Sexe, drogue, alcool et BPM puissants sont les quatre éléments qui maintiennent Robert Schlag, alias “Beat”, en vie. Beat, c’est aussi le nom de la nouvelle série Amazon Prime dans laquelle ce jeune et célèbre promoteur de club techno berlinois, incarné par Jannis Niewöhner, voit son équilibre chamboulé : il retrouve dans sa discothèque deux cadavres d’adolescentes suspendus au plafond. S’ensuit une décadence infinie : Beat se fait enrôler par les services secrets européens (ESI) afin d’espionner son patron, soupçonné de dissimuler tout un réseau de trafic d'organes...

 

Une série bien glauque signée Marco Kreuzpaintner et servie par une scénographie froide où des corps frivoles, filmés à la caméra embarquée, se laissent habiter par la fureur de la techno de façon ultra réaliste. 

 

Car c’est surtout d’oiseaux de nuits technophiles qu'il est question dans Beat. Des noctambules qui vouent un culte au milieu dans lequel ils évoluent, un milieu underground aussi fascinant que repoussant, qui évoque à notre antihéros adulescent une atmosphère prénatale :  “chaleur, obscurité, mouvement : c’est la techno, c’est ce que je suis”. Si les critiques sont mitigées, cette série a le mérite d’être l’une des rares à cerner la culture clubbing sans filtre. Véritable emblème de la capitale allemande, la techno est un sujet parfois inexploré par la fiction mis à part Human Traffic, Eden et quelques scènes de Trainspotting.

 

En France, la première saison de Beat est disponible en intégralité sur Amazon Prime Video.