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18 Février

Comment s'est métamorphosé le Comptoir Général, ancien lieu alternatif parisien ?

 

Si vous recherchez l'esprit transgressif et underground qui a fait la réputation du Comptoir Général, passez votre chemin. Aujourd’hui l’établissement du canal Saint-Martin propose un tout nouveau concept, nettement plus sage, mais qui fait toujours autant voyager.

Par Léa Zetlaoui

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  • Véritable ovni lors de son ouverture, il y a dix ans, Le Comptoir Général change de cap. Autrefois lieu alternatif aux influences afro-cubaines, à la déco bordélique composée de meubles chinés Emmaüs qui organisait des brocantes en tout genre, des ventes de produits de biffins, des conférences solidaires sur la pauvreté et l’artisanat, et qui jouait ouvertement sur le la diversité culturelle de ses intervenants et de sa clientèle, l’espace de 650 m2 du quai de Jemmapes change radicalement. “A l’époque, je surfais beaucoup sur des idéologies et je travaillais surtout sur la pauvreté. Je suis allé un peu loin dans le politiquement incorrect. Aujourd’hui, je trouve cela abject”, explique Aurélien Laffon fondateur du lieu.

     

     

     

     

     

     

    “A l’époque je surfais beaucoup sur des idéologies et je travaillais surtout sur la pauvreté. Aujourd’hui, je trouve cela abject.”

    Aurélien Laffon, fondateur du Comptoir Général

     

     

     

     

     

     

    En effet, après quelques problèmes financiers causé par son ex-directeur général  Guillaume Truttmann qui ont valu à l’ancien photographe et directeur artistique de fermer leurs différents établissements (notamment le club Macumba et la boutique vintage Marché Noir), Aurélien Laffon a choisi de se recentrer : “Je veux défendre l’onirisme et l’utopie et proposer un lieu de retraite où l’on peut se déconnecter et rêver.” Exit donc l’aspect ghetto et l’ambiance underground, le nouveau Comptoir Général s’adresse désormais à une clientèle toujours large, certes, mais nettement différente : “Il y a moins de punks à chiens, de diaspora africaine ou d'esprit communautaire. On est à l’antithèse de ce qu’il y avait avant”, poursuit-il. La nouvelle cible? la jeunesse parisienne de l’ouest parisien, les bobos créatifs, les cadres de La Défense, mais également des personnes plus âgées ou des familles. “Par son décor, Le Comptoir Général invite à la rencontre et notamment des gens d’autres univers. On a autant des acteurs qui viennent se cacher ici que des RG qui viennent faire des rendez-vous confidentiels, des bobos du quartier ou encore des commerciaux.”

     

     

     

     

    On est dans le pastiche du souvenir de vacances.

    Aurélien Laffon, fondateur du Comptoir Général

     

     

     

    Et pour attirer ces personnalités nouvelles pas forcément habituées des lieux, Aurélien Laffon a repensé tout l'aménagement de son établissement. Inspiré par la décoratrice Dorothy Draper, les films des années 80 comme Indiana Jones et James Bond, ou encore Disneyland Paris, il imagine ainsi différents espaces qui nous transportent chacun à leur façon dans un environnement de vacances : “Mon rêve aujourd’hui de donner envie aux gens d’espérer, d’avoir le sourire et d’e penser que la vie est belle. Projetez-vous dans l’ambiance d’un magnifique hôtel imaginaire, un paradis terrestre où tous les décors reflètent un bord de mer quelque part dans le monde. On est dans le souvenir de vacances, explique-t-il. Plus kitsch que transgressif, le nouveau Comptoir Général va même jusqu’à inviter un petit groupe de musique en costume bleu qui reprend des standards des tubes de l’été, ou jusqu'à inviter des danseurs de tango et salsa à animer ses soirées. Une autre vision du voyage en somme, mais où l’on est toujours aussi dépaysé.

     

    Le Comptoir Général

    80, quai de Jemmapes, 75010 Paris

  • Véritable ovni lors de son ouverture, il y a dix ans, Le Comptoir Général change de cap. Autrefois lieu alternatif aux influences afro-cubaines, à la déco bordélique composée de meubles chinés Emmaüs qui organisait des brocantes en tout genre, des ventes de produits de biffins, des conférences solidaires sur la pauvreté et l’artisanat, et qui jouait ouvertement sur le la diversité culturelle de ses intervenants et de sa clientèle, l’espace de 650 m2 du quai de Jemmapes change radicalement. “A l’époque, je surfais beaucoup sur des idéologies et je travaillais surtout sur la pauvreté. Je suis allé un peu loin dans le politiquement incorrect. Aujourd’hui, je trouve cela abject”, explique Aurélien Laffon fondateur du lieu.

