Continue de donner aux fans ce qu’ils veulent, ça marche”, se fait gentiment remballer Gus Dapperton au début de World Class Cinema, son nouveau titre. Pour la énième fois, il fait part de son profond désir de passer du petit au grand écran à Matthew Dillon Cohen, le réalisateur du clip qui a notamment  travaillé avec Rejjie Snow, Lil Yatchy et GoldLink. En résulte un mini court-métrage mettant en scène le nouveau prodige de l’indie pop originaire de New York qui s’incruste sur les plateaux de tournage d’Hollywood, chantant vouloir “être dans les films” pour “[nous] faire délirer”.

 

Avec sa coupe au bol, son vernis à ongle et sa danse désinvolte, Brendan Rice, de son vrai nom, ne s’arrête plus, même après s’être fait sortir d’un plateau par la sécurité. Dans World Class Cinema, cet étrange personnage fait résonner sa pop rafraîchissante teintée de funk dans une rêverie hallucinatoire et reprend des scènes et des personnages cultes du cinéma hollywoodien tels que Truman Burbank dans The Truman Show ou James Bond.

 

Après avoir déchainé les foules avec Prune You Talk Funny ou I’m Just Snacking, le jeune new-yorkais poursuit son ascension dans la veine revival nineties et confirme une incapacité à se complaire dans la facilité. Le “normal” ne l’intéresse pas, il créé ses musiques autour de métaphores pour permettre à son public de s’identifier et d’interpréter chacune de ses expériences. Avec World Class Cinema, Gus Dapperton livre encore une musique à la fois solaire et envoûtante.