Advertising
Advertising
28 Février

Virée dans les mégapoles africaines à la Fondation Henri Cartier-Bresson

 

Dans l'exposition Museum of a revolution, le photographe Guy Tillim, prix Henri Cartier-Bresson 2017, invite à une plongée dans les bouillantes villes africaines. Ses clichés saisissent la révolution urbaine à l’œuvre sur le continent, témoignant notamment du passage à l’ère postcoloniale et de l’essor du capitalisme galopant. À découvrir jusqu'au 2 juin à la Fondation Henri Cartier-Bresson. 

Par Laura Catz

Union Avenue, Harare, Zimbabwe, 2016 © Guy Tillim, Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg
1/7
Avenue du Pr. L. Sedar Senghor, Dakar, Sénégal, 2017 © Guy Tillim, Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg
2/7
Rue Dr Theze, Dakar, Sénégal, 2017 © Guy Tillim, Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg
3/7
Marshall St, Johannesburg, Afrique du Sud, 2014 © Guy Tillim, Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg
4/7
Julius Nyerere Way, Harare, Zimbabwe, 2016 © Guy Tillim, Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg
5/7
Azikiwe St, Dar es Salaam, Tanzanie, 2017 © Guy Tillim, Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg
6/7
Praça do Metical, Beira, Mozambique, 2017 © Guy Tillim, Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg
7/7
Union Avenue, Harare, Zimbabwe, 2016 © Guy Tillim, Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg
Avenue du Pr. L. Sedar Senghor, Dakar, Sénégal, 2017 © Guy Tillim, Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg
Rue Dr Theze, Dakar, Sénégal, 2017 © Guy Tillim, Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg
Marshall St, Johannesburg, Afrique du Sud, 2014 © Guy Tillim, Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg
Julius Nyerere Way, Harare, Zimbabwe, 2016 © Guy Tillim, Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg
Azikiwe St, Dar es Salaam, Tanzanie, 2017 © Guy Tillim, Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg
Praça do Metical, Beira, Mozambique, 2017 © Guy Tillim, Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg
  • Sans cesse rebaptisées, rues et avenues africaines constituent le parfait miroir des changements politiques, économiques et sociaux qu’a subis le continent depuis la décolonisation. Pendant huit ans, le photographe Guy Tillim les a arpentées, de Johannesburg à Dakar, en passant par Nairobi et Abidjan, pour capturer l’énergie saisissante qui émane de ces mégalopoles en pleine mutation. Ses clichés, neutres mais révélateurs, sont aujourd’hui rassemblés dans une exposition babtisée Museum of the evolution, à découvrir à la Fondation Henri-Catier Bresson jusqu’au 2 juin.

     

    De ces témoignages visuels transpire le contraste saisissant entre capitalisme galopant et folklore. Les antennes paraboliques voisinent avec les terrains en friche. Les boubous et wax côtoient les costumes de cadre et vêtements de la fast fashion. Des panneaux publicitaires pour de l'électroménager high-tech ou des cartes bancaires sans contact trônent au-dessus de vendeuses de fruits exotiques assises sur des cagettes ou à même le bitume. Une pelouse verte parfaitement entretenue entoure un complexe hôtelier flambant neuf, aux abords d’une avenue jonchée de déchets. L’effervescence est palpable, les sujets toujours en mouvement. Brouettes et vieilles voitures circulent sur des routes abîmées tandis que s’étend un immense marché à ciel ouvert, où les vendeurs ambulants étalent chaussures, produits ménagers et une myriade de gadgets. Parmi les vestiges de cette Afrique à deux vitesses, on peut encore pointer des cabanes en tôle dispersées sur des rails, un business center rayonnant en toile de fond.

     

    L’Afrique postcoloniale est un emboîtement de formes, de signes et de langages (…), expression du travail d’un monde qui cherche à exister par soi.” La citation du philosophe Achille Mbembe prend tout son sens avec les clichés de Guy Tillim. Né en 1962 à Johannesbourg, ce dernier a grandi en Afrique du Sud pendant l’apartheid, a travaillé pour les plus grandes agences de presse (AFP, Reuters) et a vu son œuvre exposée au Centre Pompidou ou à Harvard. Aujourd’hui, il titre sa série du nom d’un musée situé à Maputo, capitale du Mozambique autrefois colonisé par le Portugal, dans lequel s’étale une fresque peinte par des artistes nord-coréens à l’occasion de la Libération. Au premier plan, le chef de l’armée et sa suite paradent dans les rues, éternels témoins de l’Histoire.

