Les Australiens de Five Seconds of Summer peuvent compter sur leur communauté de fans très fidèles depuis 2011. Encore relativement discret en France, le groupe pop rock aux sursauts punk a récemment sorti un nouveau titre : Easier. Numéro a rencontré le chanteur du groupe, Luke Hemmings, héros d’une vidéo exclusive réalisée par Delphine Roche.

 

Numéro : Comment présenter Five Seconds of Summer à un parfait inconnu ?

 

Luke Hemmings : Impossible de comprendre le groupe sans venir nous voir en concert !

 

Vous avez commencé en postant de simples reprises de chansons sur Youtube. Comment la transition vers des compositions originales s’est-elle déroulée ?

 

Poster des reprises sur YouTube a été un moyen d’expression très précieux à nos débuts. Nous vivions dans l’ouest de Sydney et il n'y avait pas beaucoup d'opportunités sur la scène musicale. À l'époque, YouTube explosait et cela nous a vraiment permis d'être vus et entendus dans le monde entier. Mais lorsque nous avons commencé à présenter des compositions originales, les gens ont semblé les aimer encore plus que nos reprises. C'était un vrai défi de transformer une communauté d’internautes en fans capables de venir à un concert et d’acheter un album. 

 

Quels sont les groupes qui vous ont inspiré ? 

 

En Australie, il y a une scène rock très développée, avec AC/DC, Jet, INXS… J’ai grandi en les écoutant. Et puis, je me suis tourné vers des musiques plus pop- punk comme Green Day. Au fil du temps, nous avons commencé à être influencés par des artistes new wave comme Depeche Mode, The Cure & Nine Inch Nails. 

 

Votre dernier single Easier parle des relations toxiques. S’agit-il d’une expérience personnelle ?

 

Le plus bel aspect d’une chanson est justement le fait que chacun puisse l’interpréter comme il le souhaite. C’est pour cette raison que je n’aime pas dire exactement d’où viennent ces inspirations. Cela dit, je vais être honnête finalement, chaque chanson que j'ai écrite pour cet album est liée à une experience personelle.

 

En France, nous avons une vision assez réductrice de l’Australie : du soleil, du surf et des animaux mortels... Quel est l’état de la scène musicale de Sydney ?

 

Nous avons grandi dans l’ouest de Sydney, qui semblait avoir une scène musicale très différente de ce qui est stéréotypé comme étant “Australien”. Il y avait une grande scène metal et rock. Quelque chose de très différentes des musiques de plage. En vieillissant, je commence à réellement apprécier l’Australie, et ce pays me manque de plus en plus alors que n’importe quel groupe issu d’une petite ville cherche justement à en sortir.

 

Vous étiez à Paris pour la Fashion Week masculine. Est-ce un véritable rendez-vous ?

 

Quand j’étais plus jeune, j’avais peur de tenter de nouvelles choses ou de porter quelque chose de “différent”", mais maintenant je me sens assez confiant et libéré pour porter des paillettes, du vernis à ongles ou me maquiller. Et puis, pour un groupe comme le notre, il est impensable de manquer la Fashion Week…

 

Avec quel artiste auriez-vous rêvé de collaborer ?

 

Le regretté Michael Hutchence [le chanteur et leader du groupe INXS].