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Numéro
31

Les expositions à ne pas manquer en février, de Vera Molnár à Mohamed Bourouissa

Art

Vera Molnár au Centre Pompidou, Mohamed Bourouissa au Palais de Tokyo, Annie Ernaux et la photographie... Découvrez les expositions à ne pas manquer au mois de février

Vera Molnár, "Icône" (1964). © Adagp, Paris. Photo : Bertrand Prévost - Centre Pompidou, MNAM-CCI /Dist. RMN-GP.

Vera Molnár, une artiste visionnaire au Centre Pompidou

 

Le 7 décembre dernier s’éteignait Vera Molnár (1924-2023), grande dessinatrice et peintre connue pour ses toiles abstraites et géométriques, mais aussi pour avoir été la première en France à avoir utilisé l’ordinateur pour créer des œuvres d’art. Coïncidence imprévisible, le Centre Pompidou consacre à l’artiste française d’origine hongroise une rétrospective opportune retraçant l’évolution des formes et des supports de cette artiste précurseure, radicale et visionnaire.

 

“Vera Molnár. Parler à l'œil”, exposition du 28 février au 26 août 2024 au Centre Pompidou, Paris 4e .

  • Mohamed Bourouissa, Alyssia, 2022, Courtesy de l’artiste et Mennour Paris © Mohamed Bourouissa / ADAGP, Paris, 2023;

  • Mohamed Bourouissa, Ma mère, 2022, Courtesy de l’artiste et Mennour Paris © Mohamed Bourouissa / ADAGP, Paris, 2023.

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La rétrospective Mohamed Bourouissa au Palais de Tokyo

 

Révélé par ses séries de photographies consacrées aux banlieues françaises ou encore par ses tableaux sculptures en tirages numériques sur carrosserie de voiture, Mohamed Bourouissa s’est érigé en vingt ans au statut de véritable star de l’art contemporain. Pensée comme un album de musique, sa rétrospective au Palais de Tokyo dévoile les multiples aspects du travail d’un artiste qui ne cesse de questionner les systèmes de domination sociale à travers le dessin, la céramique, la vidéo et même, plus récemment, le théâtre.

 

“Mohamed Bourouissa. Signal”, exposition du 16 février au 30 juin 2024 au Palais de Tokyo, Paris 16e .

  • William Klein, "Finale de l’élection de Miss France, entourée de Jean-Pierre Foucault et Mme de Fontenay" (2001). © William Klein Estate.

  • Ursula Schulz-Dornburg, "Ploshchad Vosstaniya — Uprising Square, Saint- Pétesbourg" (2005). © Ursula Schulz-Dornburg.

  • Dolorès Marat, "Neige à Paris" (1997). © Dolorès Marat

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Annie Ernaux et les collections de photographie à la MEP

 

Récompensée par le prix Nobel de littérature en 2022, à l’âge de 82 ans, Annie Ernaux s’est distinguée depuis les années 70 à travers ses romans passant au crible la société de son époque, souvent habités par des souvenirs de sa jeunesse. À l’instar du Journal du dehors (1993), qui a inspiré à la curatrice Lou Stoppard une exposition d’images issues de la collection de la MEP et signées par 29 photographes, dont, entre autres, Daido Moriyama, Ursula Schulz-Dornburg et Luigi Ghirri.

 

“Extérieurs — Annie Ernaux & la photographie”, exposition du 28 février au 26 mai 2024 à la Maison européenne de la Photographie, Paris 4e.

  • Robe de mariée portée par Mayaan Keret, collection SAINT LAURENT rive gauche automne-hiver 1994. Photographie Guy Marineau. © Yves Saint Laurent.

  • Yves Saint Laurent et Vesna Laufer lors de la préparation de la collection haute couture automne-hiver 1974. Photographie Pierre Boulat.

  • Croquis original d'une robe du soir collection haute couture automne-hiver 1970. © Yves Saint Laurent.

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La transparence, obsession du couturier Yves Saint Laurent

 

Blouse en organza de soie, robes ajourées en dentelle noire, voile de mariée brodé de fleurs… Dès l’ouverture de sa maison dans les années 60, Yves Saint Laurent a mis la transparence au cœur de ses créations, dévoilant à travers elle sa vision de l’élégance, de la sensualité et de la féminité. Le musée Yves Saint Laurent à Paris consacre une seconde exposition à cet angle de l’œuvre du couturier français, après un premier volet présenté l’an passé à la Cité de la dentelle et de la mode à Calais. 

 

“Yves Saint Laurent : Transparences. Le pouvoir des matières”, exposition du 9 février au 25 août 2024 au Musée Yves Saint Laurent Paris, Paris 16e .

  • Nora Turato, "WILL YOU FIGHT ? nobody knows what's going on" (2023). Courtesy de l’artiste et LambdaLambdaLambda, Prishtina/Paris. © GRAYSC.

  • Xinyi Cheng, "Window" (2021). Courtesy de Matthew Marks Gallery. © Xinyi Cheng.

  • Chino Amobi, "ORACLE I (LIZ JOHNSON ARTUR)" (2021). Courtesy de l’artiste et de Fitzpatrick Gallery, Paris. © Aurélien Mole.