     

     

    Guy Tillim – Museum of the Revolution, jusqu'au 2 juin 2019.

    Fondation Henri Cartier-Bresson,

    79, rue des Archives, Paris IIIe.

  • Sans cesse rebaptisées, rues et avenues africaines constituent le parfait miroir des changements politiques, économiques et sociaux qu’a subis le continent depuis la décolonisation. Pendant huit ans, le photographe Guy Tillim les a arpentées, de Johannesburg à Dakar, en passant par Nairobi et Abidjan, pour capturer l’énergie saisissante qui émane de ces mégalopoles en pleine mutation. Ses clichés, neutres mais révélateurs, sont aujourd’hui rassemblés dans une exposition babtisée Museum of the evolution, à découvrir à la Fondation Henri-Catier Bresson jusqu’au 2 juin.

     

    De ces témoignages visuels transpire le contraste saisissant entre capitalisme galopant et folklore. Les antennes paraboliques voisinent avec les terrains en friche. Les boubous et wax côtoient les costumes de cadre et vêtements de la fast fashion. Des panneaux publicitaires pour de l'électroménager high-tech ou des cartes bancaires sans contact trônent au-dessus de vendeuses de fruits exotiques assises sur des cagettes ou à même le bitume. Une pelouse verte parfaitement entretenue entoure un complexe hôtelier flambant neuf, aux abords d’une avenue jonchée de déchets. L’effervescence est palpable, les sujets toujours en mouvement. Brouettes et vieilles voitures circulent sur des routes abîmées tandis que s’étend un immense marché à ciel ouvert, où les vendeurs ambulants étalent chaussures, produits ménagers et une myriade de gadgets. Parmi les vestiges de cette Afrique à deux vitesses, on peut encore pointer des cabanes en tôle dispersées sur des rails, un business center rayonnant en toile de fond.

     

    L’Afrique postcoloniale est un emboîtement de formes, de signes et de langages (…), expression du travail d’un monde qui cherche à exister par soi.” La citation du philosophe Achille Mbembe prend tout son sens avec les clichés de Guy Tillim. Né en 1962 à Johannesbourg, ce dernier a grandi en Afrique du Sud pendant l’apartheid, a travaillé pour les plus grandes agences de presse (AFP, Reuters) et a vu son œuvre exposée au Centre Pompidou ou à Harvard. Aujourd’hui, il titre sa série du nom d’un musée situé à Maputo, capitale du Mozambique autrefois colonisé par le Portugal, dans lequel s’étale une fresque peinte par des artistes nord-coréens à l’occasion de la Libération. Au premier plan, le chef de l’armée et sa suite paradent dans les rues, éternels témoins de l’Histoire.

     

     

    Guy Tillim – Museum of the Revolution, jusqu'au 2 juin 2019.

    Fondation Henri Cartier-Bresson,

    79, rue des Archives, Paris IIIe.

  • Sans cesse rebaptisées, rues et avenues africaines constituent le parfait miroir des changements politiques, économiques et sociaux qu’a subis le continent depuis la décolonisation. Pendant huit ans, le photographe Guy Tillim les a arpentées, de Johannesburg à Dakar, en passant par Nairobi et Abidjan, pour capturer l’énergie saisissante qui émane de ces mégalopoles en pleine mutation. Ses clichés, neutres mais révélateurs, sont aujourd’hui rassemblés dans une exposition babtisée Museum of the evolution, à découvrir à la Fondation Henri-Catier Bresson jusqu’au 2 juin.

