Les actrices Léa Seydoux, Ana Girardot ou encore Diane Kruger ont posé devant l’objectif de Sylvia Galmot. Sous le regard bienveillant de cette autododacte passionnée, les femmes se dévoilent avec assurance et naturel. L’artiste immortalise ces instants intimes où les modèles acceptent de se livrer et signe de véritables "portraits d’identité" au plus près de la vérité émotionnelle. "Je suis passionnée par les visages et les émotions qui s’en dégagent. À travers un regard, je peux capter toute la profondeur de l’être que j’ai en face de moi. Il suffit que le modèle se sente en confiance", explique-t-elle.

 

Les références cinématographiques sont évoquées à travers des reconstitutions d’œuvres du septième art autour desquelles elle recrée un univers troublant et très personnel. Sylvia Galmot invite ses modèles dans des scènes mythiques de films cultes : le spectateur y découvre une nouvelle Brigitte Bardot, contemporaine et lascive, allongée dans un lit comme dans Le mépris de Jean-Luc Godard réalisé en 1963, ou encore la charismatique Charlotte Rampling revisitée de Portier de nuit, le chef-d'œuvre de Liliana Cavani réalisé en 1974.

 

La photographe aborde son métier avec précision et humilité : "On peut faire une très belle photo sans aucun moyen. Cela oblige à avoir un regard plus exigeant : ma sensibilité est devenue ma force principale." Une sensibilité qui l'amène à s'investir dans des projets aussi divers que les expositions, la publicité ou l'édition.

 

L’exposition est à découvrir du 1er au 30 novembre à la Galerie Catherine Houard, 15, rue Saint-Benoît, Paris VI.