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14 Février

Theophilus London surprend avec un album créole

 

De retour avec un troisième album intitulé “Bebey”​, le rappeur américain Theophilus London propose un univers mélant hip-hop, synthpop et sonorités caribéennes. Affranchi du mentorat de Kanye West et du label Warner, le new-yorkais présente le premier opus produit par son propre label. 

Par Emma Naroumbo Armaing

“Bebey” (2020) de Theophilus London.

Veste en jeans et pantalon en cuir, le dandy new-yorkais troque son chapeau contre des tresses blondes et se déhanche au milieu de ce qui s’apparente être une fête de quartier dans son clip Bebey. Titre éponyme de son nouvel album, le clip déploie une esthétique rétro avec des images au grain épais puis opte pour le noir et blanc peu après. Le titre Bebey condense à lui seul la dynamique de l’album : une mélodie hip-hop, un groove assuré et des rythmes caribéens.

 

Ce troisième album singulier a été entièrement produit par My Bebey Records, le label créé par l’artiste. Theophilus London dévoile treize titres, dont huit d’entre eux sont des collaborations. De Kristian Hamilton, à Giggs, en passant par Ian Isiah, Lil Yachty et Raekwon, le rappeur américain construit son nouvel opus autour de titres exclusifs, remixes et reprises, telles que Only You de Steve Monite (1984), en collaboration avec le leader du groupe Tame Impala, ou Revenge avec Ariel Pink, inspiré de They All Run After the Carving Knife de New Musik.

 

Après le succès de Timez Are Weird These Days (2011), le rappeur de 28 ans aujourd’hui s’était bien entouré pour son deuxième album studio Vibes (2014), sur lequel Kanye West collabore à la production et pose sa voix sur le morceau Can’t Stop. “Kanye a apporté de l’honnêteté. Kanye a apporté Kanye”, confiait Theophilus London dans une interview exclusive pour Numéro. Outre les grands noms de la musique, c’est aux côtés de personnalités telles que Karl Lagerfeld que le dandy au chapeau avait fait son entrée dans le monde de la mode : une allure rock allant de pair avec sa nonchalance naturelle.

“Marchin'” de Theophilus London

Theophilus London pousse son expérimentation électronique encore un peu plus loin en y incorporant des éléments musicaux caribéens. Originaire de Trinité-et-Tobago, petit état des Caraïbes, il revient avec un album insolite, teinté d’influences créoles – le titre Marchin' retravaille les sonorités de manuba (caisse de bois avec lames en acier originaire de Cuba) et steelpan (tambour d'acer trinidadien) pour un rendu électronique bouillonnant. Une atmosphère chaude et sensuelle dont on ne se lasse pas. 

 

Album Bebey disponible depuis le 18 janvier.

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