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Cédric Jacquemyn, Craig Green, Gosha Rubchinskiy : trois créateurs incontournables

 

Numéro dévoile sa sélection de trois créateurs de mode masculine qui se distinguent par leur esthétique singulière et leur identité forte : Gosha Rubchinskiy, Cédric Jacquemyn, et Craig Green.

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Numéro dévoile sa sélection de trois créateurs de mode masculine qui se distinguent par leur esthétique singulière et leur identité forte : Gosha Rubchinskiy, Cédric Jacquemyn, et Craig Green. 

 

Gosha Rubchinskiy

 

Le jeune designer russe propose un sportswear détonnant qui s’inspire du lifestyle de la jeunesse moscovite, et mêle l’héritage culturel post-soviétique à la culture skate occidentale. Ses silhouettes se réapproprient l’identité du streetwear des années 90, notamment le culte du logo, que le créateur décline parfois même en all over. Imprimé en cyrillique, son nom est une signature déjà reconnue dans le monde entier, qu’il appose sur ses pièces graphiques, aux coupes et matières sophistiquées.

 

Depuis sa première collection, Gosha Rubchinskiy s’illustre avec brio par son sens du stylisme, directement inspiré de la rue moscovite. Il célèbre avec authenticité la diversité de ses figures jusque dans le casting de ses défilés. Une démarche qu’il pousse jusqu’à photographier lui-même le quotidien méconnu des jeunes Russes. Ses clichés d’un été passé à Saint-Pétersbourg ont été publiés dans un livre intitulé Transfiguration

 

Cédric Jacquemyn

 

Diplômé de l’Académie des beaux-arts d’Anvers, Cédric Jacquemyn propose un menswear romantique d’inspiration ethnique. Sa dernière collection est un retour à la source du vêtement et de sa construction utilitaire. Directement inspirées des rites initiatiques de Nouvelle-Guinée, les pièces figuratives et imprimées confèrent aux silhouettes graphiques une allure protectrice. D’autres arborent également une esthétique à la fois sombre et érotique avec des pièces en cuir noir, laissant apparaître la peau du corps masculin.

 

Une ambivalence entre deux propositions radicalement différentes que le créateur transcende dans son univers empreint d’une sensibilité poétique. La modernité de Cédric Jacquemyn réside dans sa capacité à mettre en exergue la vulnérabilité de l’homme dans des silhouettes longues, sombres et architecturales.

 

 

Craig Green

 

Finaliste du prestigieux prix LVMH, le créateur britannique a confirmé cette année son statut d’étoile montante du prêt-à-porter masculin. Sur une base mêlant le vêtement de travail, l’esthétique des arts martiaux et une éthique de la réserve inspirée de l’uniforme, Craig Green construit de savantes superpositions de vêtements aux dimensions oversize

 

Pièce phare qu’il réinterprète de saison en saison, le kimono fluide en coton connaît depuis ses débuts plusieurs variations. Jusqu’à être arboré, dans une version blanche et estivale, par la chanteuse FKA Twigs lors de son concert inoubliable en avril au festival Coachella. Autre consécration, une sélection des pièces de Craig Green est actuellement exposée au MET de New York dans le cadre de l’exposition  China: Through the looking glass.

 

Par Delphine Roche et Rafaëlle Emery 

 

Autoportrait de Gosha Rubchinskiy.

Portrait de Cédric Jacquemyn par Yves de Brabander.

Portrait de Craig Green par Lucy Carr-Ellison.

Look de Gosha Rubchinskiy, automne-hiver 2015-2016.

Look de Cédric Jacquemyn, automne-hiver 2015-2016.

Look de Craig Green, automne-hiver 2015-2016.

5 questions à David Beckham sur sa première collection de lunettes avec Safilo
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5 questions à David Beckham sur sa première collection de lunettes avec Safilo

Accessoires Nouveauté dans la carrière de David Beckham : cette semaine, le Britannique dévoile sa toute première collection de lunettes en collaboration avec le groupe italien Safilo. Numéro a interrogé le célèbre footballeur sur ce projet inédit. Nouveauté dans la carrière de David Beckham : cette semaine, le Britannique dévoile sa toute première collection de lunettes en collaboration avec le groupe italien Safilo. Numéro a interrogé le célèbre footballeur sur ce projet inédit.

“Les hommes de Shanghai“, une série de Rayan Nohra pour Numéro art
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“Les hommes de Shanghai“, une série de Rayan Nohra pour Numéro art

Numéro art Découvrez la série photographique “Les hommes de Shanghai“ signée Rayan Nohra pour Numéro art avec les mannequins Guo Yunlong et Wang Cunxiao. Découvrez la série photographique “Les hommes de Shanghai“ signée Rayan Nohra pour Numéro art avec les mannequins Guo Yunlong et Wang Cunxiao.

