Jusqu’au 4 novembre 2018, le musée Lalique fait s’entrechoquer le cristal Lalique et les œuvres des artistes contemporains les plus populaires. À l’honneur, les pièces d’Yves Klein, les lignes de Zaha Hadid, les créations d’Anish Kapoor et, surtout, une série de sculptures de Damien Hirst : des crânes de cristal saisissants, véritables vanités qui interrogent le cycle de la vie. Car Lalique Art a renoué avec la technique sophistiquée du bijoutier d’avant-garde René Lalique qui utilisait la technique de la cire perdue, un procédé millénaire également utilisé pour fondre les bronzes.

 

Je veux juste célébrer la vie en envoyant la mort se faire foutre. Quel meilleur moyen de le lui dire que de prendre le symbole ultime de la mort et de le recouvrir par le symbole ultime du luxe, du désir et de la décadence ?” Après une première série de panneaux sur le thème du papillon intitulée Eternal (2015), l’artiste britannique Damien Hirst poursuit sa collaboration avec le cristallier Lalique. Avec Eternal Cross, Eternal Belief, Eternal Immaculate, Eternal Truth, Eternal Sinner et Eternal Sleep, la star de l’art contemporain explore une imagerie qui a inspiré les civilisations les plus anciennes et symbolise “nos peurs universelles, nos questions et nos rêves les plus intimes” pour reprendre les termes de l’artiste. 

 

Prisme – Quand le cristal Lalique rencontre l’art contemporain, juqu’au 4 novembre, musée Lalique, Wingen-sur-Moder.