Moschino met dans le même panier Marie Antoinette et la culture japonaise ultra colorée pour des pièces aux proportions hallucinées. Influencé par les contestations agitant les quatre coins de la planète – de Hong Kong à Santiago du Chili – Jeremy Scott s’est plongé dans le vestiaire de la Révolution Française. Le créateur déjanté ressort la robe Watteau de son XVIIIe siècle natal et l’associe à l’univers ultra sucré de la culture manga japonaise.

 

Pour couronner ce mariage arrangé, des vêtements contestataires se glissent dans la collection, comme le perfecto pour une allure Pink Lady, ou la jupe à panier raccourcie en version mini. Rappelant les bas sensuels de Kirsten Dunst dans le Marie Antoinette de Sophia Coppola, de hautes cuissardes sont lacées par des liens de soie. Un brocard de velours couvre les pièces en denim tandis que des personnages d’animés s’invitent sur la toile de Jouy des robes démesurées. La collection s’achève sur des créations semblables à des bonbons enrobés dans du tissu aux couleurs saturées et des robes construites comme des pièces montées, à déguster avec les yeux.