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“Coming Soon” : les artistes pensent l'avenir à Lafayette Anticipations

 

Comment imaginer le monde de demain ? Partant du constat que l’on traverse une époque incertaine, l'exposition collective “Coming Soon” regroupe les hypothèses à travers lesquelles les artistes ont envisagé, anticipé voire craint et renoncé au futur, entre oracles, science-fiction et mesure du temps. On y croise une trentaine de figures issues de différentes générations, entre Johann Heinrich Füssli et Leonora Carrington, Philippe Parreno et Xinyi Cheng ou encore Marguerite Humeau.

 

“Coming Soon. En attendant demain”, exposition du 28 février au 12 mai 2024 à Lafayette Anticipations, Paris 4e .

  • Bertille Bak, "Boussa from the Netherlands 3" (2017). Courtesy de l’artiste, de la Galerie Xippas Paris, Genève et Punta del Este et de The Gallery Apart, Rome. © Adagp, Paris, 2024.

  • Tina Modotti, "Faucille, cartouchière et épi de maïs" (1927). Collection et archives de la Fundación Televisa, Mexico.

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De Tina Modotti à Bertille Bak : la photographie engagée au Jeu de paume

 

Photographe, actrice et militante politique, Tina Modotti (1896-1942) a connu de son vivant un certain succès avant de tomber dans l’oubli. Ses positions communistes et son soutien à la révolution mexicaine se traduit aussi bien dans ses clichés d’ouvriers agricoles que ses portraits des populations indigènes du pays. En résonance avec le travail de cette artiste engagée, la plasticienne et vidéaste française Bertille Bak, finaliste au prix Marcel Duchamp 2023, présente au Jeu de paume des films réalisés sur les dix dernières années autour de questions sociales, du travail aux rapports de pouvoir en passant par les migrations, teintés d’humour et de poésie.

 

“Tina Modotti. L'œil de la révolution” et “Bertille Bak. Abus de souffle”, expositions du 13 février au 12 mai 2024 au Jeu de paume, Paris 1er.

  • Alessandra Sanguinetti, "The Opposum" (1999). © 2021 Alessandra Sanguinetti/Magnum Photos.

  • Weegee, "The Critic" (1942). © International Center of Photography. Collection Friedsam.

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Weegee et Alessandra Sanguinetti à la Fondation Henri Cartier-Bresson

 

Il a immortalisé la face cachée du New York de la Grande Dépression jusqu'à l’après-guerre, entre ses nuits animées, ses cadavres rencontrés au coin de rue et les criminels dans ses prisons. Weegee (1899-1968), de son vrai nom Ascher Fellig, s’est longtemps amusé du spectacle de la vie américaine sur laquelle il a posé son objectif acéré. Parallèlement à son exposition personnelle, la Fondation Henri Cartier-Bresson présente un projet de la photographe américaine Alessandra Sanguinetti, centré sur deux cousines que l'artiste a rencontrées dans sa jeunesse en Argentine puis suivies pendant plusieurs années.

 

“Weegee. L'autopsie du spectacle” et “Alessandra Sanguinetti. Les aventures de Guille et Belinda”, expositions jusqu'au 19 mai 2024 à la Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris 3e.

  • Inès Di Folco, "Fée verte" (2022). © Inès Di Folco Jemni.

  • Inès Di Folco, "La sieste" (2023). © Inès Di Folco Jemni.

  • Inès Di Folco, "Trois soeurs" (2020). © Inès Di Folco Jemni. Photo : Lucien Roux.

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La jeune peintre Inès di Folco Jemni aux Magasins généraux

 

À trente ans, Inès di Folco Jemni s’impose comme une étoile montante de la peinture, dont on a déjà pu croiser les œuvres au Frac Lorraine ou au MO.CO. Pour son exposition-résidence aux Magasins généraux, l’artiste française immerge les visiteurs dans son univers imprégné par les cultures qui traversent la mer Méditerranée et l’océan Atlantique, des mythes Yoruba au soufisme en passant par les légendes caribéennes. Une proposition intimiste ponctuée de rencontres, concerts et même d’ateliers cuisine.

 

“Inès di Folco Jemni. Le salon des songes”, exposition du 17 février au 7 avril 2024 aux Magasins généraux, Pantin.

  • Anne Le Troter. © Claire Dorn.

  • Carla Adra.

  • Morgan Courtois. © Aurélien Môle.

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L'avenir de l'art s'expose à la Collection Lambert

 

Incubateur de talents au nord-est de Paris, Poush accueille depuis 2020 des dizaines de jeunes artistes qui y développent mais aussi exposent leur pratique. Outre les événements organisés entre ses murs, la structure s’exporte à Avignon et présente à la Collection Lambert les œuvres d’une quarantaine de ses résidents. Parmi eux, on trouvera les toiles de Pol Taburet, les sculptures de Morgan Courtois, les installations d’Anne Le Troter ou encore les vidéos de Carla Adra, offrant un regard panoramique sur la scène artistique florissante de l’Hexagone.

 

“La Collection Lambert en Avignon invite POUSH. Revenir du présent, Regards croisés sur la scène actuelle”, du 10 février au 19 mai 2024 à la Collection Lambert, Avignon.