     

     

     

     

     

     

    “A l’époque je surfais beaucoup sur des idéologies et je travaillais surtout sur la pauvreté. Aujourd’hui, je trouve cela abject.”

    Aurélien Laffon, fondateur du Comptoir Général

     

     

     

     

     

     

    En effet, après quelques problèmes financiers causé par son ex-directeur général  Guillaume Truttmann qui ont valu à l’ancien photographe et directeur artistique de fermer leurs différents établissements (notamment le club Macumba et la boutique vintage Marché Noir), Aurélien Laffon a choisi de se recentrer : “Je veux défendre l’onirisme et l’utopie et proposer un lieu de retraite où l’on peut se déconnecter et rêver.” Exit donc l’aspect ghetto et l’ambiance underground, le nouveau Comptoir Général s’adresse désormais à une clientèle toujours large, certes, mais nettement différente : “Il y a moins de punks à chiens, de diaspora africaine ou d'esprit communautaire. On est à l’antithèse de ce qu’il y avait avant”, poursuit-il. La nouvelle cible? la jeunesse parisienne de l’ouest parisien, les bobos créatifs, les cadres de La Défense, mais également des personnes plus âgées ou des familles. “Par son décor, Le Comptoir Général invite à la rencontre et notamment des gens d’autres univers. On a autant des acteurs qui viennent se cacher ici que des RG qui viennent faire des rendez-vous confidentiels, des bobos du quartier ou encore des commerciaux.”

     

     

     

     

    On est dans le pastiche du souvenir de vacances.

    Aurélien Laffon, fondateur du Comptoir Général

     

     

     

    Et pour attirer ces personnalités nouvelles pas forcément habituées des lieux, Aurélien Laffon a repensé tout l'aménagement de son établissement. Inspiré par la décoratrice Dorothy Draper, les films des années 80 comme Indiana Jones et James Bond, ou encore Disneyland Paris, il imagine ainsi différents espaces qui nous transportent chacun à leur façon dans un environnement de vacances : “Mon rêve aujourd’hui de donner envie aux gens d’espérer, d’avoir le sourire et d’e penser que la vie est belle. Projetez-vous dans l’ambiance d’un magnifique hôtel imaginaire, un paradis terrestre où tous les décors reflètent un bord de mer quelque part dans le monde. On est dans le souvenir de vacances, explique-t-il. Plus kitsch que transgressif, le nouveau Comptoir Général va même jusqu’à inviter un petit groupe de musique en costume bleu qui reprend des standards des tubes de l’été, ou jusqu'à inviter des danseurs de tango et salsa à animer ses soirées. Une autre vision du voyage en somme, mais où l’on est toujours aussi dépaysé.

     

    Le Comptoir Général

    80, quai de Jemmapes, 75010 Paris

  • Véritable ovni lors de son ouverture, il y a dix ans, Le Comptoir Général change de cap. Autrefois lieu alternatif aux influences afro-cubaines, à la déco bordélique composée de meubles chinés Emmaüs qui organisait des brocantes en tout genre, des ventes de produits de biffins, des conférences solidaires sur la pauvreté et l’artisanat, et qui jouait ouvertement sur le la diversité culturelle de ses intervenants et de sa clientèle, l’espace de 650 m2 du quai de Jemmapes change radicalement. “A l’époque, je surfais beaucoup sur des idéologies et je travaillais surtout sur la pauvreté. Je suis allé un peu loin dans le politiquement incorrect. Aujourd’hui, je trouve cela abject”, explique Aurélien Laffon fondateur du lieu.

     

     

     

     

     

     

    “A l’époque je surfais beaucoup sur des idéologies et je travaillais surtout sur la pauvreté. Aujourd’hui, je trouve cela abject.”

