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Les étoiles de l’Opéra de Paris par James Bort

 

Sous la direction de Benjamin Millepied, de superbes photos, rassemblées dans un ouvrage et une exposition, célèbrent la magie des costumes de l’Opéra.

Stéphane Bullion par James Bort.

 

Parmi les chorégraphes contemporains, Benjamin Millepied est sans doute l’un des plus sensibles au vêtement : marié à Natalie Portman, actrice A-List et égérie de Dior, le directeur de la danse de l’Opéra de Paris a également créé sa propre ligne de mode afin de financer sa compagnie LADP (Los Angeles Dance Company). Mais, sur la scène de  l’Opéra, le vêtement ne répond aucunement aux caprices de l’air du temps : le costume n’y fait pas le moine, mais sert l’histoire et l’esthétique du ballet.  

 

Dans sa dernière création La nuit s’achève, présentée en février dernier sur la scène du palais Garnier, le plus américain des chorégraphes français donnait encore une fois la pleine mesure de son sens du costume, et, plus généralement, de son sens du rythme : celui qui transforme le corps en partition musicale, mais aussi celui qui séduit l’œil. Devant un décor abstrait tout en dégradés subtils de pourpre et de carmin, évoluaient six danseurs également parés de délicates harmonies. Signés de l’ancien directeur artistique de Berluti, Alessandro Sartori, les costumes soulignaient le grand talent de Benjamin Millepied à créer l’harmonie des sens, à croiser musique, danse, vêtement et décor pour qu’ils forment une seule et même matière, infiniment sensible et sensuelle. 

Marie-Agnès Gilot par James Bort.

 

Un bel ouvrage donne aujourd’hui une nouvelle preuve de ce que l’ère Benjamin Millepied aura apporté de pure beauté : répondant à son invitation, le photographe James Bort a saisi la magie des costumes de l’Opéra, shootant pendant trois jours, au cours de l’année 2015, 18 danseurs étoiles vêtus pour l’occasion de celui de leur choix. “Je voulais voir seulement le costume sur eux, sans maquillage ni accessoire, sans coiffure. Mon souhait était de faire ressentir cet instant de l'avant ou de l'après, de l'oubli, l’instant unique que le danseur vit, seul, face à son miroir”, explique le photographe. Sur un fond typique de studio photographique, James Bort saisit les danseurs en plein mouvement ou, au contraire, parfaitement relâchés. Un subtil jeu de modelé appuie l’intemporalité de ces portraits en noir et blanc, ainsi que la mélancolie inhérente à la photographie de danse, qui ne fait après tout que célébrer ses propres limites, son incapacité à restituer justement le mouvement. Comme la danse mise en œuvre par Benjamin Millepied, ces images découvrent au cœur de la puissance du corps une vulnérabilité, un sentiment qui donne tout son sens à cet art.

 

Étoiles de James Bort, avec une préface de Benjamin Millepied.

Éditions du Cherche-Midi.

Exposition jusqu’au 24 avril à l’Opéra Bastille.

 

Par Delphine Roche

Dorothée Gilbert par James Bort.

 

Mathias Heymann par James Bort.

De Robert Mapplethorpe à Peter Hujar, quand la photo interroge le masculin
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De Robert Mapplethorpe à Peter Hujar, quand la photo interroge le masculin

Photographie Du 20 février au 17 mai 2020, à la Barbican Art Gallery de Londres, se tiendra l'exposition “Masculinités : La Libération par la Photographie”. L’occasion de décortiquer le mythe du masculin par le prisme de la photo et du cinéma.      Du 20 février au 17 mai 2020, à la Barbican Art Gallery de Londres, se tiendra l'exposition “Masculinités : La Libération par la Photographie”. L’occasion de décortiquer le mythe du masculin par le prisme de la photo et du cinéma.     

Découvrez le nouveau Pétra : l’oasis d’AlUla
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Découvrez le nouveau Pétra : l’oasis d’AlUla

Photographie Des tombes rupestres au cœur du désert au cœur d’une vaste vallée désertique, des oasis s’étendant à perte de vue… AlUla a tout d’un paradis perdu. Depuis le 9 octobre dernier, l’Institut du monde arabe consacre une exposition à cette région peu connue de l’Arabie Saoudite, située au nord-ouest du pays et datée d’il y a 7000 ans. Revenant sur sa longue chronologie qui prend racine à l’Antiquité, “AlUla, merveille d’Arabie” s’appuie entre autres sur de précieuses reliques datées de plusieurs siècles avant J.-C., des mises en situation de la région recréées dans les espaces du musée ainsi que des photographies épatantes de la région aujourd'hui, signées par Yann Arthus-Bertrand. Découvrez-en un aperçu ci-dessous. Des tombes rupestres au cœur du désert au cœur d’une vaste vallée désertique, des oasis s’étendant à perte de vue… AlUla a tout d’un paradis perdu. Depuis le 9 octobre dernier, l’Institut du monde arabe consacre une exposition à cette région peu connue de l’Arabie Saoudite, située au nord-ouest du pays et datée d’il y a 7000 ans. Revenant sur sa longue chronologie qui prend racine à l’Antiquité, “AlUla, merveille d’Arabie” s’appuie entre autres sur de précieuses reliques datées de plusieurs siècles avant J.-C., des mises en situation de la région recréées dans les espaces du musée ainsi que des photographies épatantes de la région aujourd'hui, signées par Yann Arthus-Bertrand. Découvrez-en un aperçu ci-dessous.

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Portfolio : la fascinante carrière d'Alexander McQueen vue par Ann Ray
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Portfolio : la fascinante carrière d'Alexander McQueen vue par Ann Ray

Mode Pendant 13 ans, la photographe française Ann Ray a suivi Alexander McQueen, de l'intimité de sa vie et de son atelier aux coulisses et aux podiums de ses défilés, jusqu'à l'apogée de sa carrière brutalement interrompue par son décès en 2010. De cette proximité avec le célèbre créateur britannique, l'artiste a tiré une vaste collection d'images en couleurs et noir et blanc dont certaines furent exposées à plusieurs reprises, notamment aux Rencontres d'Arles en 2018. Cette année, c'est dans la ville de Saint Louis, en plein centre des États-Unis, que cette rencontre est à nouveau célébrée, à travers une exposition présentant une sélection des images d'Ann Ray ainsi que des pièces offertes par Alexander McQueen à la photographe. “Ann Ray & Lee McQueen” est à voir au Barrett Barrera Projects, un nouvel espace de la ville du Missouri, jusqu'au 15 février prochain. Pendant 13 ans, la photographe française Ann Ray a suivi Alexander McQueen, de l'intimité de sa vie et de son atelier aux coulisses et aux podiums de ses défilés, jusqu'à l'apogée de sa carrière brutalement interrompue par son décès en 2010. De cette proximité avec le célèbre créateur britannique, l'artiste a tiré une vaste collection d'images en couleurs et noir et blanc dont certaines furent exposées à plusieurs reprises, notamment aux Rencontres d'Arles en 2018. Cette année, c'est dans la ville de Saint Louis, en plein centre des États-Unis, que cette rencontre est à nouveau célébrée, à travers une exposition présentant une sélection des images d'Ann Ray ainsi que des pièces offertes par Alexander McQueen à la photographe. “Ann Ray & Lee McQueen” est à voir au Barrett Barrera Projects, un nouvel espace de la ville du Missouri, jusqu'au 15 février prochain.

Paris Photo : 6 photographes à suivre
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