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Aliocha, jeune virtuose de la scène folk-pop

 

Si l'on connaissait déjà dans la famille Schneider Niels, acteur chez Xavier Dolan, il est temps de faire place à son frère Aliocha qui dévoile aujourd'hui un premier EP “Sorry Eyes” très prometteur. Portrait. Photos : Jules Faure pour Numero.com.

Photo Jules Faure

Figure familière au Québec pour ses apparitions à la télévision dès 11 ans, Aliocha commence son parcours comme comédien, et décroche le rôle du fils de Monica Bellucci dans le drame Ville-Marie réalisé par Guy Édoin l’année dernière. Il n’a pourtant pas l’impression d’avoir consciemment choisi cette voie : “La machine s’est emballée pour la comédie par la force des choses. Tout s’est accéléré car j’avais un agent grâce auquel j’ai obtenu un rôle, puis un autre, jusqu'à ce que je réalise que c’était devenu un métier.” Une approche assez différente de celle qu’il a eue avec la musique : “Jouer est une chose que j’adore, mais avec la musique j’injecte quelque chose de plus personnel car je suis moins dirigé et cadré que dans le cinéma. Et je ne suis pas à la merci des rôles qu’on me propose, ce qui m'apporte une vraie liberté.”

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  2. Avec un père danseur à l’Opéra de Paris devenu professeur de théâtre, et des frères aînés lancés dans une carrière de comédiens, Aliocha a baigné dans la culture dès son plus jeune âge. “Grandir dans une famille créative a éveillé ma sensibilité aux arts, et a rendu le partage de la culture très facile car dès que l’un d’entre nous faisait une découverte il la partageait.” Combinant les cours de son père, passionné de comédie, et des leçons de chant, il approfondit sa culture artistique et se perfectionne jusqu’à définitivement arrêter l’école à l’âge de 17 ans pour pleinement se consacrer au jeu et au songwriting.

Je ne compose pas de chansons dans le but de recréer le passé, ce n’est pas ce qui m’intéresse, ce que je veux c’est faire la musique qui me ressemble comme une sorte d’assimilation de toutes mes influences et de toutes les choses que j’aime.

Photo Jules Faure

  1. Fruit de cette quête d’identité, son premier EP Sorry Eyes évoque immédiatement des inspirations liées à la pop des années 60-70. Avec Bob Dylan comme figure emblématique, le Franco-Québécois évoque aussi d’autres artistes qui ont façonné sa culture musicale : “ll y a John Lennon, Simon & Garfunkel, Joni Mitchell… Et parmi mes références plus 90, je citerais Elliott Smith et Radiohead entre autres. J’ai un panthéon d’albums qui inclut Plastic Ono Band de John Lennon, Highway 61 Revisited de Bob Dylan, XO d’Elliott Smith, OK Computer de Radiohead.” 
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  3. L'approche épurée, simplement guitare-voix des artistes folk issus des années hippies s'avère très inspirante pour le musicien, qui refuse pourtant de tomber dans l’hommage trop appuyé. “Je ne pense pas être nostalgique dans la mesure où toutes mes références issues des années 60 font partie de la conscience collective, une conscience dans laquelle je m’enracine. Je ne compose pas de chansons dans le but de recréer le passé, ce n’est pas ce qui m’intéresse, ce que je veux c’est faire la musique qui me ressemble comme une sorte d’assimilation de toutes mes influences et de toutes les choses que j’aime.”

Photo Jules Faure

  1. Si, de chanteur-compositeur occasionnel, Aliocha est devenu la nouvelle signature du label canadien Audiogram, c’est grâce à quelques rencontres importantes qui ont jalonné son chemin. Peu après avoir quitté le lycée, il croise la route de Jean Leloup : “Jean est une espèce de poète, singer-songwriter complètement fou, qui est une vraie légende au Québec et qui était mon idole depuis des années. Il m’a pris sous son aile à partir du moment où je suis allé le voir avec dix morceaux dans la poche, des morceaux sans prétention dont je ne savais pas trop quoi faire. Il m’a proposé d’enregistrer une maquette dans son studio en m’affirmant qu’il y avait quelque chose à faire à partir de ça, qu’il fallait essayer d’aller au-delà. C’est une expérience qui m’a convaincu d’arrêter de prendre la composition comme une chose ponctuelle pour réellement m’y consacrer.
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  3. À cette figure bienveillante s’est ajouté l’appui du Français Samy Osta, qui a notamment collaboré avec La Femme et Feu ! Chatterton, avec lequel il est parti enregistrer à Göteborg pendant deux mois. “Samy a une sensibilité très proche de la mienne et il n’a pas essayé d’imposer son son sur mes compositions comme peuvent le faire d’autres producteurs. Certains peuvent être totalement indifférents au processus de création et arrivent avec des arrangements tout prêts à être plaqués sur le titre. Alors qu’avec lui, ça a vraiment été un travail en commun du début jusqu’à la fin, il a été particulièrement à l’écoute jusqu’à me donner l’impression d’avoir fait les arrangements moi-même.

En anglais, ça me semble plus facile de chanter les premières choses qui me passent par la tête sans me soucier d’un quelconque sens, en restant focalisé sur la sonorité des mots. 

La cover du premier EP d'Aliocha, Sorry Eyes.

  1. Niant totalement avoir une routine pour écrire ses titres, Aliocha préfère laisser ce procédé au hasard de ses inspirations. “La plupart du temps je chante une suite d’accords qui me plaît suffisamment pour que je m’en lasse pas tout de suite, et j’improvise dessus sans trop réfléchir. En anglais, ça me semble plus facile de chanter les premières choses qui me passent par la tête sans me soucier d’un quelconque sens, en restant focalisé sur la sonorité des mots. Et souvent, au moment d’enregistrer, je me rends compte que ces phrases lâchées au hasard traduisent réellement quelque chose qui m’habite et qui n’aurait pas pu me venir d’une autre manière qu’en passant par ce processus guitare-voix assez intimiste.” Un refus de la contrainte représentatif de cet électron libre multitalent au futur qu’on prédit radieux.

 

Sortie EP Sorry Eyes le 7 octobre (LE LABEL/PIAS). En concert le 13 octobre au MAMA Festival (Paris).

 

 

Propos recueillis par Marion Ottaviani, Photographe : Jules Faure

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