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28 Novembre

Palais de Tokyo : 4 Français qui font l’art de demain

 

Jusqu'au 5 janvier, le Palais de Tokyo consacre les vastes espaces de ses trois étages à la scène artistique française d'aujourd'hui. Artistes émergents, marginaux, méconnus ou longtemps laissés de côté par les institutions, ils sont au total 44 à composer cette programmation inattendue. Focus sur quelques uns de ces jeunes créateurs dont l'œuvre reflète le sel de notre époque.

Par Matthieu Jacquet

Corentin Grossman, de gauche à droite : “Un doute intersidéral” (2019), “L’Oiseau rare” (2019), “Océaniania” (2019). Vue de l’exposition “Futur, ancien, fugitif”, Palais de Tokyo (16.10.19 – 05.01.20). Courtesy de l’artiste & Galerie Art : Concept (Paris). Crédit photo : Aurélien Mole
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Aude Pariset, “Promession®: Rêve de Chrysalide, Puberté Florissante” (2018). Vue de l’exposition “Futur, ancien, fugitif”, Palais de Tokyo (16.10.19 – 05.01.20). Courtesy de l’artiste & Sandy Brown (Berlin). Crédit photo : Aurélien Mole
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Aude Pariset, “Promession®: Young Adult Maze, Deciphering Level” (2018). Vue de l’exposition “Futur, ancien, fugitif”, Palais de Tokyo (16.10.19 – 05.01.20). Courtesy de l’artiste & Sandy Brown (Berlin). Crédit photo : Aurélien Mole
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Carlotta Bailly-Borg, “A Liquid Company” (2019). Vue de l’exposition “Futur, ancien, fugitif”, Palais de Tokyo (16.10.19 – 05.01.20). Courtesy de l’artiste. Crédit photo : Aurélien Mole
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Carlotta Bailly-Borg, “A Liquid Company” (2019). Vue de l’exposition “Futur, ancien, fugitif”, Palais de Tokyo (16.10.19 – 05.01.20). Courtesy de l’artiste. Crédit photo : Aurélien Mole
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Jonas Delaborde et Hendrik Hegray, “NK 12 EGIPAN” (2019). Vue de l’exposition “Futur, ancien, fugitif”, Palais de Tokyo (16.10.19 – 05.01.20). Courtesy des artistes & Galerie Valeria Cetraro (Hendrik Hegray). Crédit photo : Aurélien Mole
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Corentin Grossman, de gauche à droite : “Un doute intersidéral” (2019), “L’Oiseau rare” (2019), “Océaniania” (2019). Vue de l’exposition “Futur, ancien, fugitif”, Palais de Tokyo (16.10.19 – 05.01.20). Courtesy de l’artiste & Galerie Art : Concept (Paris). Crédit photo : Aurélien Mole
Aude Pariset, “Promession®: Rêve de Chrysalide, Puberté Florissante” (2018). Vue de l’exposition “Futur, ancien, fugitif”, Palais de Tokyo (16.10.19 – 05.01.20). Courtesy de l’artiste & Sandy Brown (Berlin). Crédit photo : Aurélien Mole
Aude Pariset, “Promession®: Young Adult Maze, Deciphering Level” (2018). Vue de l’exposition “Futur, ancien, fugitif”, Palais de Tokyo (16.10.19 – 05.01.20). Courtesy de l’artiste & Sandy Brown (Berlin). Crédit photo : Aurélien Mole
Carlotta Bailly-Borg, “A Liquid Company” (2019). Vue de l’exposition “Futur, ancien, fugitif”, Palais de Tokyo (16.10.19 – 05.01.20). Courtesy de l’artiste. Crédit photo : Aurélien Mole
Carlotta Bailly-Borg, “A Liquid Company” (2019). Vue de l’exposition “Futur, ancien, fugitif”, Palais de Tokyo (16.10.19 – 05.01.20). Courtesy de l’artiste. Crédit photo : Aurélien Mole
Jonas Delaborde et Hendrik Hegray, “NK 12 EGIPAN” (2019). Vue de l’exposition “Futur, ancien, fugitif”, Palais de Tokyo (16.10.19 – 05.01.20). Courtesy des artistes & Galerie Valeria Cetraro (Hendrik Hegray). Crédit photo : Aurélien Mole
  • Corentin Grossmann

     

