Alors qu’aujourd’hui les maîtres de l’entertainment mondial s’appellent Jay-Z ou Kanye West, The Get Down revient aux racines d’un mouvement. La série en montre la réalité politique, mais aussi sentimentale, les couleurs, les sons, les envolées lyriques, avec une fraîcheur communicative. On y croise un groupe de jeunes femmes et de jeunes hommes qui apprennent en direct à bâtir leur destin, sous le regard plus ou moins ahuri des adultes. Plus proche de la comédie musicale que du réalisme social ou historique (même si des images d’archives viennent scander des épisodes), The Get Down emporte l’adhésion en assumant sa part de naïveté, en construisant un flux d’images – un “flow”, terme hip-hop majeur – qui ne retombe jamais en pression. La deuxième partie de la première saison compte six épisodes et doit emmener ses protagonistes jusqu’en 1979, c’est-à-dire de l’ombre des premières fois à la lumière du succès. La saga The Get Down ne fait que commencer.