus tard, son film “Les Misérables”, qui raconte une bavure policière dont il a été le témoin, a été sélectionné à la surprise générale en compétition à Cannes et a décroché le prix du Jury. Ce film engagé, essentiel aujourd’hui, est désormais en lice pour la course aux Oscars, où il représente la France.  Avant d’investir le cinéma, sa caméra a d’abord été pour lui un outil de vigilance citoyenne. Habitant d’une cité de Montfermeil et membre du collectif Kourtrajmé, le réalisateur Ladj Ly a commencé son parcours en filmant la vie de son quartier. Vingt ans plus tard, son film “Les Misérables”, qui raconte une bavure policière dont il a été le témoin, a été sélectionné à la surprise générale en compétition à Cannes et a décroché le prix du Jury. Ce film engagé, essentiel aujourd’hui, est désormais en lice pour la course aux Oscars, où il représente la France. 

Takashi Murakami : “Pour dessiner ces pénis hypertrophiés, il faut être impuissant. L’imagination prend le relais.”
978

Takashi Murakami : “Pour dessiner ces pénis hypertrophiés, il faut être impuissant. L’imagination prend le relais.”

Numéro art Rencontre et carte blanche à l’artiste star japonais qui prend possession de la salle de bal de la galerie Perrotin à Paris, jusqu’au 21 décembre, avec son célèbre personnage Mr DOB, de nouvelles sculptures hypersexualisées et d’étonnantes peintures en hommage à la tradition picturale asiatique. Rencontre et carte blanche à l’artiste star japonais qui prend possession de la salle de bal de la galerie Perrotin à Paris, jusqu’au 21 décembre, avec son célèbre personnage Mr DOB, de nouvelles sculptures hypersexualisées et d’étonnantes peintures en hommage à la tradition picturale asiatique.

Caroline Polachek, de la Villa Médicis au festival Pitchfork
864

Caroline Polachek, de la Villa Médicis au festival Pitchfork

Musique Moitié du duo Chairlift pendant 12 ans, collaboratrice de Beyoncé, Charli XCX ou encore Blood Orange, Caroline Polachek est une musicienne aux multiples casquettes. A l’affiche du Pitchfork Music Festival samedi 2 novembre, cette auteure-compositrice-interprète américaine y présentera son tout premier album à son nom, “Pang”, une envolée lumineuse et lyrique qui amorce en beauté un nouveau chapitre de sa carrière. Portrait. Moitié du duo Chairlift pendant 12 ans, collaboratrice de Beyoncé, Charli XCX ou encore Blood Orange, Caroline Polachek est une musicienne aux multiples casquettes. A l’affiche du Pitchfork Music Festival samedi 2 novembre, cette auteure-compositrice-interprète américaine y présentera son tout premier album à son nom, “Pang”, une envolée lumineuse et lyrique qui amorce en beauté un nouveau chapitre de sa carrière. Portrait.



Advertising