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Rencontre avec la sensation pop Lilly Wood and The Prick

 

À l'occasion de leur concert ce jeudi 31 mars 2016 au Zénith de Paris, Benjamin Cotto et Nili Hadida de Lilly Wood and The Prick nous parlent de leur nouvel album “Shadows”, et de leurs projets.

Par Clara Bianca

Photo : Julot Bandit

 

Avec Shadows, le groupe Lilly Wood and The Prick délivrait fin 2015 un nouvel album à la fois sombre et aérien, plus assumé et maîtrisé. Spontané, naïf, coloré, ce nouvel opus rassemble des influences autant électroniques que rock, disco et folk. Ses deux membres, Benjamin Cotto et Nili Hadida, reviennent sur leur aventure musicale, qui les a menés d’un premier album en 2010 au succès mondial de leur titre “Prayer in C” repris par Robin Schulz en 2014.

Photo : Julot Bandit

 

Vous êtes allés au Mali pour l'enregistrement. Comment ce voyage a-t-il influencé l’esprit de l’album “Shadows” ?

Nous avions tous les deux envie de nous retrouver, de retrouver l’envie d’écrire. Après deux albums réalisés à Paris, il nous était nécessaire de partir et de nous isoler afin d’aller puiser au plus profond de nous-mêmes. Notre voyage au Mali a permis cela. Il a remis nos idées en place. Nous avons pris de la distance avec notre culture, très narcissique. Nous y sommes allés pour y découvrir d’autres rythmiques, sonorités, couleurs, chants… Sur place le matériel était vraiment obsolète. Le son de la guitare peut changer d’une prise sur l’autre. Mais nous voulions garder tous les défauts et les accidents. Nous voulions proposer quelque chose de différent, d’un peu étrange… expérimental. Une expérience que nous avons cherché à partager dans le clip, sans pathos ni cliché. 

Photo : Julot Bandit

 

Comment s’est passée votre rencontre ?

Benjamin gratouillait un peu de guitare dans sa chambre et Nili chantait sous sa douche, il n’y avait pas plus que ça. Nous nous amusions à interpréter des chansons dans une chambre de bonne, nous invitions un pote, deux potes, six potes… au bout d’un moment il n’y avait plus de place, il a fallu jouer ailleurs. Nous nous sommes dit : “Prenons nos scooters, notre guitare dans le dos, un clavier, et allons nous produire dans des petits bars.” Ça s’est passé comme ça, très simplement. Cette histoire est notre premier projet, et ce projet est comme notre enfant : nous ne l’abandonnerons pas, nous avons besoin de l’emmener le plus loin possible.

Photo : Pierre et Gilles

 

Pierre et Gilles ont réalisé l’artwork de l’album. Comment s’est passée cette collaboration?

Nous aspirions à travailler avec eux depuis le premier album, mais nous pensions que c’était impossible ! La grand-mère de Benjamin les aimait beaucoup, c’était important pour lui. Quelque part il voulait la rendre fière. Ils travaillaient plus sur les pochettes d’album, cependant ils ont accepté de nous rencontrer. Nous leur avons apporté des images, des photos, des objets du Mali, et ils sont partis de cette idée-là : d’un studio photo malien des années 60, 70, ou même 50, où les gens venaient se faire prendre en photo avec leurs objets préférés — souvent un vélo, une mob, un poste de radio… Tous les deux sont très attentifs, ouverts, et un peu loufoques. Ce fut une très belle rencontre.

Photo : Julot Bandit

 

Vous avez également collaboré avec Robert Clergerie…

Nous avons toujours aimé mélanger les styles et les arts. Les équipes de Robert Clergerie nous ont proposé de dessiner une paire de chaussures. Nous avons, bien sûr, répondu oui, à la condition qu’elle soit totalement fabriquée en cuir vegan — Nili est une vegan convaincue. Nous avons commencé à dessiner, en partant de leurs modèles ou d’idées personnelles. Nous revenions d’Afrique et nous nous sommes inspirés du tissu malien, le wax hollandais. C’était assez excitant. Vous savez que pour qu’une paire de chaussures soit validée par la marque et lancée en fabrication, il faut d’abord la porter pendant trente jours ? Si elle est mal conçue, quelqu’un a mal aux pieds pendant trente jours… A priori personne n’a souffert en portant nos chaussures…

 

 

 

Shadows, Lilly Wood and The Prick,

en concert au Zénith de Paris le 31 mars 2016,

Wagram Music, disponible sur iTunes.

 

 

 

 

 

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