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Numéro
28 piano alpange design

Entre objet design et instrument connecté, découvrez le piano du futur

MUSIQUE

Objet de design raffiné autant qu'instrument de musique d'exception, ce piano connecté propose une expérience immersive inédite qui n'a rien à envier aux noms mythiques du secteur. Il est signé du studio Alpange.

Le piano Alpange de Raphaël Soudre et Franck Bacquet. Le piano Alpange de Raphaël Soudre et Franck Bacquet.
Le piano Alpange de Raphaël Soudre et Franck Bacquet.

1. Le piano Alpange, l’instrument du futur

 

Dans le salon immaculé d’un appartement haussmannien du cœur de Paris trône un superbe objet. Les deux jambes enfoncées dans une épaisse moquette blanche, l’instrument en forme de A incurvé semble assoupi. Il pourrait se réveiller d’un moment à l’autre et s'animer brusquement, comme par enchantement, tel un automate de science-fiction. Raphaël Soudré, cofondateur d'Alpange – contraction des mots "Alpes" et "ange" – passe un doigt caressant sur la création qu’il a imaginée avec son confrère Franck Bacquet : “D’abord se présente à vous un corps. Le piano Alpange est un objet minimal qui aurait pu naître dans les années 30. Mais nous avons abandonné la laque noire, la feutrine et les cadres en fonte au profit d'une technologie d'avant-garde et de matériaux nobles : le noyer à vernis mat, les feuilles d’aluminium découpées au laser, la suédine et une peinture spéciale qui évite les traces de doigt.” Et parce que l’instrument de 100 kilos et 60 centimètres de large n’est pas seulement un luxueux objet design, Raphael Soudre s’assoit sur l’élégant banc gigogne et fait résonner les premières mesures des Gymnopédies d’Erik Satie dans le salon. Claires, puissantes, précises.

Le piano Alpange de Raphaël Soudre et Franck Bacquet. Le piano Alpange de Raphaël Soudre et Franck Bacquet.
Le piano Alpange de Raphaël Soudre et Franck Bacquet.

2. Un piano connecté à la mémoire infinie

 

Après plusieurs minutes de valse, le pianiste s’interrompt puis, d’une simple pression sur le logo situé sous le clavier, fait de nouveau surgir la mélodie de l’instrument sans toucher le clavier : “Le piano Alpange a une mémoire infinie. Chaque note jouée depuis l’allumage est enregistrée et conservée dans le cloud, explique-t-il en faisant défiler l’écran de son Smartphone. Nous récupérons ensuite tout cela dans l’application. Et si l’un de vos amis improvise pendant que vous serviez du whisky, vous retrouverez son morceau directement dans l’application. Vous pourrez évidemment le réécouter ou diffuser comme vous le souhaitez sur les réseaux sociaux.” Le piano Alpange ne comporte aucun écran. Seul le Smartphone du musicien permet de gérer l’instrument et, surtout, d’en modifier le son. D’un simple clic depuis l’interface du téléphone, on contrôle la palette de l’instrument qui s’adapte alors aux sons cotonneux du jazz ou à la rigidité de certaines pièces classiques. En fait, le piano s’acclimate au répertoire, à l’humeur et au style de jeu de n’importe quel artiste. Raphael Soudre développe : “Nous voulions réenchanter cet instrument à l’aune de notre ère technologique. Cela passait forcément par une grande considération du rapport psycho-acoustique que le musicien entretient avec son instrument. En d’autres termes, le cerveau humain s’attend à entendre un certain son lorsque l’on appuie sur les touches d’une certaine façon. Si vous jouez fort, il faut que le piano reconstitue précisément votre intention. C’était un défi périlleux.

Le piano Alpange de Raphaël Soudre et Franck Bacquet. Le piano Alpange de Raphaël Soudre et Franck Bacquet.
Le piano Alpange de Raphaël Soudre et Franck Bacquet.

3. Une technologie dernier cri

 

Mais comment le piano Alpange est-il construit ? S’il comporte 88 touches, les marteaux qu’il renferme ne frappent pourtant aucune corde contrairement à un piano classique… Ici, un capteur optique haute définition enregistre l’intention du musicien, de sa nuance la plus faible à sa nuance la plus forte. Et la technologie est unique au monde : un algorithme reproduit à l’identique le fonctionnement d’un piano traditionnel – de la vibration de la corde à celle du meuble – et reconstitue le son grâce à un ensemble de processeurs et un calcul en temps réel. L’objet vibre réellement. Raphael Soudre et Franck Bacquet ont (re)constitué le rayonnement sonore d’un vrai piano grâce à 14 diffuseurs acoustiques répartis autour de l’instrument. Et bien qu'ils aient très peu communiqué jusqu’à présent sur leur invention, les premières commandes se multiplient déjà à travers le monde. Environ 80 pour le moment. Seuls cinq pianos Alpange sont visibles actuellement : deux dans les Alpes, deux à Paris, un à New York.

 

 

Les pianos Alpange sont disponibles sur le site du studio à partir de 35 000 euros.