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Radieux, puissant et magistral, le premier album de Pone défie la gravité

 

Avec “Radiant”, le Français Pone offre un premier album solaire, magistral et puissant en forme d’envolées cosmiques, remèdes à la dépression. Rencontre et portrait.

Photo : Jules Faure.

Si Radiant est son premier album en solo, Pone, alias Thomas Parent, est déjà bien connu de la scène électronique française. Après quatre albums avec le groupe Birdy Nam Nam et de nombreuses collaborations (Svinkels, Casseurs Flowters ou José Reis Fontao du groupe Stuck in the Sound), le Français avait publié un premier EP nerveux chez Ed Banger (Justice, Pedro Winter, Mr. Oizo…). “Un essai qui était très lié à mon état d’esprit de l’époque associé à un son assez agressif,” nous confie-t-il quelques jours avant la sortie du nouvel opus. “Après la  période de doute et de solitude qui a suivi, je suis reparti à zéro et j'ai mené mon instrospection musicale. Le résultat ? Un opus magistral de musique électronique intense, solaire et énergique, belle comme une balade cosmique.

 

Pone sait d’ailleurs parfaitement ce qui l’a dirigé vers les titres solaires et parfois contemplatifs de Radiant. “Je dirais que c’est forcément lié à la politique, un désir primaire de s’évader du climat anxiogène qu’on subit actuellement en France à travers une forme de douceur et de non-violence. C’est un réel besoin de faire des pauses pour respirer, qui passe aussi et surtout par les choses qu’on voit et que l’on écoute. En revanche, caractériser précisément son style musical lui semble autrement plus difficile. “Le trip-hop a plutôt mauvaise presse, et pourtant il est lié à un éclectisme dans lequel je me reconnais, et qui fait le lien entre ce son très électronique et une culture liée au rap, au hip-hop et à la pop.

La vidéo de Heart Swings en featuring avec Jaw.

Réalisateur : Paul Trillo.
Directeur de la photographie : Greg Wilson.
 

L’éclectisme des influences de l’album doit autant à son panthéon musical personnel qu’à l’air du temps. “Nightclubbing d’Iggy Pop, Check Your Head des Beastie Boys, Histoire de Melody Nelson de Gainsbourg, la BO de Carpenters d’Escape from New YorkAmnesiac de Radiohead et Portishead du groupe éponyme ont été les six albums déterminants pour moi. Mais Internet a évidemment apporté une ouverture inimaginable en termes de culture musicale. Ça a mis fin à une espèce d’élitisme culturel en permettant à absolument tout le monde d'accéder à un contenu illimité, et en donnant la possibilité d’absorber énormément d’influences et de sons. La conséquence de ça est un immense melting-pot dans lequel tous les genres musicaux se mélangent, qui floute les frontières entre chaque style musical. Les produits de ce phénomène, que ce soit Fakear ou même le génial Kaytranada, ont créé une identité sonore nouvelle qui dépasse tous les codes préétablis.

 

La qualité de son album doit aussi beaucoup à sa précision technique (Pone fut champion du monde et d’Europe des DJ entre 1999 et 2002) et à ses qualités d’écriture qui permettent au musicien de ciseler les morceaux en pépites efficaces où le savoir-faire n’est jamais show-off et laisse toute la place à la poésie et la rêverie. “La quête de la perfection est un aspect indéniable de ma personnalité. Mais le fait que la mention DJ n’apparaisse pas sur la pochette [DJ Pone est devenu Pone] est très symptomatique de ma volonté de sortir de la seule technique pour me mettre plus à découvert, sortir des règles prédéfinies.

La vidéo de Physical Element.

Réalisateurs : Sammy Hossenny et Thomas Parent.

Une bouffée d’air frais à l’image de sa musique qui transporte immédiatement dans de vastes paysages naturels, des contrées sauvages et des océans apaisants. Une invitation au voyage qui devrait trouver un écho dans ses lives. “La scène est, de loin, l’endroit où je me sens le mieux. Ce plaisir passe pour moi par le fait d’avoir une préparation irréprochable, obsessionnelle jusque dans les détails les plus infimes pour me sentir parfaitement prêt le moment venu. En fait, je ne crois pas que varier son set, soir après soir, est réellement ce qui crée l’expérience live, C’est plutôt notre capacité à capter l’ambiance, l’humeur, des détails indicibles qui rendent l’expérience unique. Des groupes comme La Femme par exemple –que je trouve génial – n’ont pas besoin de grand-chose sur scène. Leur approche organique, en symbiose sur scène et avec le public, dégage une énergie très forte. Je me reconnais totalement dans cette manière d’appréhender le live. De quoi mettre l’eau à la bouche en attendant sa tournée à venir.

 

Radiant (PONAR/A+LSO), disponible dès maintenant. En concert le 14 décembre à la Gaîté Lyrique (Paris).

 

 

 

 

 

Marion Ottaviani, Photographe : Jules Faure

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