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15 Juin

11 scènes d’angoisse signées Gregory Crewdson

 

Sa logique de production est celle du cinéma : des équipes de quarante personnes, des mois de préparation et de repérages... Réminiscences des films de David Lynch, les images ultra composées de Gregory Crewdson, baignées dans des clairs-obscurs mystérieux, saisissent des scènes de vie américaine ordinaire habitées par des personnages aux prises avec eux-mêmes, dans des moments de solitude où pointe l’angoisse. 

Par La rédaction

 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Représenté par les plus grandes galeries – Daniel Templon à Paris, Gagosian dans le monde –, Gregory Crewdson est devenu lui-même une référence pour nombre de réalisateurs de films et de séries. Les couleurs bleutées, électriques et flamboyantes de sa série Twilight (1998–2002) pourraient très bien être la matrice visuelle de la série Stranger Things. Sur l’une des images emblématiques, un personnage, figé au milieu de la rue, est pris dans une lumière mystérieuse venue du ciel. Un projecteur de stade ou un vaisseau spatial ? Cette vision nocturne au cœur d’une banlieue résidentielle américaine est d’une efficacité redoutable. Le moment figé demeure énigmatique, pris dans un entre-deux, au milieu d’une scène de film dont on ne connaît ni l’avant ni l’après. Car Crewdson est depuis longtemps passé maître dans l’installation d’une tension dramatique et psychologique ambiguë.

 

Le mystère et l’étrange hantent vos images. On y décèle ce que Freud nommait “l’inquiétante étrangeté”, ce malaise qui naît d’une rupture dans la rationalité rassurante du quotidien. Votre père n’était-il pas psychanalyste ?
En effet. Je ne m’y connais pas trop en psychanalyse, même si j’ai souvent dit que j’écoutais les conversations entre mon père et ses patients. Il a eu une grande influence sur moi en me faisant prendre conscience qu’il existe un monde sous la surface des choses... un monde secret qui se cache derrière les apparences d’une vie ordinaire. L’étrangeté dont parle Freud correspond bien à mon travail : ce moment où le sentiment de familiarité, très en surface, se transforme en un sentiment de terreur car des connexions se sont faites avec un événement refoulé.

 

Y a-t-il une part d’autobiographie dans votre œuvre ?

Mes images reflètent certains aspects de moi, mes peurs, mes désirs, mes obsessions. Cependant, elles ne les expriment jamais entièrement. Elles les effleurent. Tout demeure finalement assez mystérieux... [Silence.] Je crois que tous les photographes font, d’une manière ou d’une autre, l’expérience du sentiment d’être séparé du monde. L’acte de prendre une photo est lui-même un acte de séparation d’avec le monde. Le viseur vous met à distance. Alors, même si certains thèmes ou sentiments très personnels sont présents dans mes images, il demeure une légère réserve jusque dans les clichés les plus intimes.

 

 

Retrouvez l'interview complète de Gregory Crewdson pour Numéro homme ici.

 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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