Nombreux sont ceux qui pleurent encore le décès prématuré d'Aaliyah : fans, artistes et, plus globalement, tous les enfants des années 2000. Alors que le rappeur Dinos évoquait la mémoire de la chanteuse dans un entretien pour Numéro, beaucoup d'autres musiciens lui ont aussi rendu hommage dans leurs textes. On pense à Akhenaton (du groupe IAM) qui avait prévu une collaboration avec elle et la citait sur le morceau Sur les murs de ma chambre (2006), à Kendrick Lamar, qui a utilisé des samples d'Aaliyah sur son titre Blow my High (2012), à Booba (dans Talion), à Jul (“J’peux mourir comme Aaliyah” dans La Classe) ou encore Drake, qui est allé jusqu'à se faire tatouer le visage de la chanteuse dans le dos. 

 

Mais alors, pourquoi tous ces artistes sont-ils inspirés par la chanteuse américaine ? La réponse est simple : en sept ans de carrière et seulement trois albums, elle a su s'imposer comme un pilier du R'n'B américain grâce à sa voix douce et sensuelle et à son chant toujours juste. Aussi, tout au long de son parcours fulgurant dans la musique, Aaliyah a su s'entourer d'artistes de renom. En 1994, elle épouse le chanteur R. Kelly et sur son deuxième album One In a Million (1996), l'artiste maintes fois nommée aux Grammy Awards collabore avec Missy Elliott et le producteur mégastar Timbaland. Alors qu'elle déclare s'inspirer de la musique de Janet Jackson et d'Alanis Morissette, Aaliyah a aussi fait ses preuves en tant qu'actrice, sur deux films : Roméo doit mourir (2000) – où un de ses titres apparaît dans la bande originale – et La Reine des damnés (2002).

 

Malheureusement, les trois albums studio d'Aaliyah (Age Ain't Nothing but a Number, One in a Million et Aaliyah) ne sont pas encore disponibles sur les plates-formes de streaming. Mais son oncle, Barry Hankerson – producteur de musique et fondateur du label Blackground Records – a annoncé sur Twitter une nouvelle qui devrait ravir les fans : la discographie complète de la chanteuse défunte sera en ligne courant 2020, dix-neuf ans après son décès prématuré.