C'est loin des hauteurs hollywoodiennes et sans son ami-collaborateur The Weeknd que l'icône vintage américaine Lana Del Rey fait son retour. Mariners Apartment Complex est une ballade lancinante à la guitare produite par Jack Antonoff – le producteur aux rênes de l'enivrant Masseduction de St. Vincent et l'extatique Melodrama de Lorde – qui n'est pas sans rappeler l'aura de son opus Ultraviolence. Un clip en noir et blanc accompagne le titre, réalisé par Chuck Grant, la petite sœur de la diva à la moue envoûtante. Dans la veine des vidéos de son troisième opus, la muse se pavane dans des paysages citadins sublimés par un filtre rétro et entremêlés d'images d'un océan agité dont les vagues déferlent sur les rochers. Le sourire aux lèvres, elle truste l'objectif de la caméra, tantôt au téléphone tantôt émerveillée par la présence de papillons sur son corps.

 

Les rumeurs laissent entendre que le morceau s'inspire directement de la polémique déclenchée après son interview pour le journal américain The Guardian en 2014 – un article titré “Lana Del Rey: ‘I wish I was dead already’” [J'aurais aimé être déjà morte]. Finalement, il ne s'agirait que de simples souvenirs des premiers amours de jeunesse de la mélomane.

 

Annoncé sur son compte Instagram, Mariners Apartment Complex est le premier d'une courte série de singles promotionnels – le deuxième, Venice Bitch, étant attendu pour le 18 septembre. Un nouvel album est donc bel et bien sur le point de voir le jour. Mais cela ne sera pas avant 2019 selon les dires de Lana Del Rey, qui travaille actuellement sur un livre de poésie, à l'image de sa consœur britannique Florence Welch du groupe Florence & the Machine. Plus récemment, la belle aux lèvres pulpeuses a prêté sa voix sur la douce et entraînante Woman, une chanson de Cat Power dont le nouvel album – Wanderer – est prévu pour le 5 octobre. Prolifique, elle a également contribué à la bande originale du documentaire sur Elvis Presley d'Eugene Jareck, The King, avec son titre simplement intitulé Elvis, qui faisait initialement partie des trois chansons qu'elle avait sorti sous le nom de Sparkle Jump Rope Queen en 2008.