Après avoir fait une entrée fracassante sur la scène musicale avec Too Hot, un premier clip tapageur aux couleurs froides et crapauds hallucinogènes, entourés d’Oxmo Puccino, du cinéaste Ladj Ly (Les Misérables) et des mannequins Molly Constable et Tina Kunakey, Pink Noise revient avec un morceau tout aussi brûlant. Entouré de mystère, le groupe dévoile un nouvel univers sulfureux. Malgré son titre goguenard, Papa Belly plonge dans la moiteur d’un club naturiste, où les corps vieux ou jeunes, gros ou minces, dansent et s’entremêlent avec fureur. La caméra suit de près un homme nu qui se purifie en brûlant de la sauge avant de plonger dans la mêlée. Au milieu de la foule, il aperçoit une femme blonde, dans le plus simple appareil, s’approche d’elle et l’embrasse à pleine bouche.

 

Tout comme le premier titre de Pink Noise, Papa Belly affirme la diversité et l’éclectisme du groupe, qui fait ici danser des visages inconnus parmi les artistes dénudés: la musicienne Regina Demina danse aux côtés de la performeuse Rébecca Chaillon, du batteur de Bumcello, ainsi que des militants de la Fédération Française de Naturisme. La techno aux influences trap et dance hall du morceau se font le théâtre d’une fluidité des genres et d’un mélange des sexualités rafraichissants. Les beats hypnotiques de Pink Noise affirment une deuxième fois l’étroitesse que le groupe entretient avec la vidéo et le graphisme. Pink Noise, que l’on pouvait déjà entendre sur la bande originale des Misérables, devrait sortir un album prochainement, dont la date de sortie est inconnue. 

 

 

Papa Belly, de Pink Noise. Clip réalisé par Kim Chapiron et produit par Romain Gavras.