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Gucci célèbre le nouvel an chinois avec Mickey Mouse
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Gucci célèbre le nouvel an chinois avec Mickey Mouse

Mode Gucci signe une collection inspirée par Mickey Mouse pour célébrer le nouvel an chinois placé cette année sous le signe de la souris.   Gucci signe une collection inspirée par Mickey Mouse pour célébrer le nouvel an chinois placé cette année sous le signe de la souris.  

Le défilé Bethany Williams automne-hiver 2020-2021
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Le défilé Bethany Williams automne-hiver 2020-2021

Fashion Week Figure émergente d'une mode écoresponsable et engagée et finaliste au dernier prix LVMH, la Londonienne Bethany Williams a présenté samedi dans le quartier de Newham sa nouvelle collection homme automne-hiver 2020-2021. C'est dans une scénographie sobre aux tons gris que la créatrice qui valorise l'artisanat et l'upcycling a fait défiler ses mannequins, vêtus de hoodies colorés en nylon,  de harnais encerclant les torses à même la peau, de pulls en maille aux imprimés animaux et de salopettes en empiècements de couleurs sombres. Plusieurs pièces confectionnées à la main et recyclées étaient inspirées de vêtements pour enfants piochés parmi la vaste collection du Victoria and Albert Museum of Childhood à Bethnal Green, à Londres. Avec ce nouveau défilé, Bethany Williams prouve une nouvelle fois que mode éthique rime avec qualité et innovation. Figure émergente d'une mode écoresponsable et engagée et finaliste au dernier prix LVMH, la Londonienne Bethany Williams a présenté samedi dans le quartier de Newham sa nouvelle collection homme automne-hiver 2020-2021. C'est dans une scénographie sobre aux tons gris que la créatrice qui valorise l'artisanat et l'upcycling a fait défiler ses mannequins, vêtus de hoodies colorés en nylon,  de harnais encerclant les torses à même la peau, de pulls en maille aux imprimés animaux et de salopettes en empiècements de couleurs sombres. Plusieurs pièces confectionnées à la main et recyclées étaient inspirées de vêtements pour enfants piochés parmi la vaste collection du Victoria and Albert Museum of Childhood à Bethnal Green, à Londres. Avec ce nouveau défilé, Bethany Williams prouve une nouvelle fois que mode éthique rime avec qualité et innovation.

Le défilé Charles Jeffrey Loverboy automne-hiver 2020-2021
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Le défilé Charles Jeffrey Loverboy automne-hiver 2020-2021

Fashion Week Illuminé comme une nuit étoilée par une boule disco, le décor somptueux du Battersea Arts Centre servait ce samedi de théâtre à la nouvelle collection Charles Jeffrey Loverboy. Entre le défilé et la danse, la présentation du jeune créateur britannique faisait montre une fois de plus de son goût pour la mise en scène et l’excentricité. À l’élégance des ensembles très cintrés aux larges épaules dont l’allure rappelle l’ère victorienne se mêlent des robes, jupes et combinaisons plus streetwear, décorées d’imprimés colorés intergalactiques ou d'ensembles color blocks abstraits qui replongent au cœur des années 90. Un motif all-over de champignons dessiné, semblant tout droit sorti d'un traité de botanique, se démarque notamment de cet ensemble visuel très riche. Pour autant, le créateur ne délaisse pas son esthétique punk ni son propre héritage écossais, très manifeste lorsqu’il réinterprète le traditionnel tartan dans des pièces qui jouent volontiers sur la déconstruction et l’asymétrie. Clou du spectacle, des robes à crinoline ornées de cœur qui terminent le défilé avec majesté grâce à leurs volumes impressionnants et leurs tissus à l'effet délavé. Illuminé comme une nuit étoilée par une boule disco, le décor somptueux du Battersea Arts Centre servait ce samedi de théâtre à la nouvelle collection Charles Jeffrey Loverboy. Entre le défilé et la danse, la présentation du jeune créateur britannique faisait montre une fois de plus de son goût pour la mise en scène et l’excentricité. À l’élégance des ensembles très cintrés aux larges épaules dont l’allure rappelle l’ère victorienne se mêlent des robes, jupes et combinaisons plus streetwear, décorées d’imprimés colorés intergalactiques ou d'ensembles color blocks abstraits qui replongent au cœur des années 90. Un motif all-over de champignons dessiné, semblant tout droit sorti d'un traité de botanique, se démarque notamment de cet ensemble visuel très riche. Pour autant, le créateur ne délaisse pas son esthétique punk ni son propre héritage écossais, très manifeste lorsqu’il réinterprète le traditionnel tartan dans des pièces qui jouent volontiers sur la déconstruction et l’asymétrie. Clou du spectacle, des robes à crinoline ornées de cœur qui terminent le défilé avec majesté grâce à leurs volumes impressionnants et leurs tissus à l'effet délavé.

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