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Numéro
06

César 2020: 5 documentaires en compétition

Cinéma

Les catégories secondaires des César recèlent de petits bijoux cinématographiques, moins connus que “J’accuse” ou “Les Misérables”, car malheureusement peu diffusés en salle. Découvrez les films nommés pour le meilleur documentaire de la 45e édition (si controversée) des César.

“68, Mon Père et les Clous” de Samuel Bigiaoui

1. 68, Mon Père et les Clous de Samuel Bigiaoui

 

Derrière le comptoir de sa quincaillerie en plein cœur du Quartier Latin, Jean échange des clous, des pensées et des souvenirs avec des clients fidèles. Dans son film 68, Mon Père et les Clous, le réalisateur Samuel Bigiaoui nous montre le quotidien de son père, un intellectuel devenu patron d’un magasin d’outillage. Portrait touchant et hommage d'un fils à son père, ce documentaire capte aussi la vie d'un quartier autour d'une boutique de bricolage devenu le point de rendez-vous d'une population vieillissante. 

“Lourdes” de Thierry Demaizières et Alban Terulai

2. Lourdes de Thierry Demaizière et Alban Teurlai

 

Chaque année, des millions de fidèles se retrouvent à l’entrée de la grotte mythique de la Vierge Marie à Lourdes. Des ultra catholiques aux malades : Thierry Demaizière et Alban Teurlai ont suivi le chemin de ces pèlerins à la recherche de guérison, espérant parfois qu'un miracle survienne.

 

Lourdes est disponible en intégralité sur la plateforme myCanal.

“Wonder Boy, Olivier Rousteing, né sous X” de Anissa Bonnefont

3. Wonder Boy Olivier Rousteing, né sous X de Anissa Bonnefont

 

Wonder Boy revient sur le destin incroyable d’un géant de la mode. Créateur de génie, directeur artistique de la maison Balmain, l’ascension fulgurante d’Olivier Rousteing est bien connue. Son origine l’est beaucoup moins. Sous l’œil bienveillant d’Anissa Bonnefont, le créateur d’origine bordelaise part à la recherche de ses parents biologiques. Dans une interview exclusive accordée à Numéro, Olivier Rousteing confiait que l’objectif de ce documentaire est de porter un message d’espoir : “La France est un pays de rêve, où un destin comme le mien est possible, d’où le titre du film, Wonder Boy. Je suis né de parents africains, et je fais partie de la nouvelle France.”

“La Cordillère des Songes” de Patricio Guzmán

4. La Cordillère des songes de Patricio Guzmán

 

Œil d’or du meilleur documentaire à Cannes l'an dernier (ex-aequo avec Pour Sama de Waad al-Kateab et Edward Watts), La Cordillères des songes (2019) fait résonner souvenirs, réflexions politiques et paysages vertigineux. Son réalisateur, le chilien Patricio Guzmán se positionne en témoin d'une époque, et dresse le portrait de son pays sous les régimes successifs de Salvador Allende et d’Augusto Pinochet. Après Nostalgie de la Lumière (2010) et Le Bouton du Nacre (2015), dans lesquels Patricio Guzmán traite des changements environnementaux et de la disparition des peuples autochtones au Chili, ce troisième volet documentaire sur le Chili aborde les thématiques de la mémoire et l’oubli.

“M” de Yolande Zauberman

5. M de Yolande Zauberman

 

“Petit, on m’a fait payer très cher ma beauté”, explique Menahem Lang, de retour à Tel-Aviv après des années d’absence. Primé au Festival de Film de Locarno, M (2019) raconte l'enfance d'un homme dans une communauté juive ultra-orthodoxe où il a été abusé par certains hommes de son entourage. Repéré par Yolande Zauberman alors qu'il jouait dans un court-métrage amateur, Menahem Lang a marqué la cinéaste qui a décidé de le filmer pendant plusieurs nuits en Israël. Un témoignage bouleversant tout en force et en pudeur.