    Aurélien Laffon, fondateur du Comptoir Général

     

     

     

     

     

     

    En effet, après quelques problèmes financiers causé par son ex-directeur général  Guillaume Truttmann qui ont valu à l’ancien photographe et directeur artistique de fermer leurs différents établissements (notamment le club Macumba et la boutique vintage Marché Noir), Aurélien Laffon a choisi de se recentrer : “Je veux défendre l’onirisme et l’utopie et proposer un lieu de retraite où l’on peut se déconnecter et rêver.” Exit donc l’aspect ghetto et l’ambiance underground, le nouveau Comptoir Général s’adresse désormais à une clientèle toujours large, certes, mais nettement différente : “Il y a moins de punks à chiens, de diaspora africaine ou d'esprit communautaire. On est à l’antithèse de ce qu’il y avait avant”, poursuit-il. La nouvelle cible? la jeunesse parisienne de l’ouest parisien, les bobos créatifs, les cadres de La Défense, mais également des personnes plus âgées ou des familles. “Par son décor, Le Comptoir Général invite à la rencontre et notamment des gens d’autres univers. On a autant des acteurs qui viennent se cacher ici que des RG qui viennent faire des rendez-vous confidentiels, des bobos du quartier ou encore des commerciaux.”

     

     

     

     

    On est dans le pastiche du souvenir de vacances.

    Aurélien Laffon, fondateur du Comptoir Général

     

     

     

    Et pour attirer ces personnalités nouvelles pas forcément habituées des lieux, Aurélien Laffon a repensé tout l'aménagement de son établissement. Inspiré par la décoratrice Dorothy Draper, les films des années 80 comme Indiana Jones et James Bond, ou encore Disneyland Paris, il imagine ainsi différents espaces qui nous transportent chacun à leur façon dans un environnement de vacances : “Mon rêve aujourd’hui de donner envie aux gens d’espérer, d’avoir le sourire et d’e penser que la vie est belle. Projetez-vous dans l’ambiance d’un magnifique hôtel imaginaire, un paradis terrestre où tous les décors reflètent un bord de mer quelque part dans le monde. On est dans le souvenir de vacances, explique-t-il. Plus kitsch que transgressif, le nouveau Comptoir Général va même jusqu’à inviter un petit groupe de musique en costume bleu qui reprend des standards des tubes de l’été, ou jusqu'à inviter des danseurs de tango et salsa à animer ses soirées. Une autre vision du voyage en somme, mais où l’on est toujours aussi dépaysé.

     

    Le Comptoir Général

    80, quai de Jemmapes, 75010 Paris

  • Véritable ovni lors de son ouverture, il y a dix ans, Le Comptoir Général change de cap. Autrefois lieu alternatif aux influences afro-cubaines, à la déco bordélique composée de meubles chinés Emmaüs qui organisait des brocantes en tout genre, des ventes de produits de biffins, des conférences solidaires sur la pauvreté et l’artisanat, et qui jouait ouvertement sur le la diversité culturelle de ses intervenants et de sa clientèle, l’espace de 650 m2 du quai de Jemmapes change radicalement. “A l’époque, je surfais beaucoup sur des idéologies et je travaillais surtout sur la pauvreté. Je suis allé un peu loin dans le politiquement incorrect. Aujourd’hui, je trouve cela abject”, explique Aurélien Laffon fondateur du lieu.

     

     

     

     

     

     

    “A l’époque je surfais beaucoup sur des idéologies et je travaillais surtout sur la pauvreté. Aujourd’hui, je trouve cela abject.”

    Aurélien Laffon, fondateur du Comptoir Général

     

     

     

     

     

     

    En effet, après quelques problèmes financiers causé par son ex-directeur général  Guillaume Truttmann qui ont valu à l’ancien photographe et directeur artistique de fermer leurs différents établissements (notamment le club Macumba et la boutique vintage Marché Noir), Aurélien Laffon a choisi de se recentrer : “Je veux défendre l’onirisme et l’utopie et proposer un lieu de retraite où l’on peut se déconnecter et rêver.” Exit donc l’aspect ghetto et l’ambiance underground, le nouveau Comptoir Général s’adresse désormais à une clientèle toujours large, certes, mais nettement différente : “Il y a moins de punks à chiens, de diaspora africaine ou d'esprit communautaire. On est à l’antithèse de ce qu’il y avait avant”, poursuit-il. La nouvelle cible? la jeunesse parisienne de l’ouest parisien, les bobos créatifs, les cadres de La Défense, mais également des personnes plus âgées ou des familles. “Par son décor, Le Comptoir Général invite à la rencontre et notamment des gens d’autres univers. On a autant des acteurs qui viennent se cacher ici que des RG qui viennent faire des rendez-vous confidentiels, des bobos du quartier ou encore des commerciaux.”