     

    De ces témoignages visuels transpire le contraste saisissant entre capitalisme galopant et folklore. Les antennes paraboliques voisinent avec les terrains en friche. Les boubous et wax côtoient les costumes de cadre et vêtements de la fast fashion. Des panneaux publicitaires pour de l'électroménager high-tech ou des cartes bancaires sans contact trônent au-dessus de vendeuses de fruits exotiques assises sur des cagettes ou à même le bitume. Une pelouse verte parfaitement entretenue entoure un complexe hôtelier flambant neuf, aux abords d’une avenue jonchée de déchets. L’effervescence est palpable, les sujets toujours en mouvement. Brouettes et vieilles voitures circulent sur des routes abîmées tandis que s’étend un immense marché à ciel ouvert, où les vendeurs ambulants étalent chaussures, produits ménagers et une myriade de gadgets. Parmi les vestiges de cette Afrique à deux vitesses, on peut encore pointer des cabanes en tôle dispersées sur des rails, un business center rayonnant en toile de fond.

     

    L’Afrique postcoloniale est un emboîtement de formes, de signes et de langages (…), expression du travail d’un monde qui cherche à exister par soi.” La citation du philosophe Achille Mbembe prend tout son sens avec les clichés de Guy Tillim. Né en 1962 à Johannesbourg, ce dernier a grandi en Afrique du Sud pendant l’apartheid, a travaillé pour les plus grandes agences de presse (AFP, Reuters) et a vu son œuvre exposée au Centre Pompidou ou à Harvard. Aujourd’hui, il titre sa série du nom d’un musée situé à Maputo, capitale du Mozambique autrefois colonisé par le Portugal, dans lequel s’étale une fresque peinte par des artistes nord-coréens à l’occasion de la Libération. Au premier plan, le chef de l’armée et sa suite paradent dans les rues, éternels témoins de l’Histoire.

     

     

    Guy Tillim – Museum of the Revolution, jusqu'au 2 juin 2019.

    Fondation Henri Cartier-Bresson,

    79, rue des Archives, Paris IIIe.

  • Sans cesse rebaptisées, rues et avenues africaines constituent le parfait miroir des changements politiques, économiques et sociaux qu’a subis le continent depuis la décolonisation. Pendant huit ans, le photographe Guy Tillim les a arpentées, de Johannesburg à Dakar, en passant par Nairobi et Abidjan, pour capturer l’énergie saisissante qui émane de ces mégalopoles en pleine mutation. Ses clichés, neutres mais révélateurs, sont aujourd’hui rassemblés dans une exposition babtisée Museum of the evolution, à découvrir à la Fondation Henri-Catier Bresson jusqu’au 2 juin.

     

    De ces témoignages visuels transpire le contraste saisissant entre capitalisme galopant et folklore. Les antennes paraboliques voisinent avec les terrains en friche. Les boubous et wax côtoient les costumes de cadre et vêtements de la fast fashion. Des panneaux publicitaires pour de l'électroménager high-tech ou des cartes bancaires sans contact trônent au-dessus de vendeuses de fruits exotiques assises sur des cagettes ou à même le bitume. Une pelouse verte parfaitement entretenue entoure un complexe hôtelier flambant neuf, aux abords d’une avenue jonchée de déchets. L’effervescence est palpable, les sujets toujours en mouvement. Brouettes et vieilles voitures circulent sur des routes abîmées tandis que s’étend un immense marché à ciel ouvert, où les vendeurs ambulants étalent chaussures, produits ménagers et une myriade de gadgets. Parmi les vestiges de cette Afrique à deux vitesses, on peut encore pointer des cabanes en tôle dispersées sur des rails, un business center rayonnant en toile de fond.

     

    L’Afrique postcoloniale est un emboîtement de formes, de signes et de langages (…), expression du travail d’un monde qui cherche à exister par soi.” La citation du philosophe Achille Mbembe prend tout son sens avec les clichés de Guy Tillim. Né en 1962 à Johannesbourg, ce dernier a grandi en Afrique du Sud pendant l’apartheid, a travaillé pour les plus grandes agences de presse (AFP, Reuters) et a vu son œuvre exposée au Centre Pompidou ou à Harvard. Aujourd’hui, il titre sa série du nom d’un musée situé à Maputo, capitale du Mozambique autrefois colonisé par le Portugal, dans lequel s’étale une fresque peinte par des artistes nord-coréens à l’occasion de la Libération. Au premier plan, le chef de l’armée et sa suite paradent dans les rues, éternels témoins de l’Histoire.

