L’association Azzedine Alaïa consacre une exposition à la collection printemps-été 1992 du créateur, la première conçue dans ses ateliers du 18, rue de la Verrerie à Paris. En 1987, Azzedine Alaïa prend ses quartiers dans le Marais, où il découvre que la Marquise de Pompadour - qu'il a toujours admiré - a grandi. Elle y a appris ce qu’on appelait les arts d’agréments qui lui permirent d’entrer à la cour de Versailles, malgré ses origines bourgeoises. En 1745, elle rencontre Louis XV et devint rapidement sa maîtresse et sa favorite. L’esprit et l’ascension sociale de la Marquise de Pompadour qui a joué un rôle majeur dans l’encouragement des arts et des lettres ont grandement inspiré le créateur dans sa collection printemps-été 1992.

 

Azzedine Alaïa s'attache alors aux pièces du XVIIIe siècle portées à la cour de Versailles et les réinvente à sa façon. Il fabrique corsets, bustiers et ceinture en cuir perforé ou dentelé comparable à la finesse de la dentelle. Les silhouettes ont la taille marquée et la poitrine rehaussée. En témoigne une robe rouge en maille moulante au décolleté sulfureux tatouée d’un “Mon cœur est à papa” qui révèle la volonté du couturier de sublimer les courbes des modèles avec des pièces sensuelles. L’exposition sera accompagnée d’un livre L’alchimie secrète d’une collection de Prosper Assouline qui a eu un accès total aux ateliers du créateur pendant la conception de sa collection, considérée comme l’une des plus emblématiques de sa carrière.

 

L’exposition “L’alchimie secrète d’une collection” est accessible jusqu’au 6 janvier 2019 à la galerie Azzedine Alaïa au 18, rue de la Verrerie, Paris IVe.