14 Juin

Quels sont les disques de l'été à ne pas manquer ?

 

De l'afropunk, de l'italo disco et de la pop épique pour un été exotique, excentrique et lumineux.

Par Violaine Schütz

Pour aimer à l'italienne

 

Phoenix – Ti Amo (Warner)

 

Le groupe français qui incarne l'un des fleurons de la french touch rend hommage à l'Italie vintage dans ce disque lumineux accouché en pleine période d'attentats, à la bien nommée Gaité Lyrique. Ce disque de synth pop luxuriant et hédoniste mâtiné d'italo disco parvient à émouvoir autant qu'à fait bouger les jambes. La crème de la crème (solaire)...

Pour une country endiablée

 

Beth Ditto – Fake Sugar (Myra’s Chid / Virgin Records)

 

L'ancienne chanteuse de Gossip qui étincelait au défilé Gucci Resort 2018 revient en solo avec un Fake Sugar riche en sucre, colorant et épices. Si les textes puisent dans son enfance compliquée, les sonorités lorgnent du côté de la musique sudiste rock'n'roll, garage, country très énergique et solaire. Son single “Fire” mettra le feu à n'importe quel dancefloor inanimé.

Pour danser la morosité

 

Arcade fire – Everything Now (Columbia Records)

 

Le groupe canadien s'apprête à sortir Everything Now dont le single éponyme est déjà un tube absolu. Produit par Thomas Bangalter de Daft Punk et Steve Mackey de Pulp, le morceau (anti-Trump) flirte avec Supertramp dans une veine mainstream surprenante pour le groupe. Il annonce un album enregistré entre les US et la France qui s'est nourri de l'actualité du moment pour la transcender dans une pop épique et lyrique.

 

Pour célébrer la nature

 

Camille – Ouï (Because)

 

Sur son cinquième album, la chanteuse française marie une fois de plus le sensuel et le conceptuel pour un voyage sonore frôlant l'expérimental. Enregistré dans une église, “Ouï” explore les thèmes de la nature et de l'engagement sur fond de rythmiques tribales ancestrales. L'hypnotique single “Je ne mâche pas mes mots” achève de confirmer son statut de Björk nationale.

 

Pour chiller à l'ombre

 

London Grammar - Truth is a beautiful thing (Because)

 

Plus mélancolique encore que leur premier album, ce deuxième disque des Anglais s'adresse à ceux qui préfèrent les soirées à l'ombre que les jeux de plages. La voix d'Hannah Reid ensorcelle toujours sur des mélodies raffinées et vaporeuses. La vérité est belle comme le dit le titre, surtout quand elle sort de la bouche d'une blonde parée de noir. 

Pour une escapade dépaysante

 

alt-J – Relaxer (Infectious Records)

 

Le trio britannique sort un troisième album qui rappelle pourquoi le monde était tombé amoureux d'eux avec leur tout premier disque. Inclassables, les nouvelles chansons d'alt-J ressemblent à des labyrinthes fascinants qui n'en finissent pas de surprendre l'auditeur. Mais la complexité des mélodies ne leur empêchent pas de créer des tubes comme la balade rock “In Cold Blood”. Un véritable argument anti-Brexit...

Pour un after folk

 

Aldous Harding – Party (4AD/Flying Nun)

 

Cette Néo-Zélandaise avance masquée avec son deuxième album, Party. Au premier abord, il semblerait que son joli folk délicieusement neurasthénique soit des plus apaisés, mais la folie douce guette. Comme le montre sa danse très sexy et étrange en micro short étoilé dans le clip de son single “Blend”. Party de plaisir en vue !

Pour un intermède afropunk

 

Tshegue – Survivor (Ekler’o’shock)

 

Il ne s'agit que d'un EP, mais ce duo parisien mérite de figurer parmi les disques les plus entêtants et remuants de l'été. Leurs chansons puisent dans des influences africaines et d'autres plus rock garage pour en tirer une musique de club aussi inédite qu'addictive.

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