     

     

    Guy Tillim – Museum of the Revolution, jusqu'au 2 juin 2019.

    Fondation Henri Cartier-Bresson,

    79, rue des Archives, Paris IIIe.

  • Sans cesse rebaptisées, rues et avenues africaines constituent le parfait miroir des changements politiques, économiques et sociaux qu’a subis le continent depuis la décolonisation. Pendant huit ans, le photographe Guy Tillim les a arpentées, de Johannesburg à Dakar, en passant par Nairobi et Abidjan, pour capturer l’énergie saisissante qui émane de ces mégalopoles en pleine mutation. Ses clichés, neutres mais révélateurs, sont aujourd’hui rassemblés dans une exposition babtisée Museum of the evolution, à découvrir à la Fondation Henri-Catier Bresson jusqu’au 2 juin.

     

    De ces témoignages visuels transpire le contraste saisissant entre capitalisme galopant et folklore. Les antennes paraboliques voisinent avec les terrains en friche. Les boubous et wax côtoient les costumes de cadre et vêtements de la fast fashion. Des panneaux publicitaires pour de l'électroménager high-tech ou des cartes bancaires sans contact trônent au-dessus de vendeuses de fruits exotiques assises sur des cagettes ou à même le bitume. Une pelouse verte parfaitement entretenue entoure un complexe hôtelier flambant neuf, aux abords d’une avenue jonchée de déchets. L’effervescence est palpable, les sujets toujours en mouvement. Brouettes et vieilles voitures circulent sur des routes abîmées tandis que s’étend un immense marché à ciel ouvert, où les vendeurs ambulants étalent chaussures, produits ménagers et une myriade de gadgets. Parmi les vestiges de cette Afrique à deux vitesses, on peut encore pointer des cabanes en tôle dispersées sur des rails, un business center rayonnant en toile de fond.

     

    L’Afrique postcoloniale est un emboîtement de formes, de signes et de langages (…), expression du travail d’un monde qui cherche à exister par soi.” La citation du philosophe Achille Mbembe prend tout son sens avec les clichés de Guy Tillim. Né en 1962 à Johannesbourg, ce dernier a grandi en Afrique du Sud pendant l’apartheid, a travaillé pour les plus grandes agences de presse (AFP, Reuters) et a vu son œuvre exposée au Centre Pompidou ou à Harvard. Aujourd’hui, il titre sa série du nom d’un musée situé à Maputo, capitale du Mozambique autrefois colonisé par le Portugal, dans lequel s’étale une fresque peinte par des artistes nord-coréens à l’occasion de la Libération. Au premier plan, le chef de l’armée et sa suite paradent dans les rues, éternels témoins de l’Histoire.

     

     

    Guy Tillim – Museum of the Revolution, jusqu'au 2 juin 2019.

    Fondation Henri Cartier-Bresson,

    79, rue des Archives, Paris IIIe.

  • Sans cesse rebaptisées, rues et avenues africaines constituent le parfait miroir des changements politiques, économiques et sociaux qu’a subis le continent depuis la décolonisation. Pendant huit ans, le photographe Guy Tillim les a arpentées, de Johannesburg à Dakar, en passant par Nairobi et Abidjan, pour capturer l’énergie saisissante qui émane de ces mégalopoles en pleine mutation. Ses clichés, neutres mais révélateurs, sont aujourd’hui rassemblés dans une exposition babtisée Museum of the evolution, à découvrir à la Fondation Henri-Catier Bresson jusqu’au 2 juin.

     

    De ces témoignages visuels transpire le contraste saisissant entre capitalisme galopant et folklore. Les antennes paraboliques voisinent avec les terrains en friche. Les boubous et wax côtoient les costumes de cadre et vêtements de la fast fashion. Des panneaux publicitaires pour de l'électroménager high-tech ou des cartes bancaires sans contact trônent au-dessus de vendeuses de fruits exotiques assises sur des cagettes ou à même le bitume. Une pelouse verte parfaitement entretenue entoure un complexe hôtelier flambant neuf, aux abords d’une avenue jonchée de déchets. L’effervescence est palpable, les sujets toujours en mouvement. Brouettes et vieilles voitures circulent sur des routes abîmées tandis que s’étend un immense marché à ciel ouvert, où les vendeurs ambulants étalent chaussures, produits ménagers et une myriade de gadgets. Parmi les vestiges de cette Afrique à deux vitesses, on peut encore pointer des cabanes en tôle dispersées sur des rails, un business center rayonnant en toile de fond.

