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20 Septembre

4 choses à savoir sur Lana Del Rey, la star vintage à la moue irrésistible

 

Avec son look vintage et son chant lancinant, Lana Del Rey envoûte autant qu'elle respire. Tout juste une semaine après la sortie de son inattendu “Mariners Apartment Complex”, elle dévoile “Venice Bitch”, un morceau de 10 minutes qui clôt merveilleusement l'été, et annonce son sixième album “Norman Fucking Rockwell”. Numéro revient en quatre points sur la diva à la moue irrésistible.

Par Antoine Ruiz

Du haut de ses 33 ans, Elizabeth Woolridge Grant, l'envoûtante muse vintage de ce XXIe siècle mieux connue sous le nom de Lana Del Rey, excelle dans l'art de la fascination. Révélation fortuite de l'an 2011, devenue quelques temps la risée d'un torrent de critiques – à cause d'une performance ratée au SNL –, la Lolita californienne a finalement su tirer son épingle du jeu et répandre son charme si mystique aux quatre coins du monde jusqu'à devenir l'icône d'un nouveau genre mêlant indie pop et glamour rétro. Voici quatre choses à découvrir qui font d'elle une artiste hors du commun.

 

 

Son catalogue de noms de scène

 

Avant de devenir l'irrésistible Lana Del Rey, la jeune musicienne a connu les méandres de l'industrie musicale américaine, où règnent les superproductions et la course aux labels. C'est en 2005 qu'elle fait une première apparition, sous le nom de May Jailer. Elle dévoile une voix aussi fragile que délicate, superposée une guitare acoustique, et enregistre deux EP – Young Like Me et From The End – ainsi qu'un album, intitulé Sirens. Tous passeront inaperçu et cette première identité sombrera dans l'oubli. Intrépide et certaine de son talent, elle renaît et opte pour une signature plus simple : Lizzy Grant (un diminutif de son vrai nom). Elle signe chez 5 Points Records et délivre deux nouveaux EP, Kill Kill et No Kung Fu, qui connaîtront plus ou moins le même sort que leurs prédécesseurs. Ce qui lui manque c'est une véritable identité charismatique. Sous l'égide du producteur David Kahne, elle opère derechef un changement de nom et devient Lana Del Ray. En 2010, elle sort un deuxième album, Lana Del Ray A.K.A. Lizzy Grant, disponible uniquement aux États-Unis via l'iTunes Store et Amazon. Repérée par Interscope, elle tronque finalement le “a” de Ray pour “e” et livre un nouvel EP, Lana Del Rey. Produit marketing ou mystérieuse nymphe descendue de l'univers de David Lynch, Lana Del Rey s'est faite une place parmi les plus grands et peut se vanter d'une riche discographie (dont la majorité a fuité sur Internet au fil du temps).

Lizzy Grant, en concert en 2007.

Une courte carrière d’actrice et de mannequin 

 

Fille de millionnaire, Lana Del Rey est passée par la case mannequinat avant de s'aventurer dans la musique. Signée sous la division Teen de l'agence Ford Models, elle pose pour diférentes campagnes publicitaires à l'instar de Hollister ou Bill Levkoff. Rien à voir avec sa collaboration, des années plus tard, avec le photographe péruvien Mariano Vivanco, qui la fait briller sur les couvertures de magazine comme GQ ou Numéro Tokyo lorsque son tube Video Games inondait encore les ondes radio.

 

Outre cette petite carrière de mannequin, Lana Del Rey s'est prêtée au jeu de l'art dramatique notamment pour Poolside, un court-métrage du cinéaste et musicien Aaron C. Peer sorti en 2012. Le pitch ? Deux amis sont embauchés pour nettoyer des piscines. L'un deux s'entiche de la fille d'un des employeurs (jouée par miss Del Rey) et se retrouve impliqué dans les affaires personnels de la famille – jusqu'à ce que drame s'en suive. Sans grande prétention, l'œuvre ne fait pas mouche. Cependant, le court-métrage fait le bonheur des fans de la chanteuse une nouvelle fois subjugués par sa coiffure blonde et son attitude de fille à papa vilaine digne d'un épisode de Keeping Up With The Kardashians.

Elizabeth Woolridge Grant pour Hollister.

Elizabeth Woolridge Grant pour la division Teen de Ford Models.

Sa passion pour la métaphysique et la sorcellerie

 

Bien que l'amour, la peine, le sexe et la drogue soient ses thématiques favorites, Lana Del Rey puise aussi une grande partie de son inspiration dans le mysticisme. Elle revendique d'ailleurs son penchant pour les mythes et la religion. Native de Lake Placid, elle part étudier à la Fordham University de New York, où elle se spécialisé en métaphysique et en philosophie. C'est sans doute de ce cursus qu'ont découlé ses paroles oniriques et ses mélodies hallucinogènes, lui confèrant cette aura quasi chimérique. Son attitude sur scène et ses interviews laissent penser qu'elle appartient à cette catégorie d'artistes férus de sciences ésotériques, à l'image de Florence and the Machine, Grimes ou encore Azealia Banks. En 2017, suite à l'élection de Trump, elle confesse avoir utilisé la sorcellerie pour évincer le président américain. Sur son compte Twitter, elle avait même invité ses fans à rejoindre un rituel occulte lors des nuits du dernier croissant de lune, soit la meilleure période pour se débarrasser du stress et des énergies négatives selon les croyances.

Le court-métrage “Poolside”.

Son sixième album et son livre de poèmes à paraître

 

Du hip-hop new wave au rock alternatif, en passant par le jazz et le blues, Lana Del Rey flotte au milieu d'un cosmos musical hors du temps. Les illustres Born To Die et Paradise, l'audacieux Ultraviolence, l'extatique Honeymoon ou encore son vivier de hits Lust For Life (où prolifèrent ses premières collaborations, de The Weeknd à A$AP Rocky en passant par Stevie Nicks et Sean Lennon)… chacun de ses opus appartient à une ère singulière. Dernièrement, elle a annoncé la publication prochaine de Violet Bent Backwards Over the Grass, un recueil de poèmes et de nouvelles. Dans la foulée, elle a dévoilé le titre de son prochain album, Norman Fucking Rockwell, attendu pour 2019 et produit par Jack Antonoff aux rênes de l'enivrant Masseduction de St. Vincent et de planant Melodrama de Lorde.

 

La semaine dernière, Lana Del Rey a dévoilé Mariners Apartment Complex, une ballade lancinante à la guitare accompagnée d'un clip vintage en noir et blanc réalisé par sa sœur, Chuck Grant. Aujourd'hui, elle livre Venice Bitch, un morceau psychédélique de 10 minutes – le plus long de son catalogue – dont 5 minutes de son vaporeux à la guitare électrique. Dans la veine de ses premiers clips concoctés par ses soins, la vidéo qui accompagne le titre entremêle des images d'archives tournées au téléphone, sublimées par un effet façon caméra Super 8. D’ailleurs, la vidéo laisse apercevoir la diva à la moue divine à l'arrière d'un Pick-up poursuivie par les gyrophares d'une voiture de police...

Le clip de Lana Del Rey pour “Venice Bitch”.

NuméroNews


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