    Au sous-sol du Palais de Tokyo, plusieurs murs sont habillés par les tableaux de Corentin Grossmann. Avec crayons de couleur et pastels, ce dernier dessine sur papier des décors surréalistes où se rencontrent aussi bien des arbres-brocolis, des poissons volants, des planètes miniatures, des rochers phalliques et des sushis nageurs. Si son travail semble faire de nombreuses références à l’histoire de la peinture – on pense à Brueghel, à Leonor Fini, à Bosch, même à Dalí parfois –, l’artiste basé à Bruxelles a indéniablement défini son propre imaginaire reflété par son style graphique. Ses paradis décadents, suggestifs et gourmands se retrouvent également dans ses sculptures, qui prolongent son esthétique par leurs couleurs douces et leurs lignes rondes. 

  • Corentin Grossmann

     

    Au sous-sol du Palais de Tokyo, plusieurs murs sont habillés par les tableaux de Corentin Grossmann. Avec crayons de couleur et pastels, ce dernier dessine sur papier des décors surréalistes où se rencontrent aussi bien des arbres-brocolis, des poissons volants, des planètes miniatures, des rochers phalliques et des sushis nageurs. Si son travail semble faire de nombreuses références à l’histoire de la peinture – on pense à Brueghel, à Leonor Fini, à Bosch, même à Dalí parfois –, l’artiste basé à Bruxelles a indéniablement défini son propre imaginaire reflété par son style graphique. Ses paradis décadents, suggestifs et gourmands se retrouvent également dans ses sculptures, qui prolongent son esthétique par leurs couleurs douces et leurs lignes rondes. 

  • Corentin Grossmann

     

    Au sous-sol du Palais de Tokyo, plusieurs murs sont habillés par les tableaux de Corentin Grossmann. Avec crayons de couleur et pastels, ce dernier dessine sur papier des décors surréalistes où se rencontrent aussi bien des arbres-brocolis, des poissons volants, des planètes miniatures, des rochers phalliques et des sushis nageurs. Si son travail semble faire de nombreuses références à l’histoire de la peinture – on pense à Brueghel, à Leonor Fini, à Bosch, même à Dalí parfois –, l’artiste basé à Bruxelles a indéniablement défini son propre imaginaire reflété par son style graphique. Ses paradis décadents, suggestifs et gourmands se retrouvent également dans ses sculptures, qui prolongent son esthétique par leurs couleurs douces et leurs lignes rondes. 

  • Corentin Grossmann

     

    Au sous-sol du Palais de Tokyo, plusieurs murs sont habillés par les tableaux de Corentin Grossmann. Avec crayons de couleur et pastels, ce dernier dessine sur papier des décors surréalistes où se rencontrent aussi bien des arbres-brocolis, des poissons volants, des planètes miniatures, des rochers phalliques et des sushis nageurs. Si son travail semble faire de nombreuses références à l’histoire de la peinture – on pense à Brueghel, à Leonor Fini, à Bosch, même à Dalí parfois –, l’artiste basé à Bruxelles a indéniablement défini son propre imaginaire reflété par son style graphique. Ses paradis décadents, suggestifs et gourmands se retrouvent également dans ses sculptures, qui prolongent son esthétique par leurs couleurs douces et leurs lignes rondes. 

  • Corentin Grossmann

     

    Au sous-sol du Palais de Tokyo, plusieurs murs sont habillés par les tableaux de Corentin Grossmann. Avec crayons de couleur et pastels, ce dernier dessine sur papier des décors surréalistes où se rencontrent aussi bien des arbres-brocolis, des poissons volants, des planètes miniatures, des rochers phalliques et des sushis nageurs. Si son travail semble faire de nombreuses références à l’histoire de la peinture – on pense à Brueghel, à Leonor Fini, à Bosch, même à Dalí parfois –, l’artiste basé à Bruxelles a indéniablement défini son propre imaginaire reflété par son style graphique. Ses paradis décadents, suggestifs et gourmands se retrouvent également dans ses sculptures, qui prolongent son esthétique par leurs couleurs douces et leurs lignes rondes. 

  • Corentin Grossmann

     

    Au sous-sol du Palais de Tokyo, plusieurs murs sont habillés par les tableaux de Corentin Grossmann. Avec crayons de couleur et pastels, ce dernier dessine sur papier des décors surréalistes où se rencontrent aussi bien des arbres-brocolis, des poissons volants, des planètes miniatures, des rochers phalliques et des sushis nageurs. Si son travail semble faire de nombreuses références à l’histoire de la peinture – on pense à Brueghel, à Leonor Fini, à Bosch, même à Dalí parfois –, l’artiste basé à Bruxelles a indéniablement défini son propre imaginaire reflété par son style graphique. Ses paradis décadents, suggestifs et gourmands se retrouvent également dans ses sculptures, qui prolongent son esthétique par leurs couleurs douces et leurs lignes rondes. 

