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Les multiples visages de Michelle Monaghan

 

L'irrésistible Américaine, vue chez les frères Farreli mais aussi dans "Misson Impossible III", "Source Code" ou encore la première saison de "True Detective", se confie à Numéro sur ses choix d'actrice, entre blockbusters et créations exigeantes.

La brune aux taches de rousseur a traversé plus d’une décennie de cinéma américain, souvent auprès de talents un peu décalés, comme le réalisateur Shane Black (Kiss Kiss Bang Bang) ou les frères Farrelly. Pimpante et percutante, Michelle Monaghan a aussi écumé les films d’action comme Mission: Impossible III et l’excellent thriller Source Code… Quelques semaines après la sortie de Pixels, une comédie grand public avec Adam Sandler et Peter Dinklage, l’actrice fait le point pour Numéro sur sa carrière, marquée récemment par un rôle dans la première saison de la série True Detective.

Numéro : Nous avons vu votre visage pour la première fois dans le polar déjanté Kiss Kiss Bang Bang (2005). Cela reste un bon souvenir ?

Michelle Monaghan : Ce film a lancé ma carrière et relancé celle de Robert Downey Jr. Ce n’est pas donné à tout le monde de fréquenter un acteur aussi talentueux. Avec Tom Cruise, il est celui auprès duquel j’ai le plus appris. Le genre de partenaire qui vous rend meilleur. Je suis tombée sur Robert il y a quelques semaines à un événement, et nous avons tout de suite parlé de Kiss Kiss Bang Bang et de son importance dans nos vies. Nous avions adoré l’atmosphère du tournage. Depuis, je me suis attachée à chercher la diversité dans les films que je tourne. Je peux entamer un gros film commercial et ensuite un projet coup de cœur avec des gens hyper créatifs. Il y a une part consciente et une part inconsciente dans mes choix. Ce qui est conscient, c’est que je ne peux pas être enfermée dans une boîte. Cela pourrait aussi m'aider à durer dans le métier. Je considère même qu’il s’agit d’une clef…

 

Avez-vous atteint vos objectifs ?

J’avais des rêves assez différents. Je ne voulais pas être actrice, mais journaliste. J'ai donc commencé mes études à la fac, mais à 20 ans et quelques, j’ai changé d’avis et, à travers le jeu, j'ai découvert un autre monde. J’ai vu Une femme sous influence de Cassavetes, avec Gena Rowlands. Cela reste ma performance d’actrice préférée de tous les temps. Ce film, pour moi, est comme un phare dans la nuit. C’est le premier que j’ai regardé avec les yeux d’une actrice et je continue à m’en nourrir. Je me considère comme intuitive, je n’ai pas vraiment appris mon travail, même si j’ai suivi quelques cours. Gena Rowlands me plaît car elle se mettait en danger dans ses films, c’est pour ça qu’ils sont aussi bons. On ne peut qu’être admiratif. Dans son cœur, dans son corps, quelque chose vous happe. C’est un privilège de pouvoir s’exprimer ainsi à travers un personnage. Lorsque je joue, je ne veux pas devenir une autre à la manière d’un mime, je veux incarner cette autre et le faire avec le plus d’authenticité possible, ce qui peut me mener vraiment loin. Fréquenter le côté obscur pendant un certain temps par exemple... Mais j’en reviens toujours.

 

Comment préparez-vous vos rôles ?

Je recherche un dialogue constant avec le réalisateur, pour trouver avec lui la vérité émotionnelle du personnage, scène par scène, ligne par ligne… L’histoire doit prendre une véritable ampleur dans ma tête. Pendant plusieurs semaines, on consacre quinze heures par jour à ce travail, donc cela doit valoir le coup… Il y a aussi une préparation plus spécifique par rapport à la réalité de chaque personnage. Se mettre en condition physiquement pour être une mère, faire un film d’action… Parfois j’observe simplement des gens et je me nourris d’eux. Il y a toujours un moment où je m’assois, et j’écris toute la journée, sous forme de notes… Jusqu’à ce que cette personne m’habite. Je l’ai fait avec True Detective. J’étais consciente et heureuse que cette série soit provocatrice. Certaines féministes ont considéré que la série était misogyne, car elle est racontée depuis la perspective des deux personnages masculins bourrés de défauts. Mais les gens confondent le point de vue des personnages et celui de la réalisation… J’ai aimé jouer cette fille qui prend des décisions, qui se défend...

 

Parlez-nous de Pixels, votre nouveau film, avec Adam Sandler.

C’est un blockbuster, entre film d’action et comédie, réalisé par Chris Columbus, qui a signé notamment Madame Doubtfire. Quand des personnages de jeux vidéo des années 80, comme Pac-Man et Donkey Kong, attaquent New York, des experts dont je fais partie tentent de les contrer… Le challenge, c’est que tout cela reste ancré dans des sentiments partageables, des émotions concrètes. Je suis là pour ça.

 

Propos recueillis par Olivier Joyard, photos Frederic Auerbach

 

 

Pourquoi “Magdalene” de FKA twigs est l'album de l'année
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Pourquoi “Magdalene” de FKA twigs est l'album de l'année

Musique Après presque cinq ans d’absence et une sortie repoussée plusieurs fois, FKA twigs a enfin dévoilé vendredi dernier son deuxième album : Magdalene. En neuf titres, l’auteure-compositrice-interprète britannique prouve sans hésitation que le résultat valait l’attente, transportant les auditeurs dans une odyssée émotionnelle où elle apparaît plus vulnérable et puissante que jamais. Retour sur les ingrédients qui font le succès d'un nouvel opus aussi surprenant que magistral. Après presque cinq ans d’absence et une sortie repoussée plusieurs fois, FKA twigs a enfin dévoilé vendredi dernier son deuxième album : Magdalene. En neuf titres, l’auteure-compositrice-interprète britannique prouve sans hésitation que le résultat valait l’attente, transportant les auditeurs dans une odyssée émotionnelle où elle apparaît plus vulnérable et puissante que jamais. Retour sur les ingrédients qui font le succès d'un nouvel opus aussi surprenant que magistral.

Sofiane Pamart, le virtuose qui sidère les rappeurs
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Sofiane Pamart, le virtuose qui sidère les rappeurs

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Rencontre avec Djebril Zonga, star du film “Les Misérables”
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