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09 Décembre

La recette pour… un clip des années 2000

 

Des girls bands aux divas de R’n’B en passant par les rappeurs en sweat-shirt XXL, la décennie 2000 est marquée par l'avènement de MTV et des chaînes de clips en tout genre. Chorégraphie de groupe et tenues qui “matchent”, retour sur les ingrédients qui font des clips des années 2000 un véritable phénomène.

Par Anna Prudhomme

Les Spice Girls
1/6
Les Destiny's Child
2/6
Les TLC
3/6
Eve et Gwen Stefani
4/6
Soulja Boy
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Les Spice Girls
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Les Spice Girls
Les Destiny's Child
Les TLC
Eve et Gwen Stefani
Soulja Boy
Les Spice Girls

Piercing rose bonbon au nombril, créoles argentées et jupe taille basse de la largeur d’une ceinture, les années 2000 auront été marquées d’une mode vestimentaire bien trempée. Sainte décennie des girls bands, le changement de millénaire voit fleurir le trio TLC, les Destiny's Child, ou encore les Spice Girls en Angleterre. Ce samedi 30 octobre, sur la scène londonienne du dernier épisode de X Factor, les Pussycat Dolls menées par Nicole Scherzinger se reformaient, annonçant dans la foulée leur tournée au Royaume-Uni dès avril 2020. Décomplexées, audacieuses, sexy et impertinentes, elles marquent de leur girl power affirmé l’ère géniale des clips de R’n’B des années 2000. Numéro en a analysé la recette : 

 

 

TLC - “No Scrubs” (sorti en 1999)

1° Des figures féminines fortes 

 

De la coupe courte et rouge flashy de Kelly Rowland à la moue insolente de la rappeuse Eve en passant par le regard assassin de Blu Cantrell, les chanteuses R’n’B du début du nouveau siècle cultivent l’assurance, le sex appeal et l’irrévérence en toute circonstance. Dans Bills, Bills, Bills des Destiny's Child, Beyoncé soutenue du regard par toutes les filles du salon de coiffure, réprimande son copain qui abuse une fois de plus de sa gentillesse. Dans le clip d’Independent Women, elles organisent – sur un bureau rouge verni – une réunion exclusivement féminine, et dans Girl en héroïnes new-yorkaises à la Carrie Bradshaw, elles se remontent mutuellement le moral après une rupture difficile.

 

Sensualité affirmée et entraide féminine en toutes situations, c’est le quintette britannique des Spice Girls qui popularisera l’expression “girl power : véritable idéologie qui cherche à faire avancer l’image de la femme grâce au succès de la pop culture. En 1998, Ginger Spice aka Geri Halliwell deviendra même l’ambassadrice de l’ONU pour lutter contre la maltraitance des femmes dans le monde.

 

Destiny's Child - “Say My Name” (sorti en 2012)

2° Looks assortis et esthétique colorée

 

Des ensembles en latex des membres de TLC (dans No scrubs) aux genouillères de Christina Aguilera et de ses danseuses dans Dirrty, ces tenues, assemblées avec un mauvais goût soigneusement travaillé, ont amené avec elles la géniale tendance du “mix and match” (“mélanger et assortir” en anglais). Rappels de couleurs et de matières, les costumes sont réfléchis au sein d'un ensemble et permettent parfois la mise en valeur de la star par le jeu du contraste. Comme dans Oops!...I Did It Again, où Britney Spears habillée d'une combinaison en vinyle rouge tranche avec ses danseurs vêtus d'argenté. 

 

Dans Say My Name des Destiny's Child, Beyoncé et trois danseurs arborent des ensembles couleur feu au cœur d'un salon entièrement revêtu d'orange, du téléphone à la table basse. Le clip est pensé comme un véritable jeu de couleurs. Kelly Rowland, autre membre du quatuor américain, est placé dans un univers bleu roi, Farrah Franklin dans une pièce rouge et Michelle Williams dans une blanche. Tandis que chaque chanteuse commence le clip dans une tenue assortie au papier peint, elles changent peu à peu de cadre : au bout d’une minute, Beyoncé – toujours accompagnée de ses danseurs et de son mobilier couleur carotte – glisse presque naturellement dans la pièce bleue de Kelly Rowland. Les Destiny's Child se voient ensuite téléportées dans leur garage : pantalon noir en PCV et brassière orange cuivrée sur le dos, elles engagent de grands mouvements de bassins synchrones et commencent leur chorégraphie. Malgré un abus de matière plastique, de couleurs pailletées et de découpes vulgaires, c'est le travail d'association qui prévaut et tout se joue là-dessus.

Britney Spears - “Baby One More Time” (sorti en 1998)

3° Des chorégraphies irréprochables (ou presque)

 

Diffusés en continu sur les chaînes de clips, ces petits bijoux des années 2000 sont des produits finis extrêmement travaillés. De la garde-robe aux pas de danse en passant par les décors et la structure narrative, ces clips ressemblent fort à des comédies musicales petit format. Emblème de cette époque, la chanteuse Britney Spears grimée en écolière sexy dans le clip Baby One More time s’accompagne d’une vingtaine de danseurs. Filles et garçons tapent des mains à l’unisson pendant que la princesse de la pop exécute une souplesse arrière au milieu d’un terrain de basket.

 

Alors qu'une des TLC danse en décalage de quelques secondes sur la chorégraphie de No scrubs, le phénomène hip-hop Crank That du rappeur Soulja Boy deviendra la danse officielle de l'année 2007. Dans Can't Get You Out Of My Head, Kylie Minogue engage une danse de couple futuriste et résolument impossible à reproduire. Mais au final, tous incluront une chorégraphie à leur morceau. Qu'ils soient une marque de fabrique où un avantage marketing, ces pas de danse seront repris avec engouement par les fans du monde entier.

 

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