Aude Pariset, “Promession®: Rêve de Chrysalide, Puberté Florissante” (2018). Vue de l’exposition “Futur, ancien, fugitif”, Palais de Tokyo (16.10.19 – 05.01.20). Courtesy de l’artiste & Sandy Brown (Berlin). Crédit photo : Aurélien Mole

Aude Pariset, “Promession®: Young Adult Maze, Deciphering Level” (2018). Vue de l’exposition “Futur, ancien, fugitif”, Palais de Tokyo (16.10.19 – 05.01.20). Courtesy de l’artiste & Sandy Brown (Berlin). Crédit photo : Aurélien Mole

Aude Pariset

 

Face à l’immensité de la grande salle du 1er étage, le décor installé par Aude Pariset dénote : trois lits pour enfants, superposé, à barreaux ou à baldaquin composent une installation qui ravive le souvenir de la jeunesse. D’apparence dépourvus de corps et de vie, c’est en s’en approchant que l’on y découvre en fait un écosystème repoussant : à l’intérieur de ces couchages sous verre grouillent des vers qui dévorent peu à peu le matelas. Issue des Beaux-arts de Paris, Aude Pariset a commencé par la photographie pour mettre en scène les transformations de l’image sous l’influence du temps. Dans cette nouvelle installation évolutive, théâtre évident de la biodégradabilité contemporaine, c’est désormais à travers la mousse des lits que l’artiste laisse symboliquement le passé se faire grignoter.

Jonas Delaborde et Hendrik Hegray, “NK 12 EGIPAN” (2019). Vue de l’exposition “Futur, ancien, fugitif”, Palais de Tokyo (16.10.19 – 05.01.20). Courtesy des artistes & Galerie Valeria Cetraro (Hendrik Hegray). Crédit photo : Aurélien Mole

Hendrik Hegray et Jonas Delaborde

 

Dans un coin du sous-sol se cache aussi un cabinet sonore aux airs de chambre noire, tapissé de photographies rouges. On y découvre des auges en métal remplies d’eau et de piles de livrets : il s’agit là de NK 12 EGIPAN, le fanzine de Hendrik Hegray et Jonas Delaborde. Alors que le premier est artiste multidisciplinaire, investissant autant les territoires de l’édition, de la peinture et de la musique, le second est notamment connu pour ses illustrations de paysages psychédéliques au feutre. Depuis 2006, les deux travaillent ensemble sur la publication Nazi Knife compilant des collages, dessins et photographies imprégnés par les cultures underground. Au Palais de Tokyo, le tandem met à disposition des exemplaires de son nouveau numéro, et habillera au fur et à mesure les murs de l’exposition par des images imprimées à la photocopieuse.

Carlotta Bailly-Borg, “A Liquid Company” (2019). Vue de l’exposition “Futur, ancien, fugitif”, Palais de Tokyo (16.10.19 – 05.01.20). Courtesy de l’artiste. Crédit photo : Aurélien Mole

Carlotta Bailly-Borg

 

Sur des paravents de verre disposés dans l’espace lumineux de la grande salle, des corps difformes peints à l’acrylique semblent se soumettre totalement à leurs contours. À travers ces peintures, mais aussi ses fresques, sculptures et bas-reliefs, Carlotta Bailly-Borg pose un regard transversal teinté d’archaïsme sur l’histoire de l’art, qui croise aussi bien les cultures que leurs mythologies. Cette année, l’artiste faisait partie des douze nommés à la 6e édition de la Bourse Révélations Emerige, et expose actuellement à l’espace Voltaire ses vases boursouflés en céramique où se dessinent des visages grimaçants. Selon les mots de leur auteure, les personnages qu’elle représente “sont asexués mais sexuels, à la fois hommes et femmes, et s’imbriquent dans des compositions compactes où la surface sert de limite à leur prolifération.” Le corps épouse alors le support, qui le formate en retour.

 

Futur, ancien, fugitif. Une scène française, du 16 octobre 2019 au 5 janvier 2020 au Palais de Tokyo, Paris 16e.

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