     

     

     

     

    On est dans le pastiche du souvenir de vacances.

    Aurélien Laffon, fondateur du Comptoir Général

     

     

     

    Et pour attirer ces personnalités nouvelles pas forcément habituées des lieux, Aurélien Laffon a repensé tout l'aménagement de son établissement. Inspiré par la décoratrice Dorothy Draper, les films des années 80 comme Indiana Jones et James Bond, ou encore Disneyland Paris, il imagine ainsi différents espaces qui nous transportent chacun à leur façon dans un environnement de vacances : “Mon rêve aujourd’hui de donner envie aux gens d’espérer, d’avoir le sourire et d’e penser que la vie est belle. Projetez-vous dans l’ambiance d’un magnifique hôtel imaginaire, un paradis terrestre où tous les décors reflètent un bord de mer quelque part dans le monde. On est dans le souvenir de vacances, explique-t-il. Plus kitsch que transgressif, le nouveau Comptoir Général va même jusqu’à inviter un petit groupe de musique en costume bleu qui reprend des standards des tubes de l’été, ou jusqu'à inviter des danseurs de tango et salsa à animer ses soirées. Une autre vision du voyage en somme, mais où l’on est toujours aussi dépaysé.

     

    Le Comptoir Général

    80, quai de Jemmapes, 75010 Paris

  • Véritable ovni lors de son ouverture, il y a dix ans, Le Comptoir Général change de cap. Autrefois lieu alternatif aux influences afro-cubaines, à la déco bordélique composée de meubles chinés Emmaüs qui organisait des brocantes en tout genre, des ventes de produits de biffins, des conférences solidaires sur la pauvreté et l’artisanat, et qui jouait ouvertement sur le la diversité culturelle de ses intervenants et de sa clientèle, l’espace de 650 m2 du quai de Jemmapes change radicalement. “A l’époque, je surfais beaucoup sur des idéologies et je travaillais surtout sur la pauvreté. Je suis allé un peu loin dans le politiquement incorrect. Aujourd’hui, je trouve cela abject”, explique Aurélien Laffon fondateur du lieu.

     

     

     

     

     

     

    “A l’époque je surfais beaucoup sur des idéologies et je travaillais surtout sur la pauvreté. Aujourd’hui, je trouve cela abject.”

    Aurélien Laffon, fondateur du Comptoir Général

     

     

     

     

     

     

    En effet, après quelques problèmes financiers causé par son ex-directeur général  Guillaume Truttmann qui ont valu à l’ancien photographe et directeur artistique de fermer leurs différents établissements (notamment le club Macumba et la boutique vintage Marché Noir), Aurélien Laffon a choisi de se recentrer : “Je veux défendre l’onirisme et l’utopie et proposer un lieu de retraite où l’on peut se déconnecter et rêver.” Exit donc l’aspect ghetto et l’ambiance underground, le nouveau Comptoir Général s’adresse désormais à une clientèle toujours large, certes, mais nettement différente : “Il y a moins de punks à chiens, de diaspora africaine ou d'esprit communautaire. On est à l’antithèse de ce qu’il y avait avant”, poursuit-il. La nouvelle cible? la jeunesse parisienne de l’ouest parisien, les bobos créatifs, les cadres de La Défense, mais également des personnes plus âgées ou des familles. “Par son décor, Le Comptoir Général invite à la rencontre et notamment des gens d’autres univers. On a autant des acteurs qui viennent se cacher ici que des RG qui viennent faire des rendez-vous confidentiels, des bobos du quartier ou encore des commerciaux.”

