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Numéro
16

Que nous réservent Les Rencontres de la photographie d'Arles cette année?

Photographie

Rendez-vous incontournable de la photographie en France et à l’étranger depuis leur création en 1970, les Rencontres d’Arles auront bien lieu en 2021, après leur annulation l’an passé. Du 4 juillet au 26 septembre prochains, une vingtaine d’expositions mettront en lumière dans la ville provençale l’histoire de la photographie autant que ses productions les plus contemporaines. 

  • Dana Scruggs, Nyadhour, Elevated, Vallée de la Mort, Californie, 2019; Exposition The New Black Vanguard

  • Nadine Ijewere, Sans titre, 2018; Exposition The New Black Vanguard

  • Rotimi Fani-Kayode, Sans titre, 1985; Exposition Masculinités

  • Sabine Weiss, Tolède, mendiant, 1950

  • Charlotte Perriand, Fernand Léger, Photomontage pour le pavillon du ministère de l'Agriculture, Exposition internationale des arts et techniques de la vie moderne, Paris, 1937

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C'est un événement incontournable de la photographie en France depuis cinq décennies. Les Rencontres de la photographie d’Arles, festival consacré au huitième art dans la ville provençale, avait face à la crise sanitaire malheureusement dû en 2020 annuler son édition. Mais suite à cette parenthèse, le festival revient cette année de plus belle. Du 4 juillet au 26 septembre, une vingtaine d’expositions pourront être découvertes aux quatre coin d'Arles et dans plusieurs lieux de la région associés au festival tels que le MuCEM, le FRAC PACA, la Collection Lambert ou encore le Centre photographique Marseille. La programmation y est aussi riche en quantité qu’en qualité. Fidèle à ses lignes directrices de programmation, les Rencontres d’Arles 2021 mettent aussi bien en lumière l’histoire de la photographie que ses productions les plus contemporaines. 

 

Dans cette nouvelle édition, les questions de genres et d’identités feront notamment l’objet d’une série d'expositions inédites. Reflétant les débats actuels et les évolutions sociales, l’exposition majeure “Masculinités – La libération par la photographie” étudie la manière dont la masculinité a été construite socialement par la représentation du corps masculin en photographie et en cinéma, des années 1960 jusqu’à aujourd’hui. Plus de 50 artistes sont rassemblés au sein de l’exposition, dont Laurie Anderson, Richard Avedon et Bas Jan Ader. Les questions de représentation et de politiques identitaires sont également au coeur de l’exposition “The New Black Vanguard”, qui célèbre le corps noir dans toutes ses diversités grâce à ses multiples représentations à travers les arts de la photographie, de l’art plastique et de la mode. On y retrouvera parmi elle le travail de Ruth Ossai, Stephen Tayo et Tyler Mitchell.

 

À l'Espace Van Gogh, l'une des plus grandes institutions artistiques de la ville, les visiteurs pourront aussi découvrir une exposition sur la thématique de la représentation et de l'identité, “Puisqu'il fallait tout repenser. Le pouvoir de l'art en période d'isolement“ qui mettra en avant le pouvoir du médium photographique à transformer notre vision du monde en temps de pandémie. Le lieu accueillera par ailleurs une exposition sur le fameux train de l'Orient-Express, qui retracera à partir d'une large collection de clichés l'histoire et la mythologie d'un des trains les plus représentés en photographie, en cinéma et en littérature. L'Espace Van Gogh présente aussi les prix du livre des Rencontres, qui récompensent trois catégories d’ouvrages : le prix du livre d’auteur, le prix du livre historique et le prix photo-texte, ainsi que le Dummy Book Award. Soutenu par la Fondation Luma, qui ouvre cette année les portes de son immense bâtiment signé Frank Gehry au grand public, ce prix dote un artiste émergent avec un budget de production de 25 000 euros pour la publication d'un livre encore jamais édité. 

 

Mais comme à son habitude, le festival arlésien s'emploie également à réexplorer l’histoire du médium photographique à travers ses plus importantes figures. Cette année, l'édition se démarque notamment par une exposition sur la photographie parfois méconnue de la célèbre designer française Charlotte Perriand (1903-1999), mise à l'honneur en 2019 par une rétrospective d'ampleur à la fondation Louis Vuitton. Montrées pour la première fois au grand public dans le Monoprix d'Arles, théâtre récurrent d'expositions lors des Rencontres, les archives de l'artiste réunissent une incroyable collection de photographies, tirages d’époque, négatifs, magazines découpés et photographies personnelles afin de mettre en lumière sa conception du monde et sa méthode de travail, notamment pour produire ses photomontages monumentaux. Un autre regard féminin particulièrement marquant au XXe siècle est celui de la photographe française Sabine Weiss, qui fête cette années ses 97 ans. À travers une rétrospective inédite du festival, présentée dans l’atmosphère solennelle de la chapelle du Museon Arlaten récemment restaurée, les visiteurs découvriront la grande diversité de son travail – du reportage, à l'illustration en passant par la mode, la publicité et les portraits d’artistes... –, dont le fil rouge est aussi bien la passion que la compassion de l'artiste pour l’être humain, connu ou étranger. 

 

 

Découvrez l'intégralité de la programmation des Rencontres de la photographie d'Arles 2021 sur le site du festival, qui aura lieu du 4 juillet au 26 septembre en Arles.