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11 Avril

La Orum Residence, l’ovni qui surplombe Los Angeles

 

Dominant Los Angeles, cette somptueuse villa offre une vue panoramique allant de Downtown à l’océan Pacifique, de Century City à Santa Monica. Un ovni signé de l’agence californienne SPF:architects.

Par Christian Simenc

Un ovni s’est posé au sommet d’une colline du quartier de Bel Air, à Los Angeles. Ou, plus précisément, une étrange villa en forme d’hélice d’avion à trois pales. La Orum Residence est la nouvelle demeure de la promoteure Duangpatra Bodiratnangkura, arrière-petite-fille du premier magnat de l’immobilier de Thaïlande, feu Nai Lert Sreshthaputa, active depuis plusieurs années dans la cité des Anges. Achevée l’an passée, après quatre ans de travaux, cette (spacieuse) villa – quelque 1 750 m2 – est l’œuvre de l’agence californienne SPF:architects, fondée en 1990 par le duo Zoltan Pali et Judit Fekete- Pali, et basée à Culver City, entre Downtown Los Angeles et Santa Monica.

 

 

Zoltan Pali dit avoir été “grandement influencé” par deux œuvres : celle de Craig Ellwood, architecte star de Los Angeles dans les années 50 et 60, et celle du maître d’œuvre italien Renzo Piano, en particulier pour la rigueur des détails.

 

 

Situé à une encablure du Getty Center, l’emplacement est assurément béni des dieux, avec une vue panoramique sur tout le bassin de Los Angeles. Et le cahier des charges, lui, était clair : “Notre cliente voulait une maison luxueuse pour une famille élargie et qui reçoit beaucoup,raconte Zoltan Pali. Elle souhaitait un lieu largement ouvert, lumineux et aéré et, en même temps, confortable.” D’où cette idée d’hélice d’avion à trois pales, laquelle, d’un point de vue programmatique, était la plus appropriée. “À l’origine, poursuit l’architecte, nous étions partis sur un plan en forme de croix qui créait quatre branches à angle droit, mais nous avons rapidement compris qu’un système à trois ‘ailes’ permettait d’abord à l’édifice de s’ouvrir d’une meilleure manière sur les différents points de vue, et ensuite de générer, entre ces ‘ailes’, des espaces extérieurs beaucoup plus intéressants et variés, tels qu’une cour d’entrée, une cour dévolue au divertissement, avec la piscine extérieure, et une cour familiale, plus tranquille.

Résultat : une villa qui se déploie sur trois niveaux. Au sous-sol, on trouve un cinéma, une salle de gym, un spa, un sauna et une cuisine de service, sans oublier une cave assez grande pour accueillir quelque... 1 000 bouteilles. Au rez-de-chaussée, hormis un vaste garage : le hall d’entrée, le séjour, le salon, la salle à manger et la cuisine principale. À l’étage enfin : les chambres – des propriétaires, des enfants et des invités –, ainsi qu’une ribambelle de salles de bains et de dressings. À cela s’ajoute, à demi enterrée, une entité baptisée The Cube, maison d’hôte attenante destinée à la famille ou au personnel, pouvant fonctionner en autonomie complète.

 

Pour imaginer ce projet, Zoltan Pali dit avoir été “grandement influencé” par deux œuvres : celle de Craig Ellwood, architecte star de Los Angeles dans les années 50 et 60, auteur d’emblématiques villas modernistes ; et celle, plus contemporaine, du maître d’œuvre italien Renzo Piano, en particulier pour la rigueur des détails.

La Orum Residence repose ainsi sur une structure entièrement en acier, avec des murs intérieurs en bois ou en marbre. Les sols sont en pierre ou en parquet et tous les placards faits de bois. La façade, elle, se compose d’une myriade de parois vitrées et autres panneaux en aluminium. Le travail sur la lumière naturelle fut d’ailleurs un point crucial : “Les ailes sont étroites, pas plus de huit mètres de largeur, et vitrées de chaque côté du sol au plafond, si bien que l’espace est abondamment lumineux,souligne Zoltan Pali. En outre, au-dessus du ‘nœud’ central à partir duquel chaque aile irradie et où l’on trouve l’escalier qui dessert tous les niveaux, nous avons installé un grand puits de lumière qui apporte justement la lumière naturelle jusqu’au cœur de la construction.” À dessein, le système de parois de verre est des plus sophistiqués. Il se compose, en effet, de cinq différentes largeurs de vitres et de quatre différentes qualités de verre – réfléchissant, opaque, translucide ou transparent, mais captant tous les UV –, ce qui a permis de créer une façade étonnamment variée et visuellement changeante au cours de la journée.

 

Le lien est on ne peut plus fort avec le paysage alentour, et la volonté de privilégier les vues a été honorée. L’aile nord s’ouvre ainsi sur Downtown Los Angeles et l’aile sud-est vers Century City. L’aile sud-ouest, elle, regarde en direction du Getty Center, puis, au-delà, vers Santa Monica. Depuis le balcon filant du premier étage, le regard glisse quasiment sans aucun obstacle jusqu’à l’océan Pacifique.

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