     

     

     

     

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    Aurélien Laffon, fondateur du Comptoir Général

     

     

     

    Et pour attirer ces personnalités nouvelles pas forcément habituées des lieux, Aurélien Laffon a repensé tout l'aménagement de son établissement. Inspiré par la décoratrice Dorothy Draper, les films des années 80 comme Indiana Jones et James Bond, ou encore Disneyland Paris, il imagine ainsi différents espaces qui nous transportent chacun à leur façon dans un environnement de vacances : “Mon rêve aujourd’hui de donner envie aux gens d’espérer, d’avoir le sourire et d’e penser que la vie est belle. Projetez-vous dans l’ambiance d’un magnifique hôtel imaginaire, un paradis terrestre où tous les décors reflètent un bord de mer quelque part dans le monde. On est dans le souvenir de vacances, explique-t-il. Plus kitsch que transgressif, le nouveau Comptoir Général va même jusqu’à inviter un petit groupe de musique en costume bleu qui reprend des standards des tubes de l’été, ou jusqu'à inviter des danseurs de tango et salsa à animer ses soirées. Une autre vision du voyage en somme, mais où l’on est toujours aussi dépaysé.

     

    Le Comptoir Général

    80, quai de Jemmapes, 75010 Paris

  • Véritable ovni lors de son ouverture, il y a dix ans, Le Comptoir Général change de cap. Autrefois lieu alternatif aux influences afro-cubaines, à la déco bordélique composée de meubles chinés Emmaüs qui organisait des brocantes en tout genre, des ventes de produits de biffins, des conférences solidaires sur la pauvreté et l’artisanat, et qui jouait ouvertement sur le la diversité culturelle de ses intervenants et de sa clientèle, l’espace de 650 m2 du quai de Jemmapes change radicalement. “A l’époque, je surfais beaucoup sur des idéologies et je travaillais surtout sur la pauvreté. Je suis allé un peu loin dans le politiquement incorrect. Aujourd’hui, je trouve cela abject”, explique Aurélien Laffon fondateur du lieu.

     

     

     

     

     

     

    “A l’époque je surfais beaucoup sur des idéologies et je travaillais surtout sur la pauvreté. Aujourd’hui, je trouve cela abject.”

    Aurélien Laffon, fondateur du Comptoir Général

     

     

     

     

     

     

    En effet, après quelques problèmes financiers causé par son ex-directeur général  Guillaume Truttmann qui ont valu à l’ancien photographe et directeur artistique de fermer leurs différents établissements (notamment le club Macumba et la boutique vintage Marché Noir), Aurélien Laffon a choisi de se recentrer : “Je veux défendre l’onirisme et l’utopie et proposer un lieu de retraite où l’on peut se déconnecter et rêver.” Exit donc l’aspect ghetto et l’ambiance underground, le nouveau Comptoir Général s’adresse désormais à une clientèle toujours large, certes, mais nettement différente : “Il y a moins de punks à chiens, de diaspora africaine ou d'esprit communautaire. On est à l’antithèse de ce qu’il y avait avant”, poursuit-il. La nouvelle cible? la jeunesse parisienne de l’ouest parisien, les bobos créatifs, les cadres de La Défense, mais également des personnes plus âgées ou des familles. “Par son décor, Le Comptoir Général invite à la rencontre et notamment des gens d’autres univers. On a autant des acteurs qui viennent se cacher ici que des RG qui viennent faire des rendez-vous confidentiels, des bobos du quartier ou encore des commerciaux.”

     

     

     

     

    On est dans le pastiche du souvenir de vacances.

    Aurélien Laffon, fondateur du Comptoir Général

     

     

     

    Et pour attirer ces personnalités nouvelles pas forcément habituées des lieux, Aurélien Laffon a repensé tout l'aménagement de son établissement. Inspiré par la décoratrice Dorothy Draper, les films des années 80 comme Indiana Jones et James Bond, ou encore Disneyland Paris, il imagine ainsi différents espaces qui nous transportent chacun à leur façon dans un environnement de vacances : “Mon rêve aujourd’hui de donner envie aux gens d’espérer, d’avoir le sourire et d’e penser que la vie est belle. Projetez-vous dans l’ambiance d’un magnifique hôtel imaginaire, un paradis terrestre où tous les décors reflètent un bord de mer quelque part dans le monde. On est dans le souvenir de vacances, explique-t-il. Plus kitsch que transgressif, le nouveau Comptoir Général va même jusqu’à inviter un petit groupe de musique en costume bleu qui reprend des standards des tubes de l’été, ou jusqu'à inviter des danseurs de tango et salsa à animer ses soirées. Une autre vision du voyage en somme, mais où l’on est toujours aussi dépaysé.

     

    Le Comptoir Général

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