Les 1 et 2 juin, la huitième édition du festival écolo We Love Green investit 10 hectares du bois de Vincennes où plus de 70 000 visiteurs sont attendus. Sur place, une cinquantaine de restaurants raviront les festivaliers les plus affamés. Du simple food truck au stand estampillé “végan”. Un aubaine pour la néo-hippie Erykah Badu qui rejoint la programmation. 

 

En août dernier, le gourou de la nu-soul débarque entre les bibelots du Tiny Desk Concert. Pour l’occasion, Erykah Badu a fait dans la sobriété : dreadlocks démesurées où reposent des coléoptères dorés, rouge à lèvre violet, fard à paupière criard et grillz sur la machoire inférieure… Depuis longtemps, Erica Wright a renié son “nom d’esclave”, transformant l’orthographe de son prénom et préférant “Badu”, terme inspiré des scats de jazz, ces onomatopées qui remplacent les paroles lors des improvisations. D’autant qu’en arabe, le terme signifie “manifester la lumière et la vérité”.

 

Poétesse, philosophe et fermière chic dans son clip On & On (1997), l’artiste se situe à la croisée du jazz vocal et de la soul. Et son phrasé proche de Bilie Holiday la pose comme la porte-parole de la révolution nu-soul initiée par D’Angelo à la fin des années 90. Avec six albums à son actif, la chanteuse de 47 ans est aussi connue pour sa relation chaotique avec André Benjamin, leader du groupe Outkast. Originaire de Dallas, Erykah Badu revendique ses origines rurales. De complaintes sentimentales en ballades féministes, elle développe un manifeste musical depuis 1997, date de sortie de son premier album : Baduizm.

 

Festival We Love Green, 1er et 2 juin.