     

    L’Afrique postcoloniale est un emboîtement de formes, de signes et de langages (…), expression du travail d’un monde qui cherche à exister par soi.” La citation du philosophe Achille Mbembe prend tout son sens avec les clichés de Guy Tillim. Né en 1962 à Johannesbourg, ce dernier a grandi en Afrique du Sud pendant l’apartheid, a travaillé pour les plus grandes agences de presse (AFP, Reuters) et a vu son œuvre exposée au Centre Pompidou ou à Harvard. Aujourd’hui, il titre sa série du nom d’un musée situé à Maputo, capitale du Mozambique autrefois colonisé par le Portugal, dans lequel s’étale une fresque peinte par des artistes nord-coréens à l’occasion de la Libération. Au premier plan, le chef de l’armée et sa suite paradent dans les rues, éternels témoins de l’Histoire.

     

     

    Guy Tillim – Museum of the Revolution, jusqu'au 2 juin 2019.

    Fondation Henri Cartier-Bresson,

    79, rue des Archives, Paris IIIe.

  • Sans cesse rebaptisées, rues et avenues africaines constituent le parfait miroir des changements politiques, économiques et sociaux qu’a subis le continent depuis la décolonisation. Pendant huit ans, le photographe Guy Tillim les a arpentées, de Johannesburg à Dakar, en passant par Nairobi et Abidjan, pour capturer l’énergie saisissante qui émane de ces mégalopoles en pleine mutation. Ses clichés, neutres mais révélateurs, sont aujourd’hui rassemblés dans une exposition babtisée Museum of the evolution, à découvrir à la Fondation Henri-Catier Bresson jusqu’au 2 juin.

     

    De ces témoignages visuels transpire le contraste saisissant entre capitalisme galopant et folklore. Les antennes paraboliques voisinent avec les terrains en friche. Les boubous et wax côtoient les costumes de cadre et vêtements de la fast fashion. Des panneaux publicitaires pour de l'électroménager high-tech ou des cartes bancaires sans contact trônent au-dessus de vendeuses de fruits exotiques assises sur des cagettes ou à même le bitume. Une pelouse verte parfaitement entretenue entoure un complexe hôtelier flambant neuf, aux abords d’une avenue jonchée de déchets. L’effervescence est palpable, les sujets toujours en mouvement. Brouettes et vieilles voitures circulent sur des routes abîmées tandis que s’étend un immense marché à ciel ouvert, où les vendeurs ambulants étalent chaussures, produits ménagers et une myriade de gadgets. Parmi les vestiges de cette Afrique à deux vitesses, on peut encore pointer des cabanes en tôle dispersées sur des rails, un business center rayonnant en toile de fond.

     

    L’Afrique postcoloniale est un emboîtement de formes, de signes et de langages (…), expression du travail d’un monde qui cherche à exister par soi.” La citation du philosophe Achille Mbembe prend tout son sens avec les clichés de Guy Tillim. Né en 1962 à Johannesbourg, ce dernier a grandi en Afrique du Sud pendant l’apartheid, a travaillé pour les plus grandes agences de presse (AFP, Reuters) et a vu son œuvre exposée au Centre Pompidou ou à Harvard. Aujourd’hui, il titre sa série du nom d’un musée situé à Maputo, capitale du Mozambique autrefois colonisé par le Portugal, dans lequel s’étale une fresque peinte par des artistes nord-coréens à l’occasion de la Libération. Au premier plan, le chef de l’armée et sa suite paradent dans les rues, éternels témoins de l’Histoire.

     

     

    Guy Tillim – Museum of the Revolution, jusqu'au 2 juin 2019.

    Fondation Henri Cartier-Bresson,

    79, rue des Archives, Paris IIIe.

Advertising
Advertising

NuméroNews


Advertising